SCÈNE V
MAURICE, seul.
MAURICE, la suiraDt.
Madame... (Revenant.) OÙ trouver une paire de gants ! toutes les gantières sont couchées. Si j'attendais un invité complaisant, pour lui emprunter les siens! Tes gants ou la viel non, ce serait ridicule, surtout si nous n'avions pas la même main. Il y a bien un moyen, ce serait d'aller en chercher une paire chez moi 1 mais non, puisqu'elle doit revenir, — elle me Ta promis, du moins... les fées tiennent peut-être leurs promesses... il^aut bien qu'elles fassent quelque chose d'extraordinaire. — Qui est-elle ? Je suis sûr de ne l'avoir ren- «ontrée dans aucun salon — une fée! pourquoi pas? toutes les jolies femmes le sont... ou l'ont été... Qu'importe! elle est ravissante, spirituelle — trop spirituelle même, car elle fait de l'esprit à mes dépens... Ce doit être la fée malicieuse, — elle me place dans une situation tout à fait ridicule, — je quitte mon cercle, je mets un habit noir, une cravate blanche, et tout cela pour rester au vestiaire, comme un paletot ou une sortie de bal. Tiens, à propos de sortie de bal, voici la sienne. (Examiaaot la sortie de bal.) Elle u'a riou d'élégaut... Oh! oh ! une poche... c'est bien indiscret, mais bah t avec une fée.
LÉLIA $1