ALIENATION DES DOMAINES EN FRANCE
nées, que remonte l'aliénation des principaux biens que les Gonzague-Nevers possédaient en France. Les dettes considérables contractées par le dnc Charles 1" pour soutenir la guerre de la succession de Mantoue, les importantes sommes qu'il avait fallu distraire de l'héritage en faveur des deux princesses Anne' et Marie-Louise", enfin la déplorable administration de ce^ princes inconscients des réalités de la vie et toujours absent;^ de leurs domaines, avaient eu pour conséquence d'obérer lour — ' dément les biens de la maison. Certains ont même aftirm* que la duchesse de Mantoue, mère du duc Charles III, qu exerça la régence pendant la longue minorité de son fii» „ >i n'avait pas été fâchée de cette dissipation, parce qu'étaik.1 >< d'inclination fort espagnole, elle était bien aise de laisses •c détruire un intérêt qui tenait encore sa maison attachée à l «i « France* ». De 1659 à 1663, les duchés de Nevers, de Mayema.« et de Rethel durent Cire mis en vente. Le cardinal Mazarin e»i fit l'acquisition, et constitua avec ces importantes seigneuries des établissements princiers pour ses nièces et neveux. A la suite de ces aliénations, tes Gonzague ne possédèrent plus en France que la principauté de Charleville.
Le duc Charles III mourut subitement le 14 aoftl 1665. Son Sis, Agé de treize ans, lui succéda sous la tutelle de l'archiduchesse Isabelle-Claire. Cette nouvelle situation causa d'assez vives préoccupations à la cour de France. Le duc défunt n'éta»' pas pour Louis XIV un allié bien hdèle. Il avait même coïi- Iracté des engagements qui le liaient à l'Espagne et recevait d'elle cinquante mille écus par an pour l'entretien de 1* garnison de l^asal*. Cependant, il avait toujours évité <|iib les Allemands ou les Espagnols prissent effectivement possession de la capitale du Montferrat. N'élait-il pas à craindre q\3^
1. Aune de Uoniigue. ro&riée «a 1845 h Edouard d« BaTiire, prince paluia <'" Rhin. Celte princesse recat & ia cour de France où etU u Bt connoIU'e ioa» '" Dûm de Princestt Palatint. Baasuet lui > consicré une de lei plus cilébT** oraifons fimibreg.
2. Marie-Louisa deOoniagae, mariie : )• an 1615, i VUdiilaï-Siglsmond, roi t*" PalogDï; S'en ISiS, i Jean-Caiimir, roi de Pologne.