JEAN-LOUIS SAUCE
PEINTRE. i
9 janvier 1788.
Le procès-verbal du commissaire s’éloigne un peu cette fois de la sécheresse monotone de ces sortes de documents. Il débute par j le récit d’un drame, dont il suffira de résumer les principaux inci- ] dents, vu l’obscurité des personnages.
Jean-Louis Sauce, peintre, vivait depuis trois ans avec une ^ petite ouvrière en dentelles nommée Geneviève-Rosalie Poirier, ! à laquelle il promettait le mariage. L’ayant rencontrée la veille, il l’emmène dans sa chambre au cinquième étage d’une maison de la rue de Vaugirard. A la suite d’un dîner copieux, auquel | avait pris part le s. Spercius, sculpteur, demeurant rue du Pot- • de-Fer, le s. Sauce, sans doute excité par l’eau-de-vie, se jette sur la malheureuse, lui tire deux coups de pistolet et la larde de coups d’épée, malgré ses cris et ses prières, puis se précipite