SCÈNE PREMIÈRE
DIÂNE9 ellie entre pnr ie fond en eoetoie de ▼oje^» et peile à k
eantonade.
Venez me préTenir sitôt que la voiture Que j'attends sera Ik.^
Sn ecène*
La fàcheaM avestoroi Hier, je vais à Toomay pour activer le gain D'un procès que depuis des mois je suis en vain. Je vois mon procupeur, je ranime son fèie.
Il m'atteste le ciel que la partie est l)elle... Près des juges je fais sonner mon nom bien haut, Je les trouve galants... bref, tout va comme il fa*' « Je reviens au ciNivent... Hélas! Quelle arrivéel fiiq;ftuis le grand matin, ma tante s'est sauvée
i76 AUX AVANT-POSTES
4yec tout son chapitre noble, an premier bruit Que les Anglais avaient marché, pendant la nuit, Sur Fontenoy, pour y présenter la bataille...' Je trouve le tourier que la terreur travaille, Et par lequel je peux péniblement savoir Qu'en voiture on me doit venir chercher ce soir... Et j'attends!...
Elle tait deax pas rers la porte et se tronre près du guéridon.
Mais que vois-je?... Une table servie...
Bon I De mon estomac, ma tante se soucie Malgré tout!... Je sens là sa bienveillante mainl... Ce souper aura tort, vraiment, je n'ai pas faim!
Allant à une chifiFonnière.
Voyons, si dans l'ardeur de ce départ rapide On a dans mes tiroirs avec soin fait le vide...
Elle ouvre un tircHr.
Tout est en place!... A temps, j'arrive, par bonheur Pour sauver mes bijoux des mains d'un maraudeur!
Elle ouvre an autre tiroir.
Mes lettres! Vous aussi vous m'êtes précieuses, Reliques des amours faites silencieuses Par la mort!
Elle lit.
C'est da duc de Bligny, mon époux... vieillard respecté comme un père, il m'est doux De conserver en moi vivante et vénérée La mémoire des soins dont tu m'as entourée.
Et je n'y puis penser, sans qu'un regret pieux Ne me fasse monter des larmes plein les yeux.. .
Contionant à chercberi et à ouvrir ses lettres.
De Jeanne de Mercœur, ma compagne d'enfance, Que dit-elle?
Elle lit.
« Ma chère Diane, le roi a relevé le duc de Bligny de se$ 9 fonctions de gomurneur de la Martinique.,, et enfin te voici
» de retour en France.,, Mais que me racontes-tu? A peine
» arrivée à Paris, déjà une aventure?... Ce hal, ces insolents
» qui à Vabri de leur déguisement te poursuivent.,, ee jeune
» gentilhomme qui intervient... cette provocation, ces roses dé-
» robées à ton corsage et reprises à la pointe de l'épée... Tout
> cela est surprenant, mais moins encore que ce galant cavalier
» conservant son masque avec obstination, tout en te faisant
» la cour... Je ne veux pas te le dépoétiser, mais U faut quHi
» soit singulièrement laid!... Enfin il a fui à minuit sonnant
» comme Cendrilkm... tu ne le reverras jamais sans doute..-
» qu'importe donc que tu ne connaisses pas son visage.., puis
» quHl n'apas vu le tien... »
Six mois sont passés, et j'y pense!..
Prenant des fleurs dans le tiroir.
Non ! Ce bouquet conquis bravement et rendu
D'une tremblanie main, je ne l'ai point perdu 1
Ses fleurs n'ont pas gardé leurs senteurs embaumées,
Leurs corolles se sont languissamment fermées,
Mais, pour moi, cent fois mieux qu'en leur fraîcheur d'un jour
D'elles s'exhale encore un doux parfum d'amour!
D'ici, dans un instant, je vais partir sans doute,
Cbères fleurs, gardez-moi des périls de la route.
Restez là sur mon cœur...
La lettre qu'elle vieut de lire glisse à terre
Allons! Cherchons encor...
D'où me vient ce billet à l'ambre, et timbré d'or?
Bile lit.
« Mademoiselle, vous allez devenir ma tante. — Cest trois .9 cent mille livres de rente qu'il m'en coûte... mais n'allez pas » croire que j'en garde rancune à vos seize ans. Je n'ose e&pé- » rer que mon oncle puisse faire votre bonheur, mais je vous » prie de ne rien négliger pour assurer le sien. C'est le seul » vœu de celui gui met à vos pieds ses souhaits les plus dé-
» vouéSé,, Qaston, marquis de BUgny, cometîe à Rot/al-Bra"
Quelle franchise on sent sons cette étonrderie! Acoepta-t-on jamais qa'un oncle se marie, — Vous ramant d'an trait en signant te contrat — D'an esprit plus joyeax et d'an cœar moins ingrat? 11 me plaît ce Gaston... je voadrais le connaître...
Elle va à la feoétra.
Mais te temps fait... J'attends et ne yois rien paraître... Cette Yoitare est lente k venir. .. Ah! Je eiXMS Qa'on m'appelle... j'entends marcher!.. Et cette fois...
UNE VOIX) derrière la porte, arec l'acceDi de la terreur.
Madame la dachesse l . . . Ah t
On entend un bruit conliM qui m rapproche peu à peu. DIANE, inquiète.
Poarqaoi ce cri d'alarmes?..
Elle va à la porte.
Qadle est cette rameur subite?... Et ce brait d'armes?... Que se passe-t-il donc ici?
Elle souffle firemeat les lumières et se oache dans le cabinet à droite. GASTON, dans la eeafisse.
Tenez-le bon!
Muselez-le, s'il crie, ayec un fort bâillon...