La première femme du s. Vincent se nommait d’Alençon
Le contrat du défunt avec la d“° Sonneret, passé chez M® Fortin le 17 juillet 1754, fixe 1 annee de son second mariage.
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Pantique; une figure en pied aussy bronsée fim, représentante un Fleuve; un buste en plâtre sur son pied; la tenture, tant sur toile que sur les murs, appartenante aud. s. Vincent, représentant des paysages en coloris.
Dans le cabinet ensuite, appellé aux chancelleries : un corps de huit tiroirs dans lequel sont des desseins, dans un desd. tiroirs s’est trouvé deux milliers et demi d’or ; deux autres petits corps de tiroirs imitant la Chine ; une boîte fermant à clef où sont quelques tabatières en morceaux ; une autre petite boîte carrée dans laquelle est un pot poury imitant le vieux lac, sur son pied d or moulu -, une table de bois sculpté à dessus de placage ; quatre médaillons or et fond noir de la Chine, ayant chacun un vaze imitant le Japon en bas-relief, remply de fleurs en nacre de perles , Burgos , et tous quatre encadrés dans des bordures d’or moulu; une tenture de toille verte, chargée d’échantillons de tout genre concernant la profession dud. deffunt s. Vincent ; un baril, dans lequel est du verny à vermillion; environ dix livres de vermillion fin ; environ deux livres de verre christalisé dans une bâcle; environ douze livres de stil de grain de Troyes; plus trois broches de verre christallisé.
Dans un atelier à peindre la figure, ne s’est rien trouvé que des échantillons de peintre et six tableaux, dont trois en cadre doré ; deux portraits de profil en marbre, encadrés de bordures dorées; deux autres petits portraits en marbre, dans deux bordures rondes dorées.
Dans un autre atelier ensuitte ; quatre tableaux, dont un à bordure dorée, et les trois autres sans.
Dans l’athelier à peindre au pinceau : une caisse de désobligeante fond or, appartenante à M. le prince de Condé, sur un tresneau à chassy à quatre roues.
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Dans un cabinet à dessiner : un grand livre de blasons armorié.
A côté du cabinet cy-dessus : un cabriolet, fond en gorge chamois, sur un tresneau à châssis et à quatre roues appartenant au s. Vincent; quatre berlines sur leurs tresneaux, dont une appartenant à la Cour, une autre au s. Michaux et à M. de Saint-Florentin, un treuil et une trappe à monter les voitures.
Dans un autre athelier : trois caisses sur leurs tresneaux.
Dans un autre athelier : une caisse, fond or, sur son tresneau, et deux portraits, dont l’un représentant Louis X.IV et l’autre la Force d’Ercule.
Dans l’athelier à dorer au rez-de-chaussée : une voiture finie à M. le duc de Rohan ; un trin pour dorer à M. de Nesle; trois caisses sur leurs tresneaux à châssis, préparés pour être dorés, et un autre dont on dore le corps à M. de Senacj quatre feuilles de paravent dorées pour M. le duc de Choiseul qui ont été par luy payées aud. s. Vincent avant qu’ils soient finies.
Dans un athelier ensuivant : une caisse en vis à vis et une de cabriolet sur leurs tresneaux à châssis et à roue, trois trains unis de couleur seulement, quatre roues finies en vermillon pour M. le prince des Nains [lise:; d’Hénin).
Dans un autre ensuitte : une voiture prête à livrer, fond or, à M. le comte de l’Aigle, un train finy d’or, une voiture à rétablir, un train à M. de Senac.
Dans un autre ensuitte : quatre trains aux apprêts, et une diligence fond gris, prête à partir; une caisse de cabriolet sur son tresneau, et une autre caisse de berline neuve, à terre.
Dans l’athelier ensuivant : quatre voitures dont trois
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appartenantes au Roy, et la quatrième prete à partir, appartenant à M. de Serre; deux trains aux apprêts.
Dans celuy suivant ; une berline appartenante à M. de Durfort; deux autres berlines sur leur tresneau, appartenantes au Roy, et une voiture à huit places appartenante aud. deffunt s. Vincent; deux petites roues de cabriolet.
Dans Tattelier à costé de la cuisine : sept fauteuils
dorés pour M. le prince (de Condé); deux fauteuils
à M™® de Mirepoix, dorés au brun; une grande bordure de portrait en pied redorée en partie ; un parquet pour une glace, et trois trumeaux de croisée, en partie dorés, appartenant à M. le chevalier de Luxembourg; un lit... pour led. seigneur; deux pieds de table en bois pour led. seigneur ; un pied de table à quatre colonnes pour M™® de Boudeville
Dans la remise des ambassadeurs : la voiture de M. de Brissac.
Dans quatre laboratoires : diverses chaudières, mortiers, alambics, fourneaux de cuivre et autres ustensiles.
Et le 3o décembre, nous, attendu que la veille les ouvriers avoient quitté leur ouvrage et n’étoient plus dans la maison dud. s. Vincent, avant de nous retirer, nous avons fait venir François de S^-Romain, demeurant rue Beauregard (et vingt-un autres dont les noms figurent au procès-verbal) , tous compagnons peintres travaillant pour led. s. Vincent au jour de son décès, lesquels ont chacun séparément juré et affirmé de n’avoir rien détourné des effets de la succession.
Ensuite avons continué de procéder à l’apposition de nos scellés.
Dans l’écurie ; deux chevaux gris pommelés servant à la voiture; dans une autre petite écurie ; un petit cheval rouge. Sous la remise à trains : une chaise au
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S. Charton ; une voiture de famille au s. Aubert; autre voiture aud, deflfunt s. Vincent ; deux trains appartenant au Roy; un train au s. Guérard, dont la caisse est dans le jardin; autre à M, le duc de la Vallière; autre à M. de Maheux.
Lad. veuve Vincent nous déclare que toute la menuiserie qui est dans les lieux qu’elle occupoit, ainssy que les lambris et cloisons des bateliers, tant vitrés que plains, appartiennent à la succession dud. deffunt son mary, ainsy que toutes les bâtisses sur la gauche dans la cour, les écuries, remises et broyeries, ainsy que la grande remise des ambassadeurs, la grande remise, grand atelier du jardin vitré, ainsy que tous les laboratoires, tant fermés qu’ouverts, construits en iceluy. (Un peu plus loin le propriétaire conteste absolument cette manière de voir et revendique tous les bâtiments ajoutés par le s. Vincent comme lui appartenant d’après les clauses du bail.)
Et le 3i® jour de janvier, nous sommes transportés en une maison scituée au bourg du Buisson, paroisse de Créteil, appartenant aud. deffunt s. Vincent^ où étant entrés et montés au premier étage de lad. maison dans le bâtiment rouge formant aille, et fait entendre le sujet de notre transport à d"® Anne Vallet, veuve du s. Adrien Vincent, mère dud. deffunt, avons procédé à l’apposition de nos scellés.
(Le mobilier qui garnit la maison en question est assez considérable, mais il n’offre rien à signaler.)
Avant de nous retirer, nous avons fait venir Madeleine-Sophie Rougemont, gouvernante des enfants du s. Vincent^ d“® Genevieve Vincent, sœur dud. deffunt, demeurant même maison où nous sommes, d”® Françoise Rouard, femme du s. Levasseur, pensionnaire
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du S. Vincent^ demeurante dans la maison où nous sommes, François Dubois, jardinier, Michel Genty, cuisinier, François Gillet, garçon jardinier, Joseph Martinet, vigneron, tous au service dud. deflfunt, demeurans dans lad. maison, Jeanne Cardin, fille de basse-cour, et François-Alexandre Chevalier, carrier au service du s. Vincent, demeurant à Créteil, lesquels ont chacun séparément juré et affirmé n’avoir rien détourné des effets de la succession.
Quatre-vingt-cinq créanciers opposants , parmi lesquels on signalera seulement :
Jean (T Alençon, maître peintre, rue du faubourg S'- Denis, pour payement de 3,972 livres d’ouvrages faits à des voitures et équipages. (Voir ci-dessus, p. 26.)
Dunepart, maître peintre, rue Transnonnain.
Jacques Chevalier, peintre, carré S*-Martin.
Louis Bridel, peintre (commis du défunt, voir plus haut) .
Antoine Morin, peintre, rue du faubourg S‘-Denis.
Louis Matelai:{, sculpteur, même rue.
Daniel Aubert, sculpteur, rue de P Université.
Gaspard Charpy, officier du Roi, demeurant à la Chancellerie, pour payement de 3, 180 livres.
Pierre Sauvage, peintre, rue de Bourbon-la-Villeneuve, pour payement de 480 livres.
François Charton, receveur des tailles en l’élection de Bar-sur-Aube, pour payement de 700 livres.
Jean-Gabriel Vergne, secrétaire du Roy, propriétaire du grand corps de logis au fond de la cour, occupé par le feu s. Vincent, dépendant de la maison à luy appartenante, seize grande rue du faubourg S*-Denis, où sont les écuries du Roy, pour être payé des loyers courants et à écheoir, lesd. loyers à raison de 3, 200 livres
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par an, suivant le bail qu’il en a passé aud. feu s. Vincent et à la dame son épouse, devant Marlet et son confrère, notaires, le 6 décembre lySq, et pour l’exécution de toutes les autres charges, clauses et conditions portées aud. bail, et notamment de celle par laquelle lesd. s. et d“« Vincent om consenty délaisser en place et sans aucune dégradation les diverses constructions, réparations, améliorations et ajustemens, tant en massonnerie, menuiserie qu autre nature d’ouvrages..., n’empêchant que le grand hangard construit dans le milieu du jardin soit inventorié, comme appartenant à la succession.
Abraham-Ignace Bolkman, maître peintre, rue des ’Prouvaires.
Charles Henry Fennard, bourgeois de Paris, pour payement de 17,947 hvres.
Jean-Jacques Poulet, serrurier du Roi, pour payement de 1,200 livres.
Charles Caron, architecte du Roi, pour payement de 3,222 livres.
Thomas Geoffroi, maître plombier, pour payement livres, pour billets et fournitures.
Bernard Bachelet, maître batteur d’or, pour payement de 67,558 livres.
Le 14 février, la veuve représente que, comme on n’avait découvert aucuns deniers comptants à la mort de son mari, elle s’était trouvée dans la nécessité d’emprunter pour payer toutes les semaines les trente ouvriers que le feu s. Vincent employait et qui travaillent journellement à ses ateliers, qu’ayant de plus des voitures à terminer, tant pour Sa Majesté que pour les Enfants de France, princes et princesses du sang, et autres seigneurs de la cour de France et des cours étrangères, qui ne peuvent souffrir aucun retardement dans la livraison, elle ne peut satisfaire à ces diverses nécessités sans être autorisée à recevoir les sommes dues à la succession. Le lieutenant civil donne l’autorisation demandée.
JACOB ROUSSELET
Le i8 février, il est procédé à l’inventaire des meubles de la succession se trouvant dans la maison de campagne du Buisson, près Créteil, notamment de ceux garnissant la chapelle, la salle de billard, la salle de danse, la chambre dite de l’Aumônier, etc. Cette maison de campagne a toutes les allures d’un véritable château.
Le s. Claude Cherrier de Montreuil, joaillier, rue de la Calandre, représente, pour être portés à l’inventaire, une paire de boucles d’oreilles, un saint Esprit et deux bagues de diamant que le s. Vincent lui avait remis, dans le courant de décembre dernier, pour les vendre et sur lesquels il avait été avancé au défunt 2,000 livres.
D’une opposition il résulte que les s. et dame Vincent avaient vendu, le 22 juin 1770, par contrat passé devant M® Bourcier, notaire, une maison située quai des Ormes. Le 3o avril, le s. Vergne, propriétaire, donne congé de la maison louée au s. Vincent.
Les opérations d’inventaire se prolongent jusqu’au 19 mai. (Arch. nat., Y 1 5471 .)
JACOB ROUSSELET