‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 27 sur 224 · RENVERSEMENT DES ALLIANCES DE 17IJ · texte numérisé non relu

RENVERSEMENT DES ALLIANCES DE 17IJ

Majesté de vouloir bieo lui accorder sa prolectioii h la cour de TurtD, pour les aHniriBs qu'il pourroît avoir 6 dëmMer avec celle Cour, le Roi trouve bon que le sieur chevalier de Cliauvelin fasse les démarches convenables pour favoriser le prince de Monaco, dans toutes les occasions qui se présenteront, et pour faire connoitre â Sa Majesté Sarde et à ses ministres, la protection et bienveillance particulière dont Sa Majesté veut bieu honorer M. le Prince di- Monaco, et qu'elle a toujours accordées à sos prédécesseurs.

On joint ici quatre mémoires', savoir : un pour le sieur marquis d'Uaraucourt, ou pour le sieur comte d'Auberjon de Harinais, et, pour le sieur comte de Wattevillc. Le Roi approuve également que le sieur chevalier de Chauvelin accorde sa protection et ses bons offices, h des personnes si recommanda blés par leur naissance, et qui sont, de tous les temps, attachés au service de Sa Majesté.

L'ambassadeur du Roi pourra aussi accorder sa protection au sieur Gaucher, dont onjoiut ici le mémoire.

F«ii à Vorwille». la 9" septembre 1753.

(Signio

De BAnetRiK.

Le trait<^ de Versailles (1" mai 1756), qui rapprocha Louis XV de Uarle-Ttiérèse, eut pour conséquence de " réduire à l'inaclion et 4 l'inutilité '', une puissance placée comme la Sardaigne entre la France et l'Autriche, et dont loule la politique consistait à spéculer sur leur rivoJité.

A partir de cette époque jusqu'à la Révolution française, l'alliaoce sarde devient inutile pour la France et l'idée eu est délaissée à Versailles. Dans l'histoire des relations des cours de France et de Piémont, l'année ITSfî constitue une date mémorable. L'ambassade de Tarin perd dès lors une grande partie de son intérêt et devient en quelque sorte un simple poste d'observation. Pendant toute la durée de la guerre de sept ans, Charles- Emmanuel dut se contenter de garder la neutralité.

I. C«i mémolrei sont relalifs 1 Aet BCTaîres panicutièrfs ini a*t*» éuamirét dans cet article de l'IiiiliacUon. L Ch&nTeliD i Rotùlli!. ? juin 1756.

les perii

LE MARQUIS DE CHAUVELIN, 1753-I7fi5.

Deux négocialions assez importantes occupèrent toutefois le marquis de CbauTelîn pendant les deroiëres années de son ambassade.

La première eut pour objet de terminer plusieurs différends relatifs aux fruntiËres des deux États. En 1759, Chauvelin vint passer plusieurs mois en congé en France. Au moment où il rejoi^it son poste, les instructions suivantes lui furent données par le duc de Choîseul- Stainville, ministre des Affaires Étrangères, en vue de conclure nne conveation de limites avec la Sardaigne*.

H^oine POUR SERVIR d'instrcctio» Ad siecn haaquis db chauvelin, LIECTENANT liËNÉRAL DES ARMÉES Di; ROI, CBA»D-CROIX DB l'ordre DK SAINT-LOUIS, KETOURHANT A TURIM POUR T REPREKDBE LES FOHCnaNS d'ambassadeur de sa majesté auprès DL~ ROI DE SABDAIGKe.

AIT. Kir.. Corr. Turin. toI. CCXXXI, M. 865.

VereaiUes, 11 octobre 1759.

Le Roi et le roi de Sardaîgne. anîmiîs du désir réciproqne d'entretenir et de perpétuer enire Leurs Majestés et leurs États, la plus parfaite correspondance el l'union la plus sincère, ont jugé (juc, pour remplir cet objet, il étoit absolument nécessaire de faire cesser les discussions trop fréquentes, qui se sont élevées, surtout depuis quelque temps, entre les habitants des deux frontij^res, au sujet de leurs prétentions respectives, el qui ont occasionné des voies de fait, qu'il est important de prévenir pour la suite.

Dans cette vue, le Roi et le roi de Sardaigne sont convenus de terminer à l'amiable, par un accommodemenl général eA définitif, toutes les difficultés et altercations nées ou & naître sur ia position et l'étendue des limites des deux Etats, et leurs ministres ont, en conséquence, entamé une négociation dont on doit se promettre le plus heureux succès par l'activité et la bonne foi qu'on y apporte de part et d'autre.

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