‹ Saynètes et monologues (volume 3)Chapitre 37 sur 52 · LE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LE DOMESTIQUE

On m'a dit qu'il n'y en avait pas.

JULES

C'est bien. (Le domaitiqae sort.) Je n'y comprends rien

SIMOKNE, à part.

Monsieur, mon frère.est intrigué. Quel dommage qu'il n'ait pas reçu la seconde réponse, la situation eût été tranchée.

JULES

Petite sœur, je sors.

SIMONNE, à part.

Il Ta chercher la réponse, (Haut.) mais si madame de Préfeuilles vient me chercher, quedois-je faire?

JULES

Va te promener.

SIMONNE

Que tu es gentil I Tu l'as dit mal, maïs tu Pas dit, tu viendras à sept heures pour dîner, hein? Habille-toi, fais-toi beau comme sur ta photographie.

JULES

Du tout, tu m'excuseras; d^ailleurs, je lui ai écrit que je* partais en voyage, comme de fait je partirai demain.

SIMONNE

Eh bien! raison de plus pour ne pas manquer a cette invitation, — ce sera le diner des adieux. ^

JULES

Non et non. (Le domesti^e apporte une lettre.) EInfin !

SIMONNE, à part.

La réponse, tout est perda.

JULB8, déployant une feuille de musique qui ae trcave dans une

grande enveloppe.

Qu'est-ce qne c'est que ça?

SIMONNE

Quoi donc?

Ça.

SIMONNE

C'est da papier de musique, il me semble.

JULES

Il y a des notes écrites; tiens, vois.

SIMONNE

Oui, des notes.

JULES

Eh bien! qu'est-ce que cela veut dire?

SIMONNE

Je n'en sais rien.

JULES

Mais encore ces notes doivent-elles signifier quelque chose?

SIMONNE

Sans doute, c'est une réponse en musique.

JULES

Mais cette réponse, comment faire Dour la comprendre, je ne suis pas musicien.

iU LA PSTITE MARISUSB

SIKOVVI.

Mais jeU eomprands, moi; ta auras sans doute annoncé ton départ à qnelqa'on, n'est-ce pas?

JULBS.

Ooit à madame de Préfeoilles.

^ SIMOHIfB.

Du tout, ce n'est pas à madame de PréfeaiUes puisqu'elle va venir nous chercher ayec sa Toiture, & une autre per-» sonne.

JULBS.

Hais comment as-tu su?

SIMONNE

Par cette réponse que je viens de solûer, do, do, si, la, sol, là sol, fa, comme c& c'est un peu incompréhensible, mais Je vais mettre les valeurs. Do, do, si, la, sol, la, sol, fa.

Elle chante.

Adieu, à la grftce de IMen

JULES

Adieu, à la grâce de Dieu, eHe est désolée et je cours.

SIMONNE

Attends, il y a un post-scriptum, ré, la, fa, ré, la, si, do^ ré, do, si, la, si, la, sol, fa, mi, fà, etc.

JULES

Qu'est-ce que ça signifie?

BDe èhante*

Bon Toyàge moiuieur Dumoletl

Très joli, cet air-là, tràs joii.

JUXTS«

EDe se moqua de m(^. le me serai trompé d'adresse a moins que toi-même...

Li PETITE MARIEUSE 195

•mon H If elle prend la papier av«e let plneettee et pQtxiult son

frère antoor de la table.

Tiensy reprends ta correspondance.

JULBS.

Démon, brûle-la.

smoiiicE.

Oui, car le feu purifia

LE DOMBSTIQUB.

Madame de Préfeuilles attend mademoiselle dans sa Yoi« ture.

SiaONNB.

Je descends, (siie met son chapeaa.) Tu ne peux pas faire autrement que de m'accompagner jusqu'à la Toiture, (a part.) Il montera.

JULES

Tu crois?

SIMOlflIB.

Est-ce qu'une jeune fille sort toute seule? C'est indispensable.

JULES

Tu fais de moi tout ce que tu veux.

SIMONNE

Je l'espère bien puisque je vais faire de toi un mari et l'homme le plus heureux de la terre, après quoi je penserai un peu à moi-même, hein? Je l'aurai bien gagné.

JULES

Oh! oui, et pour te punir de la violence que tu me fais» Je te marierai aussi.

SmONNE.

Malheureux, laîsse-moi donc pousser. Rends-moi mes

quinze ans, c'est tout ce que je te demande. Allons, viens.

JULES

Me promener en voiture?

SIlfONNB

Oui.

JULES

Mais je dirai au cocher d'éviter la rue Mogador. Il n'y a plus d'enfants.

Il n'y en a plus, mon ami, il n'y en a plus*

JULBS.

Eh bien, allons-en acheter.

riM Dl LA PBT1TS KARIEU81

TA MPSSI? nV T'AMT?

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