‹ Saynétes et comédiesChapitre 191 sur 294 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

comme avocat. N'est-ce pas mol qui a plaidé pour Estherï... Tu sais, la célèbre Esther, qui a jeté la discorde dans un ménage modèle.

JBAHNB.

Et tous plaidiez pour cette femme; fi, monsieur!

H11IME.

La profession d'avocat a de pénibles exigences.

JEANNE

C'est ce vilain procès qui vous a obligé, un mois après notre mariage, à aller à Orléans, à me quitter durant trois grands jours... Allezt je m'ennuyais bien pendant votre absence. Mon unique ressource était de vous écrire tous les jours... Et sais-tu où je Taisais ma correspondance? Dans ton cabinet de travail, au milieu de tes meubles, de tes livres, des mille objets qui te sont familiers et qui tous me rappelaient l'absent. (hbiId* lu prend ii bmib.) Devine ce que j'ai trouvé dans l'un des tiroirs de ton bureau.

Betnl... Tu fouillais dans me» tlrolrsT

JEANNE

M'en al-je pas le droit, monsiearT

MÀXIHE.

Si fait, chère amie, si fait!... [teoM.) Qu'as-tu trouvé!

JE AH H 8

Le bouquet de violettes de Parme que vous m'avez demandé a la soirée de notre contrat.

M À HI ME, mtaté, I put.

Oufl (bm.) M'en veux-tu beaucoup de l'avoir gardéT

JEANNE

.Non. C'est ce jour-là que tu m'as donné mon joli porte-monnaie, — que j'aime tant!

,,GooyIe

MAXIME

Chère Jeanne! (a par t.) N'Importe, à l'avenir je fermerai mes tiroirs.

JEANNE

Écoute... On rit dans le salon voisin... C'est le corps

de ballet... [En h penchant du «Ole de la perla ô> commiralealion.

aile BTise 1g non da la aemu-e at y appliqua hou regard.) Mais Oïl peut

voir...

MAXIME

Jeanne!... veux-tu bien te rasseoir?... C'est très- Indiscret ce que tu fais làt

JEANNE, reg«r.1iuit toujours.

Crois-tuî la belle personne!

MAXIM?, ae l«ant rlTamaoI.

Où cela?

JEANNE, a-adoaum a la potta.

Eh bien! monsieur, voilà que vous voulez regarder aussi, maintenant que vous savez qu'il y a une jolie femme!

MAXIME, ae nuaejtnL

Mon Dieu, que tu es enfant! je te demande ce que peut me faire la vue d'une jolie femme, à moi, un homme marié.

Ta... ta... ta... Mathilde m'assurait, hier encore, que messieurs les maris remarquent très-bien...

MAXIME

Votre Mathilde n'a pas le «eus commun.

JEANNE, regardant da nouveau.

Tiensl voilà qu'elle tire la moustache d'un grand jeune homme blond.

JEANNE, regardant lonjowi.

Me voilà, mon ami, me voilà, (jsiam un «f aeioandaio.) Ali!

MAXIME, h nUTinL

Qu'est-ce que c'est encore?

JEANNE

C'est... figure-toi... Oh I nonl je n'ose pas.

MAXIME

Comment I... je Veux Savoir... (il rtfarJ* par H troo d* la

JEANNE, ou public, [loDÏiantieUeineul.

Ils se sont embrasses... positivement.

MAXIME

Mais je ne vois rien, moi. lu regarde an»**.)

JEANNE, a pan.

Cela ne pouvait pas durer toujours.

MAÏIME, A parL

Diable! Camille!

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