MONSIEUR, MADAME, MADEMOISELLE
MADEMOISELLE, près de la porte. A part.
Il n'est que temps. (Haut.) Piiis-je entrer ?
Certainement, entre. C'est de toi qu'il était question.
MADAME
Vous n'allez pas mêler Mathilde à ce débat?
Pourquoi pas ? Je n'ai rien à lui cacher, moi.
MADAME
Mathilde, retourne dans ta chambre; je le veux.
MADEMOISELLE, se dirigeant vers le fond, à demi résignée.
J'y vais, maman.
Mathilde, viens ici.
MADEMOISELLE, revenant vivement.
Me voilà, papa.
MADAME
Si dans une seconde elle n'est pas partie, c'est moi qui me retirerai.
MADEMOISELLE, regardant son père.
Je m'en vais ?
Si elle sort, je vous céderai la place.
MADEMOISELLE
Alors, je reste?
MADAME
Pourquoi n'es-tu pas couchée ?
MADEMOISELLE
Je voulais auparavant te demander de me mettre des pa* pillotes.
MADAME
A quel propos ces papillotes?
MADEMOISELLE
Parce que vous recevrez denaain une visite.. # que vous n'attendez pas.
Qu*est-ce que cela veut dire?
MADAME
Quelle visite recevrons-nous?
MADEMOISELLE
Celle d'un monsieur qui a quelque chose de très important à vous demander.
MADAME
Quelque chose... qui nécessite que tu mettes de? papillotes?
Absolument.
Ma fille serait-elle somnambule?
MADAME
Quel est ce monsieur?
MADEMOISELLE
Monsieur Panl...
Paul qui ?
MADiME.
Paul quoi?
MADEMOISELLE
Monsieur Paul de la Baleinière.
De la Baleinière? Il me semble que je connais ce nom-la«
MADAME
Et que nous veut-il, ce monsieur?
MADEMOISELLE
Il veut...
Parle.
Il veut...
Eb bien?
MADAME
MADEMOISELLE
MADEMOISELLE
Il veut vous demander... ma main... (a part.) C'est dit!
Ta mainl... Sang et tonnerre!
MADAME
As-tu perdu l'esprit?
MADEMOISELLE
Je ne crois pas, maman.
Tout ce que j'entends ici, ce soir, dépasse en invraisemblance les pages les plus abracadabrantes de Guliver et des Mille et une Nuits,
MADEMOISELLE
Mais, papa...
MADAME
Laisse parler ton père. Il est lancé, tu ne Tarrôterais pas.
Un monsieur a rencontré notre fille unique, je ne sais ou. Il la trouve à son gré et a décidé de l'emmener chez lui pour qu'elle s'y emploie à faire son bonheur. Il se propose d'y vivre avec elle dans une intimité exagérée après laquelle nos caresses paternelles auront juste autant de saveur que le pot au feu après les fraises. Quel est ce monsieur? Nous ne le connaissons pas. Nous ne soupçonnions pas son existence il y a cinq minutes. Il va nous rendre visite pour nous faire part de ses résolutions, et nous devons nous en tenir pour très honorés. Ma fille se tirebouchonnera, ma femme se mettra sur son trente-six, je me tirerai à quatre épingles et, sous peine de passer pour des mal appris, pour des parents barbares et égoïstes, nous aurons à lui répondre, la bouche en cœur, les bras arqués : « Comment donc» monsieur, c'est trop d'honneur que vous nous faites; notre fille est à votre disposition. Quand faudra-t-il vous l'envoyer? »
MADEMOISELLE
Si tu me laissais te dire...
Madame.
Je t'assure que c'est inutile; il est lancé,
Nous nous réunirons chez un notaire dans le but de préciser combien je donnerai d'écus à cet intrus, qui ne man-
qnera pas de faire la petite boache. On établira ce que lai rappartera ma mort» la mort de ma femme, celle de nos grands parents, après quoi, ce monsieur prendra spis sûretés contre nous. La cérémonie faite, nous rentrerons chez nous, dépareillés, et, jusqu'à la fin de nos jours, alors que nous aurions le plus besoin de gaîté, de jeunesse et d'affection, nous resterons ta mère et moi en tôte-à-têle, comme deux chiens hargneux, nous disputant du soir au matin pour nousémoustiller un peu. Eh bien, non, non, non^ je ne yeux pas accepter ce programme. Demain, monsieur de la... je ne sais plus quoi, trouvera la porte close. Au point du jour, je partirai pour la campagne.
MADEMOISELLE
Oh I papa... Vous ne ferez pas cela.
Si fait.
MADAME
Vous ne le ferez pas.
Je le ferai.
MADAME
C'est donc moi qui recevrai M. de la Bal^nière.
Je vous le défends!
MADAME, au comble de la stupéfaction.
Saints du paradis !... Répétez cela...
Très volontiers. Je vous le dé-fends. Voulez-vous que je U répète encore ? Une fois, deux fois, trois fois ?
MADEMOISELLE
Papa, je t'en prie, calme-loi.
MADAME
Votre défense me décide, monsiear. Je n'abandonnerai pas cette malheureuse enfant. Viens dans mes bras, viens Mathilde. Ta mère te reste.
Eh 1 parbleu 1 elle me reste aussi, ta mère, et ta le vois, je n'en suis pas plus fier pour cela.
MADAME
Assied s-toi là, près de moi, ma chérie, je vais te mettre des papillotes.
Si du moins on savait ce qu'il fait, ce qu'il est, d'où il vient, où il va... ce monsieur.
MADEMOISELLE
Je te le dirais bien, mais dès les premiers mots tu te mets en colère.
MONSIEUR, exaspéré.
Je ne suis pas en colère. Qui est-ce qui dit que je suis en colère? Ta mère, sans doute?
Mais, non, papa.
Partout Tabsurde me révolte. Tu sais ce qu'on t'a dit sur lui et voilà tout. Est-il de bonne famille? ,
MADEMOISELLE
Oh! papa, je crois bien. En i497, un la Baleinière faisait partie de Texpédition qui découvrit Terre-Neuve. C'est à cette occasion que Louis XII, dit le Père du peuple, le cr^ baron de la...
MADAME
Il est baron!...
Je me soucie des contemporains da roi Louis XII comme de ma première pantoufle. Le père la Baleinière est-il vivant?
MADEMOISELLE
Il est mort.
MADAME
Le pauvre homme !
MADEMOISELLE
C'était un saint. Il n'a laissé que des regrets»
C'est peu.
MADEMOISELLE
Et quarante mille livres de rentes.
J'aime mieux ça.
MADEMOISELLE
Est-ee qu'il a des frères» des sœurs, M. de la Baleinière?
MADEMOISELLE
Il a eu la douleur de les perdre.
Tous?
MADEMOISELLE
Tous?
Voilà qui est parfait. Eh bien! causons.
MADAME
Causons. Je ne le connais pas encore et il me plaît déjà, ce monsieur de la Baleinière,
270 CE MONSIEURl
MADEMOISELLE
Ab! maman, quand taie connaîtras I...
MONSIEUR, qui est allé chercher une chaise à gauche, à part,
revenant.
La fîne mouche joue le jeu de Mathilde. Tenons-nous bien OU, jusqu'à la fin des siècles, elle soutiendra qu'elle a fait ce mariage... s*il se fait. (Haut.) Mon Dieu, je ne suis pas un Croquemitaine, comme ta mère voudrait le faire croire, mais j'y veux regarder de près lorsqu'il s'agit de ton bonheur. Tu dis donc qu'il viendra demain, ce monsieur?
MADEMOISELLE
Demain, oui, papa.
MADAME
Pourquoi n'est-il pas venu plus tôt?
MADEMOISELLE
Parce que je le lui ai défendu. J'avais bien des renseignements à prendre, tu comprends. Avant de vous parler de lui, je tenais à savoir si M. de la Baleinière était un garçon sérieux.
El... il l'est?
MADEMOISELLE
Il l'est.
MONSIEUR, à madame qui écoute sa fille en extase.
Au lieu de rester là à l'écouter, mettez-lui donc ses papillotes.
MADEMOISELLE
Quand j'ai connu Paul de la Baleinière...
Au fait.., où Tas-lu connu?
CE MONSIEURI 271
MADEMOISELLE
Chez ma marraine.
Avec laquelle nous sommes brouillés.
MADAME
El où nous renvoyions tous les dimanches. Voilà qui s'explique. Tu disais?
MADEMOISELLE
Quand j*ai connu Paul de la Baleinière» sa fortune avait sujet de m'inspirer des craintes.
MONSIEUR et MADAME.
Âhl
MADEMOISELLE
Il n'avait pas un portefeuille sérieux.
MADAME
Comment Tas-ta vu?
MADEMOISELLE
Je le lui ai demandé.
MONSIEUR, à Madame.
Elle est très forte, la petite.
MADAME, à Monsieur.
Très forte!
MADEMOISELLE
Il s'était emballé sur les chemins de fer de la dme des
Alpes!
Ah !... un garçon sérieux.
MADEMOISELLE
Je t'avais entendu dire souvent que c'était une valeur très
compromise. Le gouvernement ne songeait pas encore à les racheter. Je l'ai décidé à vendre tout ce qa'il en avait.
Bravo ! Et ta lai as fait prendre en échange?
MADEMOISELLE
Ces actions de la Banque de France de la vente âesqae(les tu avais été chargé. Chaque fois que j'entendais parler, d'une affaire avantageuse, je t'envoyais Paul.
MADAME
Voyez-vous cela!
MONSIEUR, à Madame.
M. de la Baleinière — je me rappelle parfaitement son nom, maintenant — est ce client avec lequel je causais, il y a huit jours, lorsque tu es entrée dans mon bureau?
Un grand brun?
MADEMOISELLE
Qui porte toute sa barbe.
Un homme superbe!
MADEMOISELLE
N'est-ce pas?
MADAME
Il me rappelle mon premier mari, le marquis de la Vergette, célèbre dans les gardes du corps !
Avant d'encourager les espérances de M. de la Baleinière il est certains côtés... délicats que tu n'as pas pu approfondir, et sur lesquels, ta mère et moi, nous prendrons des renseignements. Compte sur nous.
MADEMOISELLE
C'est inutile, je sais ce que vous voulez dire.
MADAME
Ah! eh bien?
Le père Bidon s'est chargé de ce soin.
Voilà qui ne me plaît pas, Mathilde. Faire intervenir un tiers dans une question de ce genre...
MADEMOISELLE
Le père Bidon n'est pas « un tiers, > papa, c'est mon directeur.
N'importe...
MADAME
Mathilde ne pouvait pas s'adresser mieux. Et... il a été satisfait de son enquête, le père Bidon?
MADEMOISELLE
« Mon enfant, m'a-t-il dit, j'eusse été moins rassuré si je VOUS avais vu épouser Eliacin. Vous pouvez entrer en ménage les yeux fermés. » C'est ce que je ferai.
MADAME
Alors... je ne vois pas ce dont il nous reste à nous occuper.
Comment! comment!... et le contrat que vous oubliez; nous aurons à en débattre les clauses, à le rédiger, etcaBtera, et csBtera.
MADEMOISELLE
J'espère vous avoir évilé celte peine^ mon père.
274 CE MONSIfiURI
MADAME
Gomment! le contrat serait dressé, expédié?...
Signé, peut-être?
MADEMOISELLE
Nous n'avons pas été jusque-là.
Ah çàl mais, petite malheureuse, jusqu'où êtes-Tous allée? Je veux... Je dois le savoir. Ce que j'entends depuis un quart d'heure me donne le vertige.
MADEMOISELLE
Tout cela est pourtant bien simple. Antoinette, une ancienne du Sacré-Cœur, a prié, de ma part, son mari, maître Saint-Germain, syndic de la chambre des notaires, de rédiger un projet de contrat qui vous sera soumis.
Serait-il indiscret de vous demander quel apport tu t'es constitué?
MADEMOISELLE
Est-ce que tu peux me faire une question indiscrète? Tu vois, au contraire, quelle confiance j'ai en toi. Voilà comment j'ai procédé.
MONSIEUR et MADAME.
Voyons!
MADEMOISELLE
J'ai cherché parmi mes compagnes, nouvellement mariées, celle dont le train me convenait le mieux. L'intérieur de Claudine Simoney me convenant à merveille...
MADAME
Je le crois l
CE MONSIEURI 27^
Mademoiselle.
Je lui ai demandé le chiffre de ses dépenses personnelles. Elle m'a fait an devis que noas avons débattu avec M. de la Baleinière.
M. de la Baleinière... toujours M. de la Baleinière. Est-ce que nous n'étions pas là pour étudier cela avec toi?
MADAME
Nous le valons bien, je pense, ce Monsieur.
MADEMOISELLE
Vous valez mieux que lui, cela ne se discute pas, mais il était le maître de repousser les propositions que vous allez lui faire, et je n'ai pas voulu vous y exposer.
, MADAME, à Monsieur.
C'est une raison cela, mon ami?
Elle est absurde, mais c'est une raison. Continue.
MADEMOISELLE
J'ai tenu, bien entendu, à n'avoir recours qu'au revenu de ma dot pour payer mes dépenses personnelles.
Tiens, quelle idée!
MADEMOISELLE
Aussi ai-je parlé d'économies.
Bien.
MADEMOISELLE
Ce seul mot a fait bondir H. de la Baleinière.
MADAME
Pourquoi cela?
276 CE MONSIfiURl
MADEMOISELLE
Ah ! que j'avais de plaisir à Tentendre lorsqu'il me disait de sa voix la plus tendre : « Ce n'est pas pour que vous » continuiez votre vie mesquine de jeune ûile que je vous » épouse, Mathiide. m
Mesquine! qu'est-ce qu'il en sait, ce Monsieur?
MADEMOISELLE
€ Non! je veux que vous ne formiez plus un souhait qu'il > ne soit, à l'instant réalisé. > Ah! qu'il est tendre M. de la Baleinière I
Permets, permets... Il est généreux à bon compte, ce Monsieur. C'est toi> c'est nous, qui paierons ses largesses.
J'ai fini par lui faire entendre raison.
MONSIEUR et MADAME.
Et?...
MADEMOISELLE
Et j'ai inscrit à notre budget pour mes dépenses personnelles...
MONSIEUR, anxieux.
Combien?
MADEMOISELLE
Trois cent mille francs.
MONSIEUR, exaspéré, à Madame.
Trois cent mille francs!... Otez-lui ses papillotes!...
MADEMOISELLE
Mais, papa...
CE MONSIEURI 277
Otez-lui ses papillotes !
MADÀMB.
Permettez-lui de continuer.
Je vous dis de lui ôter ses papillotes.
MADEMOISELLE, fondant en larmes*
Ohl papal... tu ne m'as jamais aimée.
MADAME, a Mademoiaelle
Qu'est-ce que je t'avais dit.
A trois cent mille francs, ton M. de la Baleinière est hors de prix! Trois cent mille francs à un ilonsieur qui n'a que quarante mille livres de rentes!...
MADEMOISELLE
J'aurais cru que tu m'eusses donné d'autant plus que mon futur aurait eu moins.
Ce serait absolument logique, mais ce n'est pas comme cela que ça se passe. Trois cent mille francs!
MADEMOISELLE
Mais puisqu'il n'a pas voulu les accepter!
Il fallait donc le dire tout de suite.
MADAME
Avec cela qu'il est facile de placer un mot quand vous tenez la parole. Vous allez! vous allez!...
MADEMOISELLE
c Trois cent mille francs!... s'est-11 écrié, pour qui me » prend-on? •
MADAME
Bravo 1
MADEMOISELLE
« Ne dirait-on pas que c'est un marché que je suis en » train de conclure. »
MADAME
Très bien!
MADEMOISELLE
« Marché inique par lequel celle que je viens d'obtenir » paierait pour se donner à moi. »
MADAME
Bien dit!
MADEMOISELLE
c Je ne veux pas qu'il soit question de plus de... »
MADAME
De?
De?
MADEMOISELLE
c De plus de deux cent... cinquante mille francs. >
MONSIEUR, désappointé.
Ah! j'aurais cru qu'il eût dit deux cent mille.
Je crois qu'il n'y regardera pas de très près*
A la bonne heure I... Allons, Madame, il va falloir lui remettre ses papillotes.
MADAME
C'est après avoir bien réfléchi que tu te résous à te marier?
MADEMOISELLE
Oui, maman*
MADAME
Le mariage est une chose triste, ma fille. Demande plutôt à ton père.
Ta mère a raison, mon enfant. Elle peut te dire, elle qui a vécu vingt ans à mes côtés, tout ce qui t'attend de déceptions, d'ennuis, de regrets stériles.
MADEMOISELLE
Je suis résignée à tout...
Diantrel... Voilà ce qui peut s'appeler une vocation sérieuse.
MADEMOISELLE
D'ailleurs, M. de la Baleinière n'est pas semblable aux autres hommes.
Ah ! ma pauvre enfant I nous avons toutes dit la même chose. Ton père n'avait que des qualités... en 1862 !
Et tu vois où nous en sommes.
MADEMOISELLE
Mon parti est irrévocablement pris.
Allons!... Aleajacta est. C'est aujourd'hui lundi, je rendrai mercredi à ton futur sa visite de demain. Il demeure?
MADEMOISELLE
En face.
MADAME
Parfait!... très bien... Comme cela se trouve!
Eh bien! Madame, voilà Theure du tête-à-tête revenue.
MADAME
Oh I mon Dieu, ne dites pas ça, vous me donnez le frisson.
L'avons-nous assez appelée, il y a vingt ans! Goûtons-en les douceurs, ma bonne.
MADAME, pleurant dans les bras de sa fille.
Qu'est-ce que je ferai seule avec ton père?
MADEMOISELLE
J'irai te voir tous les jours, sois tranquille.
MADAME, sanglotant.
Ça ne sera pas la même chose.
MADEMOISELLE
Et puis tu viendras quand tu n'auras rien à faire.
MADAME
Je serai toujours chez toi^ tu peux en être sùdU
Bravo!... (a part.) Ce sera toujours ça de gagné. Si vous le voulez, nous ferons des mariages. Ce Monsieur... ce terrible Monsieur que les papas et les mamans trouvent tôt ou
tard sur leur chemin, nous allons le lancer dans toutes les familles pour nous venger de notre isolemenl. En attendant, allons noup coucher, nous l'avons bien gagné. (Embiassant sa âiie.) Bonne nuit, madame la baronne. (Bas.) N'oublie jamais que, sans moi, tu ne te marierais pas.
MADEMOISELLE, de même.
Oh! non, papa, jamais!
MADAME, à Monsieur.
Qu*est-ce que vous lui chuchotez donc à l'oreille?
Moi?... rien.
MADAME
Viens m'embrasser, fillette, (Bas en Pembrassant.) et rappelletoi toujours que, sans moi, tu restais fille.
MADEMOISELLE, de même.
Oh! oui, maman, toujours.
MADAME
Si tu es heureuse...
N'oublie pas que c'est à nous que tu le dois.
MADAME
Et si tu es malheureuse...
Tu te diras que c'est toi seule qui Tas voulu. Bonne nuit!
MADAME et MADEMOISELLE.
Bonne nuit !
Fin DE CB MONSIEUR I
UN