‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 18 sur 224 · PROJET DE PORT A NICE · texte numérisé non relu

PROJET DE PORT A NICE

I sarvenoit d'aUleurs quelques changements relatifs aux iol^rètfi de Sa Majesté à la cour de Turin, on enverra au sieuv.l mHTcpiÎB des Issaris de nouveaux ordres, suivant que les coa»^ joDctures el les événements pourront l'exiger.

Fait k VarMillts. I« là juin 1151.

D« BARtlIIlK.

lOIRS PÛi:R servis D C(STBCCTI0N Atl SIEOB 1 yOia DB U%LÉAX DES ISSARTS, ALLAIT A TDRPI BS QUALITÉ d'aM- ] 'lîM APECa DK SA JtAJESTÉ AUPRES OC HOt DE SABDAIGNE.

Aff. Étr., Coït. Tarin, jol. CCXX. fol. Iftî.

n est à propos que le sieur marquis des Issarts soit instrait des notions qu'on a eues du caractère du chevalier Ussorio, ee ministre étant celui avec lequel on croit que l'ambassadeur da Roi pourra trailor avec plus de succès.

C'est UQ homme d'esprit. inUct pour la droiture el la probité. Il n'est porté d'incliDation ni pour la cour de Vienne, ni pour celle d'Espagne, ni pour les Génois. Il n'en est pas ainsi i l'égard des Aoglois: mais le goût qu'il peut avoir contracté pour une nation chez laquelle il a joui d'une grande considération pendant le séjour qu'il y a fait, n'empêche pas qu'il n'ait adopté les sentiments du sieur marquis d'Urméa par rapport à la France, qu'il regarde comme l'alliée la plus utile que. le Roi de Sardaigne puisse avoir. Il esl foil éclairé sur les intérêts de son maître, fort jaloux de son indépendance et de sa gloire. Il pouss>- ses sentiments à cet égard, au point d'être quelquefois pointilleux et dîfQcultueux ; et cette connoissancc doit porter le sieur marquis des Issarts à des ménagements et à une attention particulière pour éviter tout reproche et tout bidme qui pourroieut le blesser par un endroit aussi sensible, ^^sieur marquis des Issarts ne doit regarder ce qu'on vient

♦fl LE MARQUIS DES ISSARTS, 17B3-17B3.

de dire au sujet du sieur chevalier Ossorio que comme une esquisse, et Sa Majesté compte qu'il achèvera le tableau et le perfectionnera.

L'ambassadeur du Roi aura toutes sortes d'attentions et d'égards pour le duc de Savoie; on dit que ce Prince a paru Hre fort mécontent des Autrichiens et avoir beaucoup de penchant pour la France, Le sieur marquis des Issarts aura soin de l'entretenir dans ces bonnes dispositions, en observant néanmoins toujours par ]ui-mème si les sentiments de ce Prince sont tels qu'on les a dépeints.

On joint ici un mémoire sur différents objets qui mi^ritent l'attention de l'ambassadeur du Roi. Sa Majesté attend du zèle et de l'intelligence du sieur marquis des Issarts, qu'il lui donnera sur tous ces points, les éclaircissements convenables au bien de son service.

On joint encore ici un mémoire au sujet d'une alfaire qui intéresse le sieur marquis d'Ilaraucourt. Le Roi trouve bon que le sieur marquis des Issarts sollicite cette affaire à la cour de Turin, et qu'il fasse à cet égard toutes les démarches qu'il jugera convenables.

Faii ï Veratûlle», le tS jui

ISigné :]

■ fiAHBERIE.

SECOMU SUPPLÉMENT AUX I^STHrCTI0^S DU SIECR MAKQl'l:> AMBASSAOeUH DU ROt A Tl^KIN

Aff. Éir,. Corr. Turb,<"l. CCXX, fol. m.

Le 15 juin 1752.

Le prince de Monaco' ayant Lri's humblement supplié Sa Majesté, de vouloir bien lui accorder sa protection à la cour

bPait i V«raùlles. l

aiHoinK ioTHT j

[Signé :]

rHLCTIONS DE a. LB MARQUIS DES I

Aff. Etp.. CkiiT. Turin. «ol.CCXX, fol. IW.

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