‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 101 sur 174 · SCULPTEUR MARBRIER · texte numérisé non relu

SCULPTEUR MARBRIER

29 septembre 1785.

Ici, nous nous trouvons en présence d’un cas singulier.

Paul Schneider, sculpteur-marbrier, était mort en Italie le 29 septembre 1786, et ce n’est que le 22 octobre suivant que les scellés sont apposés sur les meubles et effets dépendant de la succession, dans la chambre qu’il occupait cour des Jacobins, rue Saint-Honoré, à la requête du locataire principal de l’immeuble, et pour la garantie des loyers dus par le défunt.

Le mobilier décrit très sommairement comprend, suivant l’habitude, des tableaux, des estampes, puis quinze modèles en plâtre de petite grandeur, deux chevaux, huit figures tant en plâtre qu’en terre, deux lions et quatre modèles ou bas-reliefs en plâtre, enfin un portefeuille contenant quarante-deux gravures.

La négligence des héritiers s’explique par ce fait que ses plus proches parents sont un frère et une sœur habitant Hambourg;

ÉLIE HENNOYER, I79

ils se font représenter par le s. Jean-Henri Schmidt, négociant à Paris, rue d’Amboise.

L’inventaire est fait par le notaire Jean-Joseph Mayeux.

(Arch. nat., Y i5862.)

ÉLIE HENNOYER

PEINTRE

18 février 1786.

Le s. Élie Hennoyer, peintre, meurt le samedi, 18 février 1786, sur les sept heures du soir, en son domicile, au second étage d’une maison de la rue Beauregard, au coin de la rue Neuve- Saint-Étienne. Sa femme, Marie-Louise Pierron, était décédée le 9 novembre précédent. Le mobilier fournit le contingent ordinaire de tableaux, portraits, estampes et un Christ d’ivoire sur bois noir. Une somme de 548 livres est trouvée dans les effets du défunt. Le détail de l’argenterie n’est pas indiqué. Mais le principal intérêt de l’acte est ailleurs.

Le défunt appartenait à une famille qui comptait de nombreux artistes; ils comparaissent tour à tour aux opérations d’apposition et de levée des scellés dirigées par le commissaire Pierre- Clément Dassonvilliers.

Signalons d’abord la garde-malade, Marie-Claude Gautier, femme de François Becquet, sculpteur, puis les parents et héritiers, cousins ou neveux du défunt et de sa femme ; i” Guy Binet, peintre, cousin germain du s. Hennoyer, tant en son nom que comme fondé de procuration de Claude Binet, son frère, employé aux Gobelins, et de demoiselle Elisabeth-Catherine Binet, fille majeure, sa sœur, héritiers tous trois pour un tiers de leur cousin ; 2” Pierre-Jacques Gasselin, peintre de l’Académie de Saint-Luc, rue Beauregard, mari de Marie-Madeleine Bourdon ; Claude-Edme-Charles Delioux de Savignac, peintre, demeurant rue Saint-Sauveur, mari d’Angélique Bourdon ; enfin Etienne Larmeny, employé à la grande poste, mari de Jeanne-Louise Molmy; ces trois femmes étaient nièces, par leur mère, de Marie-Louise Pierron et légataires du feu s. Hennoyer; 3“ Jean-Baptiste- Pierre Bourdon, ancien sergent des troupes des colonies, ayant

JÉRÔME-CHARLES BELLICARD.

sa retraite, demeurant à Lorient, où il exerce la profession de peintre en écussons, aussi neveu de la dame Marie-Louise Pierron.

Comparaît encore Guy-François Dolleron, peintre de l’Académie de Saint-Luc, demeurant à l’hôpital des Incurables, qui déclare être fils de défunt Guy Dolleron, maître peintre à Paris, et de défunte Elisabeth-Charlotte Hennoyer, sœur par son père Philippe Hennoyer, maître sellier à Paris, du s. Elle Hennoyer; Guy-François Dolleron était par conséquent neveu du défunt.

Enfin une sœur de Marie-Louise Pierron, interdite, se présente aussi comme héritière et légataire à titre particulier, en vertu de son testament reçu par M‘ Aleaume, le 17 février 1786.

Ledit Aleaume est désigné pour faire l’inventaire.

Il est excepté de la vente du mobilier « deux robes de taffetas des Indes, l’une cramoisy et l’autre jaune rayée vert, avec leurs jupons, faisant l’objet d’un legs particulier fait en faveur de la demoiselle Larmeny. »

(Arch. nat., Y iigSS.)

JÉROME-CHARLES BELLICARD

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