‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 117 sur 174 · NICOLAS DESPORTES · texte numérisé non relu

NICOLAS DESPORTES

Nicolas Desportes laissait une veuve, Anne-Radegonde Desthieriers de Fleurimont, déjà veuve en premières noces d’Antoine Richard, bourgeois de Paris, et qu’il avait épousée en 1762, ayant lui-même quarante-quatre ans. Leur contrat de mariage, en date du 29 avril 1762, avait été passé devant le notaire De Marandel.

Il était né de cette union un fils nommé Claude-François, comme le fils du grand artiste de la famille. Bien que mineur encore en 1787, le fils unique de Nicolas, auquel notre acte donne la qualité de bourgeois de Paris, ne demeurait pas avec son père, mais habitait rue Poissonnière, Il avait été émancipé dès le 27 septembre, le lendemain même du décès de Nicolas Desportes.

Par un testament déposé chez 1^“= Vivien, notaire, le 2 octobre 1779, notre artiste avait institué sa femme exécutrice de ses dernières volontés, et c’est en cette qualité qu’elle prend l’initiative des opérations d’inventaire confiées à M' de Silly, notaire au Châtelet.

Le mobilier offre quelques objets d’un réel intérêt. C’est, dans la chambre à coucher ; un tableau peint sur toile, quelques pièces de porcelaine, une pendule signée de Morvand, dans sa boîte et sur son pied de marqueterie, un Christ dans un cadre de bois doré, une couchette. Dans le salon : une table de marbre jaspé sur son pied doré et sculpté en forme de console, et sur icelle un sucrier, une théière, un marabout, six tasses et leurs soucoupes de porcelaine, six fauteuils et quatre chaises‘de velours cramoisi ciselé, une petite bibliothèque de bois de placage contenant une soixantaine de volumes, neuf tableaux et deux estampes sous verre dans des cadres de bois doré, une pendule dans sa boîte et sur son pied de marqueterie, deux pieds de bois doré sculpté, un buste de plâtre.,.

Dans la chambre de la veuve : une toilette de bois de rose avec ses ustensiles; une grosse montre d’argent à répétition.

Enfin une vingtaine de livres de dévotion, deux petits Chinois de porcelaine, un manchon d’ours, un jeu de dames. L’argenterie se compose de huit couverts complets, trois cuillers à ragoût, une cuiller à soupe, un porte-huilier d’argent avec burettes de cristal.

Notons en passant que le fils du défunt était grevé de substitution, ce qui semble annoncer que sa conduite ne donnait pas toute satisfaction à sa famille.

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