‹ Saynétes et comédiesChapitre 90 sur 294 · scène vi. m · texte numérisé non relu

scène vi. m

l'abîme, et tu De lui rends pas grfice, tu ne jettes pas des cris d'allégresse? Encore une fols, songe donc que te voilà rendu à ton bienheureux célibat, à notre joyeuse indépendance d'autrefois.

MAURICE, ss ternit «I prenant violemment „, pa[U .

Pardieul tu as raison. Tant pis après tout si j'ai pris une enveloppe pour une autre, si j'ai eïpédié à gauche ce que je voulais envoyer à droite. Cest le sort qui l'a voulu et je ne suis pas responsable de ses erreurs.

GASTON

Tu es innocent comme l'enfant qui va naître. Et maintenant que nous voilà libres, Maurice, si nous partions demain pour l'Espagne? Le monde est àcelui qui voyage, dit le proverbe arabe.

MAURICE

Touche-là, Gaston. Ton projet me sourit. J'ai attrapé le spleen dans cette maudite province, et j'ai besoin de respirer un autre air que celui-ci, de voir des hommes et des climats nouveaux.

GASTON

Vivat! dans trois jours, nous franchissons les Pyrénées, et, dans un mois, nous sommes à Séville, où nous chanterons, le soir, sous le balcon des seûoras espagnoles, déguisés en hidalgos, avec un chapeau à gouttières, une guitare et des bottes molles I...

HADHICE.

De l'Espagne, nous cinglons vers l'Afrique.

CASTOR

Nous traversons le Sahara.

■■■. ,GoogIe

MAURICE

En défiant le simoun.

GASTON

Et la soif du désert...

MAURICE

Tu m'électrises, o poëf.e ! Dieul la belle chose d'avoir vingt-huit ans, l'univers pour domaine, la fantaisie pour guide, et l'inconnu pour butl Et quand je pense que j'allais renoncer à tous ces trésors pour me marier I

GABION

Comme un bourgeois!

MÀORICK.

Hon! non, le célibat convient seul à certains tempéraments. J'aurais fait un mari détestable, tandis que je suis un célibataire...

GASTON

Accompli...

MAURICE, montant Ton la porta ta tond.

N'ai-je pas entendu marcher de ce côté ?

Serait-ce la tantel

K AU ri ci.

Ne t'élolgne pas, beinî...

GASTOR.

Tu as peur de la tante?

LA VOIS DE II. DE HAHCT, as dabon.

Nous n'avons plus à monterî...

Cest la yoU de mon père...

. Gooylc

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