LE DOMESTIQUE
On m'a dit qu'il n'y en avait pas.
JULES
C'est bien. (Le domaitiqae sort.) Je n'y comprends rien
SIMOKNE, à part.
Monsieur, mon frère.est intrigué. Quel dommage qu'il n'ait pas reçu la seconde réponse, la situation eût été tranchée.
JULES
Petite sœur, je sors.
SIMONNE, à part.
Il Ta chercher la réponse, (Haut.) mais si madame de Préfeuilles vient me chercher, quedois-je faire?
JULES
Va te promener.
SIMONNE
Que tu es gentil I Tu l'as dit mal, maïs tu Pas dit, tu viendras à sept heures pour dîner, hein? Habille-toi, fais-toi beau comme sur ta photographie.
JULES
Du tout, tu m'excuseras; d^ailleurs, je lui ai écrit que je* partais en voyage, comme de fait je partirai demain.
SIMONNE
Eh bien! raison de plus pour ne pas manquer a cette invitation, — ce sera le diner des adieux. ^
JULES
Non et non. (Le domesti^e apporte une lettre.) EInfin !
SIMONNE, à part.
La réponse, tout est perda.
JULB8, déployant une feuille de musique qui ae trcave dans une
grande enveloppe.
Qu'est-ce qne c'est que ça?
SIMONNE
Quoi donc?
Ça.
SIMONNE
C'est da papier de musique, il me semble.
JULES
Il y a des notes écrites; tiens, vois.
SIMONNE
Oui, des notes.
JULES
Eh bien! qu'est-ce que cela veut dire?
SIMONNE
Je n'en sais rien.
JULES
Mais encore ces notes doivent-elles signifier quelque chose?
SIMONNE
Sans doute, c'est une réponse en musique.
JULES
Mais cette réponse, comment faire Dour la comprendre, je ne suis pas musicien.
iU LA PSTITE MARISUSB
SIKOVVI.
Mais jeU eomprands, moi; ta auras sans doute annoncé ton départ à qnelqa'on, n'est-ce pas?
JULBS.
Ooit à madame de Préfeoilles.
^ SIMOHIfB.
Du tout, ce n'est pas à madame de PréfeaiUes puisqu'elle va venir nous chercher ayec sa Toiture, & une autre per-» sonne.
JULBS.
Hais comment as-tu su?
SIMONNE
Par cette réponse que je viens de solûer, do, do, si, la, sol, là sol, fa, comme c& c'est un peu incompréhensible, mais Je vais mettre les valeurs. Do, do, si, la, sol, la, sol, fa.
Elle chante.
Adieu, à la grftce de IMen
JULES
Adieu, à la grâce de Dieu, eHe est désolée et je cours.
SIMONNE
Attends, il y a un post-scriptum, ré, la, fa, ré, la, si, do^ ré, do, si, la, si, la, sol, fa, mi, fà, etc.
JULES
Qu'est-ce que ça signifie?
BDe èhante*
Bon Toyàge moiuieur Dumoletl
Très joli, cet air-là, tràs joii.
JUXTS«
EDe se moqua de m(^. le me serai trompé d'adresse a moins que toi-même...
Li PETITE MARIEUSE 195
•mon H If elle prend la papier av«e let plneettee et pQtxiult son
frère antoor de la table.
Tiensy reprends ta correspondance.
JULBS.
Démon, brûle-la.
smoiiicE.
Oui, car le feu purifia
LE DOMBSTIQUB.
Madame de Préfeuilles attend mademoiselle dans sa Yoi« ture.
SiaONNB.
Je descends, (siie met son chapeaa.) Tu ne peux pas faire autrement que de m'accompagner jusqu'à la Toiture, (a part.) Il montera.
JULES
Tu crois?
SIMOlflIB.
Est-ce qu'une jeune fille sort toute seule? C'est indispensable.
JULES
Tu fais de moi tout ce que tu veux.
SIMONNE
Je l'espère bien puisque je vais faire de toi un mari et l'homme le plus heureux de la terre, après quoi je penserai un peu à moi-même, hein? Je l'aurai bien gagné.
JULES
Oh! oui, et pour te punir de la violence que tu me fais» Je te marierai aussi.
SmONNE.
Malheureux, laîsse-moi donc pousser. Rends-moi mes
quinze ans, c'est tout ce que je te demande. Allons, viens.
JULES
Me promener en voiture?
SIlfONNB
Oui.
JULES
Mais je dirai au cocher d'éviter la rue Mogador. Il n'y a plus d'enfants.
Il n'y en a plus, mon ami, il n'y en a plus*
JULBS.
Eh bien, allons-en acheter.
riM Dl LA PBT1TS KARIEU81
TA MPSSI? nV T'AMT?