scène xii
C'est une blanche main qui se pose, cousine, Comme un oiseau privé, sur une main voisine.
CLÉANTHIS, «mas.
Cléonl
CLÉOH.
Cest n'être qu'un alors que l'on est deux.
C'est connaître Ici-bas la volupté des dieux.
Moment de allant». Nouveau dËiaspotr de CrallDui. CLÉÂNTHIS,
Les veuves, dlsais-tu, coupent ieur chevelure. En signe de douleur?
CLÉOK.
Sans doute et je t'adjure, Cléanthis, d'Imiter cet usage pieux.
Sache bien qu'une épouse honore encore mieux Les mânes d'un mari, quand, au lieu de sa vie, C'est sa propre beauté qu'elle lui sacrifie.
CLÉAMTHIS, soupir» nt.
On pareil sacrifice est peut-être plus grand.
CLÉOK.
Mais j'allais oublier un détail important :
En ces funèbres jours, j'ai vu bien des matrones,
Dans Éptaèse, et je dis des plus hautes personnes,
Qui, pour concilier le soin de leur beauté
Et leur devoir envers un époux regretté,
Ne sacrifiaient pas toute leur chevelure.
CLâANTHIS.
La mienue était, hélas! mon unique parure.
CLÉOH.
Croîs-moi donc, et, suivant des exemples nombreux, Demain, livre aux ciseaux tes blonds et doux cheveux;
t04 LA MATRONE O'ÉPHÈSE.
... Mais n'en laisse enlever qu'une boucle légère.
Une petite boucle et prise par derrière;
En fait d'offrande, tout est dans l'intention.
CLÉAHTHIS.
Peut-être as-tu raison.
CRAÏIHOS, * pari.
Abomination 1
BLÉOI.
Laisse-mol donc l'espoir, s'il faut que je te quitte...
CLÉAHTHIS.
Me quitter!
CLlOI.
le le dois.
clé an t aïs.
Pourquoi partir si vite?
Le sablier...
Rio lai munira la tablier.
CLBOH.
Promets-moi de ne pas mourir.
CRATIHUS, à put.
S'il reste plus longtemps, elle va me trahir.
CLÉAHTHIS.
Et mon serment?
CLEO H.
Enc^rl
CKATISUS, a part.
Tâchons d'avancer l'heure Où ce maudit cousin quittera ma demeure.
n aflu la isbUor «t la lalno Mnbat par tarra.
Malheur i
Bi,,GoogIe
GLÉOH.
Quel est ce bruit?
CLÊAHTHIS.
-dieux lie sablier Vient d'être renversé.
CLÊOK.
Mtràele singulier!
CLÊAHTHIS.
Qui nous défend, lorsque le destin nous rassemble, De compter les instants que nous passons ensemble.
CLÉOH.
Comme toi, je voudrais prolonger l'entretien.
CLÊAHTHIS.
Reste alors; ta présence, ami, me fait du bien.
CLÉOH.
Je reste, Gléantbis, si telle est ton envie; Mais sache cependant que je risque ma vie.
CLÊAHTHIS.
Que veux-tu dire? Parle.
CLÉOH.
Un brigand redouté.
La célèbre Lycas...
CLÊAHTHIS.
Vient d'être exécuté.
Quand j'entrais dans Éphèse on criait sa sentence; Le c rieur ajoutait même qu'à la potence Le lieutenant de garde à son tour serait mis, SI Lycas s'échappait, sauvé par ses amis.
CLÉOH.
Et connais-tu le nom du lieutenant de gardo
. Gooylc
4M LA MATRONE DtfPHÈSE.
Qui, depuis ce matin, pour ce bandit, hasards Ainsi sa tète?
CLÉANTH1S.
Non.
CLÉOS.
Ce lieutenant, c'est moi.
CLÉANTHIS, éiiouinnWo.
Toi, Cléon. Dieux puissants ! Toi!
CLÉOH.
Calme ton eflrol.
CLÉAHTHIS.
Si quelqu'un enlevait Lycas en ton absence,
CLfiOfl.
L'événement n'est pas sans quelque vraisemblance.
CLÉAHTHIS.
ciel I
CLÉOH.
Mes soldats sont des Scythes, tous fervents Disciples de Bacchus. Avec de pareils gens, L'on ne répond de rien.
CBATINCS, à put.
Oul-dal
CLÉQN.
Que les complices De Lycas, des bandits féconds en artifices, Soupçonnent leur penchant...
: . : . C.OOylc