LE DIX CHARLES III
Bnwcon fnl envoyé vers les princes de la Lombardîe pour tâcher de les unir dans une ligue contre le roi catholique. En l6iT, il séjourna à plusieurs reprises à la cour de Mantoue, et obtint de la duchesse régente certaines facilités pour les armées Trançaîses qui opéraient contre le Milanais '. Mais, il ne put la ilécider à embrasser ouvertement, comme le duc de Modènc, le parti de la France.
Le traita de Munster conlirma les arrangements conclus à Oherasco en 1631, et proclama à nouveau, pour la couronna i de France, l'obligation de payer au duc de Mantoue, à l'acquit I du dac de Savoie, la somme de quatre cent quatre- vin gt-qualorie raille écus. roprésentanl en capital la valeur des terres qui avaient Hé distraites du Montferrat. L'entente n'avait pa s'établir encore au sujet de ce versement. La maison de . Mintoiie notamment soulevait mille difficultés, sentant bien j ipx, du jour où elle aurait toucht.' cette indemnité , elle j démit mettre un terme aux protestations qu'elle n'avait pasi oosj de formuler contre le démembrement du Montferrat. 1 &ilre temps, le jeune duc avait été proclamé majeur. Son édu- , caticin l'avait éloigné de la France. Le mariage qu'il contractai tn 1649 avec l'archiduchesse Isabelle-Claire d'Autriche, ne put 1 ■pu rendre see dispositions encore plus hostiles. Au dire d'un 1 contemporain qui résida en 1653 à la cour de Mantoue. le duc 1 Qisrles 111 était un prince " fort bien fait de sa personne et qui " «M eu beaucoup d'esprit, s'il avait voulu s'appliquer aux " choses sérieuses ». El le m^me témoin ajoute : « il se ' décharge absolument de toutes ses affaires sur le marquis . " délia VaP... qui passe pour désintéresst*, mais superbe, vain, "Jaloux de son autorité, méfiant, et fort ambitieux, voulant ' 'oui faire de son propre sens... généralement mal voulu des " Boires, et particulièremenl de la duchesse-mère qu'il a entiè- " ''ement éloignée du maniement des affaires '... 'i
Pen'danl les troubles de la Fronde, le parti espagnol releva '* t*tt en Italie et s'efforça d'accréditer l'opinion que la France,
'• Hhaoirti tir da fUttit- Besançon, p. 211*. *■ I* non »'êeri»«it «uwi dalla Vattt.
El dr du l'Unit- Deiaiiçon, p. 3111. 356.