SCÈNE V
LUCIEN
Quelle erreur, mère! Les militaires vlvect bien plus longtemps que les autres. Le grand air, l'exercice. Il n'y a pas de meilleure hygiène t
MADAME SOI1BERT, » André «t Gebrulla.
L'en tendez-vous ?
LUCIEN
La plupart des généraux que je connais ont plus de
soixante ans.
MADAME ItOKBBRf.
Ah 1 Je sais bien que l'on n'aura jamais le dernier mot avec toi.
AHDai.
Ne le grondes pas pour le premier jour, et laissezmoi le remercier de sa lettre et de l'envoi qu'elle contient, (u lui montre i» fleur.) L'aimable et touchante idée
que tu as eue làl (nnnli main de Lucien.) LUQUH.
Ce tait au combat du 8 mai, par une splendide matinée d'Afrique, au milieu du bruit de la fusillade, des nuages de fumée et de tout le tumulte d'une bataille : j'aperçus à quelque distance, sur le sol aride, cette petite fleur, Tenue là je ne sais comment, mais al fraîche, si joyeusement épanouie aux rayons du soleil levant, qu'elle me rappela tont à coup notre douce France, et que je ne pus m'empêcher d'aller la cueillir pour te l'envoyer. Elle doit être bien fanée, ma pauvre fleur ! (Antre ii loi montre.) Tiens, elle sent encore bon I
PIERRE, entrant, h madame Norbert.
Madame, on apporte des malles, des caisses.
Ce sont mes bagages! Je vais...
■■■. ,GoogIe
ANDRÉ
Reste!... Ce soin me regarde! tu *<>"-)