‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 68 sur 224 · LOUIS XIV ET LE DUC CHARLES HI · texte numérisé non relu

LOUIS XIV ET LE DUC CHARLES HI

H moder, puisque vous continuez h demander la mCme chose, N que vous savez que ladite maison a toujours constamment u refusée depuis plus de trente ans, cl qu'elle a même eu le " bonheur de faire approuver ses raisons par les principales ^ Puissances de la chréticaté aux traités de Quérasque, de « H&Qsicr et des Pyrénées. J'ai peine à croire que ceux qui « was ont donné ce conseil de rompre une affaire que je pen- " siis avoir portée îi sa conclusion et entièrement îi voire II uvuDtago, aient fait en cela votre service'. »

Duraut toute cette période, les relations des deux cours (htcdI empreintes d'une certaine froideur. L'Italie demeurait à h même époque, en dehors des complications européennes. L'Espagne et l'Empire épiaient, d'autre part, avec un soin jaloux, l'action exercée par la France & Mantoue. Eniin, les princes de !a Lombardie soulevèrent alors d'irritantes questions d'étiquette & l'égard des ambassadeurs du Roi. Pour ces divers motifs, Louis XIV crut devoir s'abstenir de 1639 à 167'J, d'entretenir un résident à demeure auprès du duc de Mantouc. Lu ambassadeurs du Roi à Venise furent chargés d'y suppléer. Presque toutes les instructions des représentants de Louis XIV auprès de la République pendant ces m^mes années, renferoeat (fimportantes prescriptions concernant la maison de Gonzague. Pierre de Bonzi, évèque de Béziers, qui fut accrédité ai 1662 près le Sénat, eut ordre notamment d'insister auprès dodac de Mantoue en vue de l'amener à accepter l'arbitrage delà France et de l'Espagne pour terminer ses difTérends avec la nuison de Savoie. Usant des bons offices de l'empereur et iTaecord avec la république de Venise, le duc Charles congédia, 'Ws celte même époque, les derniers soldats de la garnison Tfoilienne qui avait 6lé installée dans sa capitale, h la suite d'une entente entre les Puissances, peu après la conclusion iu traités de Gherasco. L'évoque de Béziers fut chargé de "mander des explications au sujet de cette atteinte portée au

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gvo.

C'est également aux années qui suivirent la paix des Pyré-

e Mantoue, 22 juin 1060. Aff, Èlt., Corr, Manlone, l. IX,

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