IMPER AT]RIX ROMANIE
L'impératrice debout, de face, couronne en tète, en
pièce 162. C'est le même sceau que feu Demay a classé à tort sous le n* 702 des Sceaux du Fonds ClairambauU.
(2) J. 474, n« 35. Ce sceau se trouve décrit sous le n* 11828 de VInventaire de Douët d'Arcq.
robe et manteau vairé, tenant de la main droite le sceptre à triple fleuron (pi. III, n^ 4).
1 bis. Deux autres exemplaires du sceau de cette impératrice, plus mutilés encore, appendus à deux documents datés de Négrepont de l'an 1248, sont conservés également aux Archives Nationales (1). Ils ont été cités par Du Gange aux pages 5 et 6 du recueil de Chartes qui termine son Histoire de V empire de Constantinople sous les empereurs français, Paris, 1657. L'un a été décrit et reproduit par Buchon (2). L'autre est inédit (pi. III, n^ 3). La couronne est quelque peu difîérente de celle qui figure sur le premier exemplaire. La légende est également fort abîmée (3).
Philippe de Courtenai , empereur titulaire de Constantinople, hérite des titres de son père Baudouin II en 1272, meurt en 1283.
« (o. Sceaux de Philippe de Courtenai, en qualité de prince héréditaire, du vivant de son père Baudouin II).
1. Sceau de cire, rond, de 45 millimètres de diamètre environ, appendu à un document en date de
(1) J. 509, n" 3 et 4.
(2) Rech. et Matériaux, etc., p. 26, pL II, 4, et Atlas, pi. XXII, 4.
(3) Voyez encore un exemplaire avec légende en apparence moins mutilée, reproduit dans la Généalogie des comtes de Flandre, d'Olivier de Wree, Bruges, 1642, pi. XXVIf.
1263 (1), conservé aux Archives du département du Nord (Gh. des Comptes), décrit sous le u9 48 des Sceaux de la Flandre de feu G. Demay (2).
Double légende concentrique, l'extérieure latine, l'intérieure grecque :
+ . S • PHILIPI . FILII . DNI • B(alduini) IMPER ATOR'(î») ROMANIE HEREDIS I(m)P(er)II
+ C4>PAr(iç) *iA(iîc7rou) .. eEon .... nPOB 4>A ...
nop*ïP . . eEO i3)
Écu des Courtenai de Gonstantinople : de gueules à la croix d'or cantonnée de quatre besants chargés chacun d'une croix de Jérusalem et accompagnés de quatre croisettes de même fpl. III, n° 6).
(b. Sceaux de Philippe de Courtenai , en qualité d'empereur titulaire).
2. Grand sceau de cire, rond, de 95 à 100 millimètres de diamètre environ, avec contre-sceau de même grandeur, appendu à une charte de l'an 1284 (4), conservée aux Archives de l'Yonne (5).
(1) Vente d'un château au comte de Flandre.
(2) Un second exemplaire semblable se trouve gravé dans 0. de Wree : Généalogie des comtes de Flandre , Bruges, 1642, pi. XXVIII.
(3) Malgré de patientes et longues recherches, il m*a été impossible de reconstituer en son entier cette si intéressante légende grecque du sceau d'un prince français. Je n'ai eu à ma disposition qu'une empreinte, du reste excellente, du sceau des Archives du Nord. Malheureusement, beaucoup de caractères sont très indistincts, et je n'ai pu m'aider de la lecture parfaitement inexacte et fantaisiste de l'exemplaire reproduit par 0. de Wree.
(4) Et non 1282, ainsi que le dit Douët d'Arcq.
Légende latine presque disparue.
Type de majesté. Le trône est très orné.
Contre-sceau, Légende grecque presque disparue.
Type équestre. L'empereur porte le haubert et la cotte d'armes, Tépée haute et Técu aux armes des Gourtenai de Gonstantinople. Le cheval est caparaçonné aux mêmes armes.
Ce sceau et son contre-sceau, malheureusement très mutilés (Voy. pi. IV), se trouvent cités sous le n* 11829 de V Inventaire de Douët d'Arcq. Un autre exemplaire est gravé dans 0. de Wree, Généalogie des comtes de Flandre, Bruges, 1642, pi. XXVIII. J'en donne (pi. V et V his) la reproduction d'après la gravure probablement assez peu fidèle de l'écrivain du XVIP siècle ; elle permet du moins de restituer les légendes comme suit :
Légende latine du sceau : + PHILIPPVS-DEI- GRACIA- IMPER ATOR • ROMANIE • ET • SEMPER • AVGVSTVS
Légende grecque du contre-sceau : + ^lAHIlOL EIIEI (pour Eni) er (pour 0EÔr) : niCTOG : BACIAETC K » (pour KAI) AVTOKPATOP POMEON nOP^IPOrENHTOG *AAN APAC
Un troisième exemplaire, en très mauvais état de conservation, appendu par une double queue de parchemin à un document en date du 13 janvier 1283, est conservé aux Archives de Marseille. Les légendes ont totalement disparu.
M. Blancard a reproduit ce sceau sous le n® 3 de la pi. XI de son Iconographie des Sceaux et Bulles des Archives départementales des Bouches-du-Bhône (éd. de 1860 (1).
(1) Un quatrième exemplaire entièrement brisé du même sceau est conservé aux mêmes Archives.
Catherine I"^ de Courtenai, impératrice titulaire de Constaniinople , succède, en 1283, à son père Philippe de Courtenai, meurt le 2 janvier 1308, mariée le 28 janvier 1301 à Charles , comte de Valois ^t d'Aryou, fils de Philippe III, roi de France.
1. Sceau de cire rouge, ogival, de 90 millimètres de longueur environ, avec contre-sceau également rond, de 32 millimètres de diamètre environ, appendu aux conventions du mariage entre Philippe de Valois et Jeanne de Bourgogne, document en date de 1302, conservé aux Archives Nationales (1).
Sceau. +, S'. KAThERINE DEI GRA IMPATCIS R[0- MANIE :] Z (pour ET) COMITISSE VALE[SIIJ
Sous une niche gothique, l'impératrice debout, en pied, couronnée, en tresses, tenant un sceptre fleurdelisé de la main droite, accostée à dextre d'un écu aux armes de Valois, à senestre d'un écu aux armes des Courtenai de Gonstantinople.
Contre-sccau, + S' KATh' DI GRÂ ÏPATC (pour IMPER A- TRICIS) CONSTATIN' AC \kW(eHi) COMITISS'(aj)
Dans un encadrement d'arcs de cercle orné de rameaux de feuillage, écu mi-parti de Valois et des Courtenai de Gonstantinople.
Ce beau sceau avec son contre-sceau se trouve inscrit sous le n9 1 1830 de Vinventaire de Douët d'Arcq (1). Un autre exemplaire se trouve encore appendu à une quittance en date de Paris du 6 février 1299, conservée à la Bibliothèque Nationale dans le fonds Clairambault (2). Celui-ci a été décrit par M. Demay, sous le n** 2744 de son Inventaire des Sceaux de la collection Clair ambault (3).
De même un autre exemplaire avec son contresceau, bien mieux conservé, toujours de cire rouge, est appendu par des lacs de parchemin à un document en date de janvier 1304, signé de Catherine et de son époux, et déposé aux Archives de Dijon (4). C'est celuilà dont je donne ici la gravure (Voy. pi. VI, 1 et 2). Catherine, dans ce dernier document, s'intitule : Katerine par la grâce de Dieu, empereris de Constantinoble, femme doudit C halle et contesse desdites contées.
(1) C'est probablement ce même sceau des Archives qui est cité dans Du Gange, Hist. des emp. fr. de Cp., pp. 27 et 50 des Chartes.
(3) A cette même pièce est appendu un second contre-sceau, malheureusement si mal conservé, qu'il est impossible de le déchiffrer exactement.
DES EMPEREUBS LATINS DE GONSTANTINOPLE. 25
Charles de Valois, empereur titulaire de Constantinople, par son mariage avec la précédente, en ddOi, perd ses droits à la mort de l'impératrice, sa femme, en 1308.
Le document des Archives de Dijon auquel est appendu le sceau de l'impératrice Catherine, gravé ^ur la pi. VI, est également muni des sceau et contre-sceau sur cire blanche de son époux Charles de Valois. Mais, sur ceux-ci, le mari de l'impératrice titulaire de Constantinople ne porte aucun titre rappelant la domination orientale de sa femme. Ce sont les simples sceau et contre-sceau d'un fils de France, comte de Valois, etc. Ils ne doivent donc point figurer dans la série dont je m'occupe ici. — Sur ce document, Charles de Valois s'intitule: Châties, fils dou Roi de France, cuens de ValoySj de Alençon, de Chartres et de Anjo
Catherine II de Valois-Courtenai, fille des précédents, mariée le 30 juillet 1313 à Philippe de Tarente, impératrice titulaire de Constantinople de janvier 1308 à octobre 1346.
Je ne connais aucun sceau de cette impératrice.
Philippe de Tarente, fils de Charles II d'Anjou, roi de NapleSj devenu empereur titulaire de Constantinople du chef de son mariage en 1313 avec Catherine II de Valois-Gourtenai, meurt le 26 décembre 1332.
1. Grand sceau de cire rouge rond, de 93 millimètres de diamètre environ, avec contre-sceau également rond, de 45 millimètres de diamètre, appendus à un acte daté de Paris, de septembre 4321, conservé aux Archives Nationales (1).
Sceau. [+ S'.] PhILiPPI • lERVSALJSM • ET • [SICILIE REGI]S J • FILII PRINCIPIS TARENTINI ET ROMAIE DESPO. . .
Équestre à droite aux armes.
Contre-sceau. + SIGILLUM : PhlLIPPl • PRINCIPIS •
TARENTINI
Dans un encadrement à six lobes semi-circulaires, écu d*Anjou, semé de France à la bande et au lambel de trois pendants (2) (pi. VII, n^^ 1 et 2).
2. Sceau de cire rouge rond, de 100 millimètres de diamètre environ, avec contre-sceau également rond, de même diamètre, appendu à un document conservé à Florence (3).
(2) Voyez encore Du Gange, Hist. des emp. fr. de Cp., Paris, 1657, Chartes, pp. 77, 84, 85, 86.
(3) Ce sceau avec son contre- sceau se trouve figuré dans V Atlas de Buchon sous le n* 2 de la pi. XXXIX. C'est même
Sceau. + PHILIPPUS DEI GRA • IMPATOR : COSTANTINO- POLITA(nu«) ROMANIE DESPOT AChAlE TÎRENTI PR(tn)CEPS
Type de majesté avec le sceptre fleurdelisé et le globe crucigère. Sous les pieds du prince un chien? et un agneau buvant au même vase.
Contre-sceau, + PRINCEPS PACIS MULTIPLICARI AL[II]S ET
IMPERIl ET PACIS NON ? El ET FINIS (1)
Équestre à gauche, aux armes de Sicile-Tarente et des Courtenai de Constantinople.
Robert de Tarente, fils des précédents, devenu empereur titulaire de Constantinople à la mort de sa mère, en octobre 1346, meurt le 10 septembre 1364-.
1 . Sceau de cire rond, de 100 millimètres de diamètre environ, avec contre-sceau également rond, de 45 millimètres de diamètre environ.
Sceau, Légende entièrement disparue.
Tunique reproduction que l'on en connaisse, et malgré ses imperfections, j'ai dû la faire figurer sans changement sur la pi. VIII. Buchon n'a pas indiqué de quelles archives il avait tiré ce sceau. Très probablement il a dû le trouver avec les suivants dans celles de la famille Ricasoli, à Florence. Malgré de longues démarches qui ont été plusieurs fois sur le point d'aboutir, il m'a été impossible d'obtenir des empreintes de ces sceaux précieux. Je n'ai pu même arriver à savoir s'ils existaient encore dans les archives de la famille Ricasoli.
(1) Cette légende incompréhensible a certainement été mal transcrite et inexactement reproduite par Buchon. Il m'a été jusqu'ici impossible de la reproduire.
Équestre galopant à droite, avec Técu et le caparaçon aux armes de Sicile-Tarente et des Courtenai de Gonstantinople.
Contre-aceau. + S ROBER((i) PRINCIPIS TARENTI