‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 123 sur 174 · JEAN -GILLES RAMIER · texte numérisé non relu

JEAN -GILLES RAMIER

MAITRE PEINTRE ET DOREUR

i®*" avril 1788.

Voici encore un maître peintre qui, malgré son titre, occupait probablement comme artiste une condition des plus infimes. Nous l’admettons, ainsi que beaucoup d’autres, pour n’oublier personne; mais son oubli n’aurait pas de graves inconvénients.

Jean-Gilles Ramier, maître peintre et doreur, meurt le matin du !"■ avril 1788, dans un appartement au premier d’une maison du faubourg Saint-Martin, appartenant à M. Delaplace, procureur au Châtelet. De son mariage avec Marie Gobin, morte avant lui, il laissait sept enfants mineurs, tous garçons. Une famille aussi nombreuse paraît avoir été pour le défunt une charge bien lourde. En effet, il doit à sa gouvernante, Anne Rolland, veuve du s. Becaris, bourgeois de Paris, plus de 3, 000 livres, dont on retrouve les billets dans les papiers de la succession.

Notons encore un détail caractéristique : le commissaire Simonneau déclare ne pouvoir faire aucune description des objets qui garnissent l’atelier, à cause de leur confusion.

Dans sa dernière maladie, le défunt avait été soigné par Marie- Françoise Fouque, garde-malade, femme de Vincent-Edouard Hemery, maître peintre.

M° Bernard Maigret, notaire à Paris, est chargé de dresser l’inventaire,

(Arch. nat., Y 15489.)

Page 1