SCÈNE III
MADAME DERRAY, AMÉLIE.
MADAME DEBRAT.
Et maintenant, veui-tu savoir ce que j'ai contre M. Maurice?
AMÉLIE
J'allais vous le demander.
MADAME DEBHAT.
Eh bien, j'ai... qu'il n'a pas l'air assez satisfait de t'épouser.
AMÉLIE
Par exemple 1
MADAME nEBKAT.
Comment! on lui donne une charmante femme, et ce monsieur ne parait pas seulement s'en apercevoir. Parlez-mot du général, voilà un homme heureux ds
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Il* LA PEUR DO MARIAGE.
l'avoir pour fille, et qui ne Tait pas de cérémonies avec son bonheur. Mais monsieur son fils! Tlensl il m'agace avec ses airs compassés, avec sa conversation... météorologique.
AMÉLIE
Que vous êtes Injustel C'est comme si vous prétendiez que je ne suis pas heureuse, moi, parce que je me montre contrainte, presque sotte, avec M. Maurice.
MADAME DEIRAT.
Que signifie?...
AMELIE.
Sa présence me trouble et m'intimide si bien qu'il lui faut, je vous assure, une grande perspicacité,' a ce pauvre jeune homme, pour deviner, sous ma gaucherie, ie peu que je puis valoir. Vrai, ma tante, je lui Hais gré de m'aimer un peu.
MADAME DEBRAT.
Un peu! mais j'entends qu'il t'aime beaucoup, ou sinon...
AMÉLIE, »biUbi at iTeo rojitim.
Rassurez-vous, je crois que c'est fait.
MADAME DERRAY.
Ah!
AMELIE.
Oui... Comment expliquer autrement ses attentions, le soin qu'il prend de connaître mes goûts, mes moindres désirs, pour les satisfaire, dit-il , quand 11 en aura le droit. Tenez, sachant combien je vous aime, il m'a promis de me laisser venir ici, tous les ans, pour passer une partie des vacances auprès de vous, mauvaise tante. Mais cela n'est rien. C'est dans les petites choses,
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