GEORGES ALAVOINE
MAÎTRE PEINTRE
9 mars 1772.
Encore un maître peintre inconnu qui a bien toutes les apparences d’un vulgaire peintre de carrosses, à en juger par les marchandises trouvées chez lui.
Georges Alavoine, qualifié maître peintre à Paris, meurt le lundi, 9 mars 1772, vers une heure du matin, dans un appartement au premier d’une maison située rue de Sèvre, appartenant à l’hôpital des Incurables, et dont le s. Guérin, maître charpentier, est principal locataire. Les scellés sont apposés par le commissaire Antoine-Bernard Léger, à la requête de Nicolle- Angélique Forbet, veuve du s. Alavoine, avec qui, d’après sa déclaration, elle était commune en biens.
Pas d’enfant. Voici les objets consignés au procès-verbal qui méritent d’être notés :
Dans la chambre à coucher ; deux grands flambeaux avec leurs girandolles à doubles branches de cuivre argenté; un petit bougeoir et une sonnette, aussy de cuivre argenté; huit flambeaux, mouchettes et porte mouchettes de cuivre jaune ; un petit trumeau de cheminée de trois glaces, dans son flllet de bois sculpté doré; un miroir d’une glace à bizot dans sa bordure et chapiteau, aussy de glaces, ornés de bois sculpté et doré; une pendule faite par G. D. G. Mesnil, dans sa boeste et sur son pied de marquetterie, ornée de cuivre en couleur; cinq tableaux et deux estampes représentant différents sujets ; la tenture de lad. chambre de vieille tapisserie verdure; sept cuillières et sept fourchettes à bouche; une cuillière à ragoût, une à caffé, un goblet à pied, cinq goblets en timballes et une sallière à com-