SCÈNE VII
MADAME DE BEAU56ANT
Tous êtes injuste : ne savez vous pas que nos âmes sympathisent ? ■
ÏANCfiÈDË, unipiiiut, s pari.
Voilà deux mois que nos âmes sympathisent.
MADAME DE BEAUSËANÏ.
Qu'une amitié fraternelle existe entre nous, que Je suis votre sœurî
TANCRÈDE
Tous êtes ma sœur, sans doute...
MADAME DE BEAUSEAItT.
Eh bien?...
TANCRÈDE
Eh bien , cette amitié , quelque précieuse qu'elle soit, devient insuffisante. ( u tomba a« («wi u nadnt a»
MADAME DE BEÀUSÉANT, effrayée et » Uyrat.
ReleveZ-VOUS, monsieur... (Jean peu» k faueis « TOli T.n- Bride- il laie 1M brni au clal, peuiie uns eielainaUon, M dUparalt. } TAKCRÈDE.
Jamais I
M AD À HE DE BEAUSËAIfT.
Comment I jamais?
TANCRÈDE, & part.
Je ne sais plus ce que je dis, ma parole d'honneur!
MADAME DE BEÀUSÉANT.
Relevez-vous, ou vous m'obligerez & vous Interdire désormais... (sue pute » iouo».}
TANCRÈDB, ta laiant.
N'ajoutez rien de plus, madame, je n'insiste pas... Je vous aimais, vous repoussez mon amour, il suffît, n'en
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parlons plus. Je donnerai suite a une résolution désespérée.
MADAME DE BEACSÉANT, iaquièw.
Que voulez-vous dire?
TAftCRÈDE.
La semaine prochaine, je quitterai cette ville et je retournerai au dépôt, pour former des recrues.
MADAME DE BEAUSÉANT, tpvl.
Et ma comédie... (mut. ) C'est impossible !
TARCKÈDl.
Cest l'exacte vérité, madame. Aussi bien ce départ devient nécessaire. Je ne puis vivre à vos cotés sans vous aimer, je ne puis vous aimer sans vous le dire, et, puisque vous condamnez mon amour au silence...
HADAME DE BEADSÉiNT, adoucis.
Voyons, monsieur Tancrède, soyez raisonnable, restons bons amis et surtout ne me parlez plus de ce vilain départ.
TANCRÈDE, A put.
La menace a porté. (Haut } Ce départ est maintenant décidé avec mon colonel.
MADAME DS BBAUSÉAHT.
Encore!
TAigiEDE,
Et je ne saurais revenir sur ma propre demande sans compromettre mon avancement.
MADAME DE BEAUSÉANT
Vous ne compromettrez rien du tout, monsieur; vous irez trouver votre colonel, qui est Un charmant homme,
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