UN LIVRK LK8TI W
FoirnmiAQLi»
le ne vous force en rien.
MADÂMB DK MOftJUfGB.
Voyons ce livre, vilain homme.
FixmviAinur.
II est encore temps de vous ééàke^
MADAHS DS MOUdUOL
Ce livre I
IQe aranMlABatai FONTEVRAULT.
Minute 1
Que de cérémonies! Ne Tavez-vous apporté que pour me le montrer de loin?
FONTEVRAULT
C'est que...
Je VOUS le rendrai demain... ou plus tôt, si vous voulez. .• ce soir...
FONTEVRAULT
Ohl je ne suis pas pressé.
MADAME DE MOLANGB.
Alors, donnes.
FONTEVRAULT
Un instant... Vous êtes donc dans Tintentionde le liretoute seule?
MADAME DE MOLÀNGE.
La belle demande 1 et pourquoi me la faitesr-vou»?
148 UN LIVRE LËSTB
PONTKVaAULT.
C'est que... j'avais espéré...
Vous aviez espéré?...
FONTBVRAULT.
Qae noas le lirions ensemble.
MADAME DE MOLANGB, après aa momeot de silena*.
Aht
FONTEVRAULTy de même.
Oui,
BfADAME DE M0LAN6E.
Vous ne l'avez donc pas lu?
FONTEVHAULT.
Si... mais j'aime à relire...
MADAME DE MOLANGE.
A deux?
FONTEYRAULT.
A deux... sur le môme banc de mousse ou sur le môme canapé... comme celui-ci. Est-ce que cette perspective vous fait peur?
MADAME DE MOLANGE.
Je n'ai pas plus peur de vous que de votre livre, mais il faut faire la part d'une honte bien naturelle... de la pudeur...
FONTEVRAXJLT.
Je serai tout porté pour venir à son secours.
MADAME DE MOLANGE.
Non, décidément, cela n'est pas acceptable.
FONTE VRAULT.
Comme Toas voudrez... Dans ce cas, je remporte mou livre.
IfADAME DB MOLÂNGB.
Vous ne le voudriez pas ; vous auriez une trop drôle de figure.
FONTS VRAULT.
J'en conviens... Faisons donc des concessions mutuelles... Et d'abord, attendez...
11 se dirige vers la fenêtre.
MADAME DB MOLANGB.
Quoi encore?
FONTEVRALTiT.
Que j'aille fermer davantage les rideaux... Un demi*jour est d'ordonnance.
Il fredonne entre see dents :
Tirez les rideaux,
Georgeau I Fermez les volets,
Georget I
MADAME DE MOLANGB.
Est-ce tout ?
FONTEVRAULT
Laissez-moi m'assurer aussi d'un doigt de verrouy comme disaient nos folâtres grands-pères.
MADAME DB MOLANGB.
Que vous êtes impatientant!.. Avez-vous fini?
FONTEVRAULT
Me voilà.
11 Tient s'asseoir à c6té d'elle.
150 Uff LIVRE LESTE
MADAME DE IIOLANGB.
Ce n'est pas malhefireiix.
PONTBVRAULT.
Attention!
MADAME DE MOLANGE, qui guetttllla Bne, t'en emparé totit à eoap.
Je le tiens 1
Ah l traîtresse l ce n'est pas de jeu ! C'est un abus de conlance.
MADAME DE MOLAliûfti
Laissez-moi I
FONTETRAaLT«
Oeiite l6 MvreJ
MADAME DE MOLANGE.
Non!
EUe Ta pour rentrer chef eUe; fai»te»ra»lt U barre le ehemi».
FONTEVRAULT
On ne passe pas 1
MADAME DE MOLANGE»
Vous êtes fou.
FONTEVRAULT
Le livre... ou la vie!
MADABIE DE MOLANGE.
Finissons^nl
EUe ourre le Une à Pécart. .. et parait s'étonner, mais sans ancnne émotion ; eUe le feiMetl» et ea pwconrt arfM fiirifse» p«C|«; P^ «U^ »••«<*• Foutevrault <{ai soorit.
FONTEVRAULT, à part.
£lto ne s'aharme pas...
UN LIVRE LESTE m
MADAME DE MOLANGE^ après avoir encore examiné le livrey et le jetant
sur le tapis.
C'est une sotte mystification ! ! !
FONTE VRAULT, mterdlt.
Comment?...
J'espère, monsieur, qu'après vous être ainsi joué de ma simplicité, vous n'aurez plus l'audace de remettre les pieds chez moil
FONTEVRAULT
Mais expliquez-moi...
Adieu, monsieur. (Le foudroyant da regard.) Jo ne VOUS pardonnerai jamais I
Elle rentre dans ses appartements.
FONTEVRAULT, leiil.
Je demeure pétrifié... Qu'est-ce que cela signifie?... La sensation a été trop forte sans doute ; j'aurais dû lui donner du numéro six.*. Cependant, je n'ai pas dépassé le leste.
fU ramasse le livre et l'examine machinalement ; pois tom à eonp il ponsse an
grand eri.) Ahl mou Diou I j'ai pris un volume pour un autre... la reliure m'a trompé... C'est le Petit Carême de Massillonl
FIN d'un livre LESTI