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Saynètes et monologues

ka lever au rideau, LE PROFESSEUR est asns derant la tabla at faaillèka fiéTreuBemant quelques page» Tolantes qu'il tient à la main. — H dananra quelques instants sans parler, pus se lère aree one mqestaeasa lenteur, riant se placer derant la rampe et ft!t lea salots d'aaage. — U est en tenue de soirée, erarate at gadta blaaes. — Ton iolenoel et pédanfesqne. — Ttte et Tois de prad'honune.

Mesdames et Messieurs,

Le maître de ee logis m'a confié une tâche importante et glorieuse. Il m'a permis, sur mes sollicitations pressantes, de venir au début de cette soirée de famille consacrée tout «Uière au culte de Thalieet de Melpomène les muses divines du. théâtre, vous inculqua, en quelques mots et dans le court espace de temps que m'a sévèrement mesuré un régisseur aimable mais inflexible, les préceptes les plus élémentaires et les plus indispensables de la déclamation.

Je viens donc solliciter votre bienveillante attention, et sans plus long préambule je commence :

n Mtoarne à U table, lerersean Terre d'oaa, boit, toai»^ ge moucha, semble se recueillir et s'exprime ainsi :

Mesdames, Messieurs,

La Fontaine, qui fut un mauvais père mais un incomparable fabuliste, a dit quelque part que la vie était une comé^ iie c en cent actes divers » ; après lui Balzac a donné à toute la série de ses admirables études sur la société moderne le nom de Comédie Humaine. Le monde en effet n'est qu'une vaste scène sur laquelle chacun de nous est appelé à jouer, avec plus ou moins de succès, le rôle que l'aveugle hasard lui a dévolu... Nous naissons donc tous comédiens, et notre premier pas se fait sur les planches de la vie...

Dans ce chaos d'un monde séducteur Tout est spectacle et chacun est acteur.

11 boit.

Si du général nous descendons au particulier, nous voyons qu'à côté de Thomme comédien de nature, il y a l'homme comédien de profession. L'étude du premier ressort de la médecine et de la philosophie, celle du second appartient à la science de la déclamation...

Le comédien de profession est plus communément connu sous le nom d'acteur... du latin agere, actum, d'où l'on a fait acte, action; il est de tous les âges et de l'un et l'autre sexe : celui de l'autre s'appelle actrice... Sa mission est de traduire par la parole, le geste et la physionomie, les sentiments et les passions que l'auteur dramatique prête à ses personnages... Il faut donc qu'il puisse être tour à tour . tendre, cruel, emporté, violent, passionné, calme, menaçant, doux, terrible, caressant, séduisant, sombre, fatal, joyeux, mélancolique, noble, grandiose, sublime, idéal, avili, corrompu, dégradé, ignoble, abject et repoussant... Aussi ne suffit-il pas pour être acteur d'avoir reçu en partage les

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dons naturels les plus heureux, il faut encore les avoir développés par une étude assidue et constante de son art... Ce qui fait qu'on peut dire : Qu'on nait comédien mais gu'oti devient acteur,.. Homo nascitur histriOf fit actor...

n M moQcha brajtmneDt.

L'acteur est le plus souvent poussé vers le théâtre par une irrésistible vocation. Voilà pourquoi il se recrute dans toutes les professions... il peut naître sur les marches d'un trône œmme sous le plus humble des chaumes... Néron était empereur... Shak(3speare était braconnier... Molière était tapissier... Yavasseurest marchand de parapluies... Moi-même... sans l'ardente passion qui m'a jeté dans les bras de Melpomène... je serais sans doute comme mon père, — un vieux brave I — gardien d'un monument... en province... je coulerais de paisibles jours dans ma ville natale... et j'émargerais huit cents francs d'appointements au budget de ma municipalité...

L'acteur est généralement sensible, affable, modeste, exempt de jalousie... particulièrement bienveillant pour tous ceux de sa profession... (voix oatareUe.) Il y a des exceptions pourtant... qui ne confirment... que trop... la règle... Ainsi moi. .. je suis une victime des exceptions... Je ne voudrais médire de personne... mais si j'ai dû jadis quitter rOdéon, c'est que M. Ligier se refusait obstinément à me céder aucun de ses rôles... et je partagerais depuis longtemps avec M. 6ot l'honneur d'être doyen de la Comédie-Française sans les basses intrigues qui m'ont de tout temps empêché d'y entrer... Enfin ne récriminons pas...

Il reprend la roiz de professeur.

L'acteur, disais-je, a mission d'exprimer par la voix, le geste, et l'expression du visage, les sentiments que l'auteur a mis en action. . J'aurai donc a vous entretenir successivement de la voiXy du maintien.,, du geste... de la physionomie.

La voix d'abord...

Qu'est-ce gue la voix? La voix c'est un son qui sort de

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la lioache. — Qu'est-ce que la bouche? c'est ce plus ou moins vaste orifice que nous possédons entre le nez et le menton. — La bouche se compose des lèvres... des gencives., du palais... et des dents... plus ou moins... Elle correspond à divers organes par lesquels le son est formé, propagé, développé, transmis... Ces organes sont : les poumons... la glotte, répiglotte, le larynx, la trachée artère (que j'appellerai le corridor de la bouche) l'œsophage, la luette, — improprement dite l'alouette — et enfin la langue, en latin lingua, Zi^igua?...

Ces différents organes — la langue particulièrement — acquièrent par une gymnastique constante et un exercice continu, une flexibilité, une élasticité, une mobilité, et une solidité incomparables... C'est ainsi qu'on a vu des femmes ne pas s'interrompre de causer du matin au soir, recommencer le lendemain dès l'aube... et continuer ainsi jusque dans l'âge le plus avancé. ..

La bouche, suivant qu'elle s'ouvre peu ou beaucoup, diminue ou augmente les sons, les rend aigus ou graves... Il faut, pour former un son grave, plus d'air que pour émettre un son aigu... C'est pour cela que les instruments d'accompagnement dont la fonction est d'escorter, d'envelopper et de soutenir par des notes graves la mélodie du chant sont plus volumineux que les instruments spécialement dits chantants. Dans l'orchestre le fifre est à la contrebasse, ce que dans la nature le brin d'herbe est au chêne superbe... Voilà pourquoi les enfants ont une voix de soprano et pourquoi l'on interdit rigoureusement aux constitutions délicates — en général et aux jeunes filles — en particulier — l'usage de l'ophicléide et des saxhorns en cuivre...

Ainsi je veux former un son grave... J'ai sMn d'aspirer en respirant une notable quantité d'air que j'expire aussitôt...

aaaah... aaaahl aaaah...

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Vous voyez... j'ouvre la bouche grande... et je pousse ferme... je ne crains pas de pousser...

Un son aigu maintenant... Ici peu d'air... la bouche fermée en allongeant les lèvres...

Uuuh... uuuh... uuuh...

faiterne.

ââââh... uuuhl.. ââââh... uuuh!..

La voix doit toujours sortir de la poitrine... ceux qui croient produire plus d'effet en la faisant sortir de Tabdomen, en la comprimant avec la gorge, ou en la faisant passer par le nez suivent une mauvaise voie... (a une dame.) Tenez, madame^ si vous daigniez venir appliquer votre oreille aux parois de mon dos... vous verriez de suite... vous n'osez pas... ne rougissez pas, madame, ne rougissez pas... cette réserve fait votre éloge... alors je continue...

n est important de bien régler la respiration... Ne pas respirer, par exemple, entre les syllabes d'un mot... Ne pas risquer non plus de s'étrangler en respirant à de trop longs intervalles... Il faut aussi faire bon usage de sa salive, la dispenser sagement et ne pas demander à la glande tyroïde qui la sécrète et aux muscles sternotyroïdiens qui l'expriment plus qu'ils ne peuvent fournir...

Le son simple forme un cri Ah! La série des sons composés et articulés forme un mot,,, chapeau,,. La série des mots forme une phrase : Ah! fai mon chapeau. Les mots sont formés de voyelles et de consonnes...

La voyelle c'est la manifestation primitive et naturelle du son. Je pousse un crid'étonnement... A!., c'est une voyelle... ua cri de douleur... 0... c'est une voyelle... je ris. I... i... !..• voyelleî... Je pleure... U. u. u... voyelle! je chante A... a... a... a... voyelle!... je meurs... 01... voyelle!... D'où il résulte qu'on peut faire subir à une voyelle toutes les modifications imaginables suivant qu'on la prononcera avec

telle ou telle intonation... la bouche plus ou moins ouverte... qu'on appuiera plus ou moins sur elle...

A, I, Of E^ U... (il prononce rapidement une snite de royelles. —

Giimaces.) De là aussi la division fondamentale des voyelles en longues et brèves... graves et aiguës... ouvertes et fermées... nasales et labiales.

Ainsi prenons Te... par exemple.

L'e fermé d'abord... (Se tournant vert nn spectatenr.) PourrleZ-

vous, monsieur, me donner un exemple d*e fermé?., non?.. Et vous monsieur? (pias hant.) Monsieur!., ah! pardon, monsieur de vous avoir éveillé... Je demandais un exemple d'e fermé... Vous ne pouvez m'en donner un non plus... En voilà plusieurs... pâté... santé... été... thé... Vous voyez j'ouvre à peine la bouche... L'e ouvert... père, frère, cratère... panthère... je l'ouvre davantage... L'e grave... prêts, apprêts, cyprès... plus encore... L'e très-ouvert... tête... fête., conquête... énormément... vous voyez, je l'ouvre énormément... avec grâce pourtant et sans effort...

Un exemple de voyelles nasales : pour dire : J'ai des aants blancs.,, que fais-je? J'ouvre la bouche grande en faisant remonter la voix vers le palais près des fosses nasales et en rapprochant la lèvre supérieure des narines... comme si je voulais respirer le parfum d'une fleur!.. J'ai des gants.., blancs.,.

Exemple de labiales... coucou... Les lèvres s'allongent» les joues s'aplatissent et se rapprochent... coucou, coucou... coucou...

La consonne... Qu'est-ce que la consonne? c'est tout ce qui n'est pas la voyelle... Elle est son complément, la soutient, l'accompagne et constitue avec elle le langage,,. Sans la voyelle la consonne n'est rien, avec elle elle est tout... elle est plus encore... elle est notre belle langue française !...

Le langage est prononcé. — Pour bien parler il faut bien prononcer. L'art de la déclamation a pour premier et principal objet de faire disparaître les vices de la prononciation...

PROFESSEUR DE OfiGLÀMATION

Dans an petit ouvrage où j'ai traité de la matière ea prth

feSSO et que voici, (ll tire d'aoe poche de «M on peUt Tolame qull

rose sar la table.) j'ai divisé ces vices en deux catégories. Ils sont toto-dirimanU ou partiels-prohibitif s,.. Les totO'dirimanti se subdivisent à leur tour en toto-dirimants naturels et totodirimants accidentels.

Un toto-dirimant naturel c'est le mutisme de naissance. — Le muet ne parle pas. (leatement et d'nne ToU émue.) La uaturCy envers d'autres prodigue de ses faveurs, s'est montrée, pour lui, bien cruelle; elle a voulu que les nobles organes de la parole ne lui servissent qu'à l'absorption et à la déglutition d'aliments grossiers. Elle en eût fait le plus misérable des êtres, si a côté de l'infirmité dont elle l'affligea elle n'en avait placé une autre : la surdité. L'homme muet — - le plus souvent — est sourd. Il n'a pas au moins le regret amer de ne pouvoir répondre à des paroles qu'il n'entend pas! ..

II est émn et se monehe areo fracas •

Je citerai, comme toto-dirimant accidentel l'ablation ou amputation de la langue... Pourquoi demande-t-on aux enfants qui se taisent obstinément s'ils ont perdu leur langue? parce que l'homme qui a perdu sa langue ne saurait parler... ne parlera jamais...

Contre ces vices l'art de la déclamation est impuissant... Il n'en est pas de même des partiels prohibitifs dont on peut se corriger par des exercices et des pratiques salutaires.

Ces vices sont :

Le psellisme ou bégaiement. C'est une interruption dans l'articulation résultant d'un état spasmodique fréquemment répété dont le siège est la glotte.

Le psellisme rend à celui qui en est affligé — tant qu'il en est affligé — l'accès du théâtre impossible. Agamemnon ne saurait aller réveiller Arcas de la façon suivante :

Ou... ou... oui, c'est, c'est, c'est... Âgaga...gagaga... memnon...

sans s'exposer à se faire siffler... Les principaux inconvénients du psellisme sont de donner un tour comique aux

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choses les plus dramatiques, de ralentir singulièrement le mouvement et Faction et de prolonger la représentation des pièces au delà du temps normal... Ainsi j'ai constaté qu'un bègue ehiploierait — en se pressant — deux jours et demi à débiter le rôle du Misanthrope et que le récit de VÉtrangêre que mademoiselle Sarah Bernarht faisait en dix-sept minutes lui demanderait un peu plus de neuf heures !.. Évidemment c'est trop... j'en appelle aux plus patients !.. Il est bon de remarquer, en passant, que les femmes bègues sont extrêmement rares et que les personnes atteintes de psellisme ne bégaient plus quand elles chantent... Aux bègues, qui voudraient aborder absolument le théâtre, je conseillerai donc d'embrasser la carrière du chant.

Le zézaiement qui présente avec le blaisement quelque analogie expose celui qui en est atteint à des inconvénients non moins graves... d'abord il lui interdit toute espèce de grand mouvement dramatique. Se figure-t-on Auguste s'adressant ainsi à Ginna :

Prends un zîége^ Ginna, prends et sur toute coze Observe ezatement la loi que ze t'impose.

Non !.. pas plus qu'on n'admettrait qu'il s'exprimâtainsi... Prends un shièche, Shinna, prends et shurh toute schoshe...

Le grasseyement rend la prononciation triviale et commune : Achille s'écriant :

Hendez gàaace au seul lieu qui... etient ma colèeee...

«'attirerait évidemment du roi des rois^ ceti8 irrévérencieuse réponse :

Ferme donc ça, Polyte !..

)e q,ui n'est pas dans Racine...

J'omets à dessein des vices de moindre importance et que je ne cite que pour mémoire : le bredouillement, l'empâtement, l'accenti le nasillement, la paresse de langue, etc.

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Tous ces vices partiels prohibitifs proviennent du mauvais état ou du mauvais emploi de la langue. Je les fais radicalement disparaître en quelques leçons, grâce à certains exercices gradués contenus en mon volume, grâce aussi et sur* tout, à ces œufs dont Tidée première remonte à Démosthènes et dont je suis l'inventeur et le seul dépositaire, (u tire de se4

poches des amîa en bois de différentes dimeosioDS et les aligae sor U table. —

Voix de charlatan.) Toucz, Mcsdamcs et Mcssicurs, voici des œufs en buis de différentes grosseurs auxquels j'ai donné le nom dIovoideS'galvano-lingu<yrégénérateurs.,. Ces œufs sont munis à leurs deux pôles d'une petite plaque galvanique et présentent à la partie la plus large de leur sphéricité ovoïdale on léger aplatissement qui facilite leur introduction dans la bouche et leur placement dans les concavités molles des appendices buccaux... Le volume en varie suivant la dimension des orifices. En voici des petits... pour les ingénues... des moyens pour les premiers rôles... des plus gros pour les premiers sujets tragiques... des plus gros encore pour les chanteurs... (n en tire un énorme.) Cclui-ci a servi à M. Christian... et je destine celui-là... (Autre plus énorme encore.) à mademoiselle Thérésa, pour le cas où elle voudrait parfaire sa prononciation avec mon système, avant d'entrer au Théâtre- Français où on Ta dit engagée pour reprendre après la Dame aux Camélias de M. Dumas, une étude de mœurs, en cinq actes de M. de Jallais.

Pour faire disparaître Tun des vices que j'ai cités tout à l'heure, j'introduis simplement dans ma bouche deux de ces œufe que je dirige adroitement avec la langue vers les parois internes de mes joues... comme ceci... (ii met m dea

amb daos sa boaelie et ratoipo de TaTaler. — Toaz^ ooDgesUoB, ôtrang^ement.

(Voix étranglée.^ Yoilà uu désagrément que je vous recomman* deraî soigneusement d'éviter... c'est chose facile d'ailleurs... Il suffira de nouer autour de l'œuf un fil l^er dont on. tiendra rextrémité... de cette façon s'il venait à s'égarer, (Gbato â» tirer le fil.) il scraît toujours facile de le retrouver... Quelqu'un ou quelqu'une de vous. Mesdames et Messieurs, esMl affligé

d'un partiel prohibitif,., je ne saurais trop lui recommander alors remploi de mon ovoïde... Il vainc les prononciations les plus rebelles... se vend ou se loue... avec ou sans abonnement... (U tire de set poches des prospectas qa'il pose snr la table.) Jo

n'insiste pas...

Un mot maintenant du geste, du maintien et de la physionomie. (Oo entend dans les ooaL'sses frapper un coap.) LO tOmpS prCSSe Ot

Monsieur le régisseur s'impatiente... je vais les examiner ensemble et très-sommairement.

L'acteur doit avant tout et quels que soient les rôles qu'il aura à tenir, posséder la libre et entière disposition de ses membres... Il peut être, il est vrai, appelé à simuler des infirmités, mais comme ces infirmités varieront suivant les rôles, il importe qu'il ne soit en réalité affligé d'aucune... Il devra être — autant possible — jeune, beau, grand, élancé.. . Il lui sera plus facile ainsi, l'occasion donnée, d'employer des artifices pour se vieillir, se rapetisser ou s'enlaidir, que pour paraître beau, s'il est naturellement laid, jeune, s'il est trèsvieux...

Le geste, le maintien et la physionomie devront toujours être en conformité parfaite avec l'âge, la situation, le caractère, les sentiments du personnage représenté... Oreste ne devra jamais s'écrier :

Gr&ce aux dieux mon malheur passe mon espérance 1..

en se frappant la cuisse comme ceci, (Geste.) en se frottant les paumes comme cela, (Geste.) ou en souriant de cette façon (soorire.)... Il faudra n'user aussi qu'avec une très-grande modération du geste familier... Ne taper sur l'abdomen de l'interlocuteur par exemple que si la situation l'exige absolument... Recommandation importante aussi : ne jamais céder en scène, aux sollicitations même les plus pressantes de la nature... Refouler énergiquement toute envie d'étemuer, cracher, tousser, se moucher, se gratter... le besoin fût-il impérieux et la démangeaison excessive...

. . Nonveaux eoups frappés dans la coulisse.

Je suis obligé d*en rester là. . . il serait indispensable pourtant que je vous exprimasse les différents sentiments dont Tâme est affectée... avec geste, maintien et physionomie à l'appui... Si Monsieur le régisseur voulait... (u court à importe da côté d« k. qaeiie les eoaps ont été firappét.) Monsiour lo régissour, accordez-mol encore deux minutes... deux minutes seulement... — Nonl non! pas une de plus, c'est entendu...

Il redMcead rapideoMM la ccène.

LsLJoie d'abord... (cesto.) Ouil puisque je retrouve un ami si fidèle !..

Vous voyez 1 je suis joyeux... j'ai retrouvé un ami fidèle... j'en suis enchanté... ravi... et cela se voit...

La douleur. (Geste.)

... Je suis bien malheureux !..

Je dois avoir l'air malheureux 1 on doit se dire en me voyant : comme il a l'air malheureux !..

La colère, (Geste.)

... A moi, comte, deux mots!...

Mon sourcil se fronce... les muscles de ma face se contractent... mes poings se crispent, j'ai peine à me contenir... puis mes transports s'apaisent et une tristesse amëre m'envahit... (Geste.)

... Qae les temps sont changés T..

La tendresse amoureuse lui succède...

... Zaïre vous pleurez !••

Puis je m'indigne ! (Geste.)

Tête bleu I ce me sont de mortelles blessures De voirqu^avec le vice on garde des mesures...

Je suis frappé de terreur. (Geste.)

QueUe horreur me saisit... gr&ce au ciel j*entrevoi... Dieux I quels raisseaux de saog coulent autour de moi.

Timplore ! (ceite.)

Grâce I grâce pour lui.

Remarquez qu'ici je vous indique en même temps le moyen de bien tomber à genoux... ce qui n'est pas facile...

II tombe snr ud genoa. — Pote dramatiqae.

Je meurs... et ici» celui de bien mourir» ce qui est plus difficile encore...

Il s'étend eor le oAté.

C*en en fait, je meurs 1...

Il reste un instant étenda et immobile.

On frappe poar U troisième fois & coups redoublés» le professeur se relère prédiAtamment» oomrt à la table prend les différents objets' qu'il j a déposés en entrant» en bonrre rapidement ses poches et s'avance en souriant devant la rampe :

Il me reste encore tout juste le temps de vous apprendre à saluer avec grâce... Mesdames» Messieurs... (u sort à reculons

ID saluant à droite et à gauche et disparaît.

nil DO PEQFES8BUB DB DÉCLAWATIC»

UN

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