CLAUDE BACO
PEINTRE DE l’aCADÉMIE DE SAINT-LUC,
17 janvier 1773.
Claude Baco, peintre de l’Académie de Saint-Luc, meurt le 17 janvier 1773, en son domicile, sur le pont Notre-Dame, en une maison appartenant à la ville de Paris, ayant vue sur la traverse du quai de Gesvres, laissant cinq enfants, savoir : Madeleine- Esther, Geneviève-Élisabeth, toutes deux majeures; André- Etienne Baco, peintre en la ville d’Auxerre, représenté par Charles -François Thévenot, maître peintre doreur des bâtiments du Roi ; Claude-Noel Baco, maître peintre de l’Académie de Saint- Luc, demeurant traverse du quai de Gesvres, près du pont Notre- Dame ; Baco, maître peintre de l’Académie de
Saint-Luc, absent.
Raoul-Toussaint Froissé et Pierre-Robert Tramblin, tous deux peintres de 1 Academie de Saint-Luc, sont désignés par les parties pour donner leur avis sur la prisée des tableaux et ustensiles de 1 art de peinture qu’exerçait le feu s. Baco. Le procès-verbal du coînmissaire mentionne sept tableaux, grands et petits, traitant de différents sujets, quatre tableaux d autel dans la boutique et huit autres tableaux de figures.
I. Nous ne donnons l’analyse de ce procès-verbal qu’à cause de cette mention.
PIERRE-JACQUES BETHON. 47
L’argenterie consiste en six couverts, une petite cuiller à moutarde, une cuiller à ragoût et trois gobelets en timbale, un gobelet à pied et une salière.
Une parente de Claude Baco, sans doute sa sœur, avait épousé François Redon, maître peintre, dont le scellé a été publié plus haut (no CCXX). Voyez aussi le scellé à' Antoine Guillon publié ci-dessus sous le n“ CGLXIX, où figurent plusieurs membres d’une autre branche de la famille Baco, et le s. Charles-François Thévenot, qu’on retrouve ici.
Baco paraît souvent comme expert dans les scellés du siècle dernier. Cette famille occupait, on le voit, un certain rang dans l’Académie de Saint-Luc.
(Arch. nat., Y 12060.)
PIERRE-JAGQ.UES BETHON
MAÎTRE PEINTRE DE l’ ACADEMIE DE SAINT-LUC.
22 février lyyS.
Il résulte d’une pièce précédemment publiée t que Pierre- Jacques Bethon était peintre en tapisseries; il meurt le 22 février lyyS, dans son domicile, place de la Bastille. Il était frère du peintre Guillaume Bethon, mort le z3 août iy5g (voir le volume précédent, n° CLXXXIII, p. 285), et de Jean Bethon, peintre du Roi et professeur aux Gobelins, qui vivait encore en iy5g, mais était mort avant iyy3. Les objets énumérés dans le proces-verbal du commissaire sont de très mince valeur. On y voit figurer vingt tableaux et estampes, plusieurs pièces de tapisserie de toile peinte, un gobelet, six couverts et une cuiller à ragoût d’argent. La veuve se nommait Marguerite Gardel.
Les héritiers sont : 1“ Jeanne-Françoise Bethon, sœur du défunt et femme de Nicolas-Edme Tamponet, maître peintre de l’Académie de Saint-Luc, demeurant à Sezanne, de présent à Paris ; 2“ Marie- Anne Bethon, sœur du défunt et femme de. Jean-Paul Morel, peintre en portraits, demeurant rue Geoffroy-l’Asnier ; 3“ Pierre-Gabriel Bethon, soldat au régiment royal de la marine, en garnison à