ANCIEN GRAVEUR
27 février 1786.
Jal dit : « Claude-Augustin, fils de Claude Dujlos, né le 16 mai 1700, fut graveur comme son père, et probablement son élève; on croit qu’il mourut en 1784 ou 1785, ce que je n’ai pu vérifier. » Notre procès-verbal fixe ce point encore douteux. Claude- Augustin Duflos, qualifié ici ancien graveur en tailledouce, meurt dans la matinée du lundi, 27 février 1786, dans une chambre au deuxième, sur la rue, d’une maison de la rue Gallande, place Maubert, appartenant au s. Hédée, maître boulanger.
Il ne paraît pas avoir été marié; aussi avait-il fait, le 19 janvier, un testament déposé chez M' Decaux. Gomme son père ne lui avait pas donné moins de douze frères ou sœurs, les héritiers étaient nombreux, bien que l’héritage ne fût pas opulent. C’était d’abord une sœur, Marie-Claude Duflos, veuve de Jean-Antoine Sticotti, directrice de la poste aux lettres de Meaux, à la requête de laquelle les scellés sont apposés par le commissaire Jean Odent ; la veuve Sticotti avait été instituée par le testament légataire universelle du défunt.
Les autres héritiers sont des neveux ou nièces : t" Marie-Adelaïde-Louise Duclercq, fille de Marguerite Duflos, sœur du défunt ; 2° les trois enfants de Simon Duflos, graveur à Paris, frère du défunt; 3° les six enfants d’Augustin Duflos, joaillier à Paris, aussi frère; 4° François Vaillot, fils de Catherine Duflos, sœur.
Le notaire Ballot est chargé de faire l’inventaire.
Parmi les meubles on remarque : deux tables de bois servant de laboratoire ; une pendule dans sa boîte de marqueterie sur son pied de bois doré; neuf tableaux sur toile; quarante-six gravures sous verre, grandes et petites ; enfin six petites cuillers à café et un gobelet d’argent à pied.
(Arch. nat., Y i5oi3.)