LAURENT AUBERT
SCULPTEUR
12 mars 1776.
D’après les objets trouvés dans son mobilier, il semblerait que ce sculpteur exerçât la profession d’empailleur naturaliste. Peutêtre ne serait-on pas bien loin de la vérité, car il n’y aurait rien d’étonnant à ce qu'il eût cherché à relever l’humilité de son métier par la qualité de sculpteur.
Laurent Aubert meurt le 12 mars 1776, sur les neuf heures du matin, en sa demeure, au second étage d’une maison de la rue des Orties ayant vue sur le cul-de-sac Matignon, laissant une veuve, Hélène Ancelin, et une fille, sa seule héritière, Marie- Anne-Hélène Aubert, femme àe Joseph Simon ^ sculpteur à Pétersbourg, elle demeurant rue de la Calandre.
Le commissaire Claude-Louis Boulanger est requis d’apposer ses scellés par Jean-Nicolas Aubert, marchand fourbisseur, neveu du défunt et créancier de différentes sommes pour lesquelles il a obtenu condamnation contre lui. ^
Dans le logement du défunt, le commissaire trouve « vingttrois poissons de mer remplis de foin, deux bouquets faits en coquillages, huit panaches, cinq milliers de coquilles tant bonnes que mauvaises de différentes espèces, le tout d’histoire naturelle, onze tableaux, quinze figures de plâtre peintes, cinq morceaux de tapisserie point de Hongrie, deux mortiers de marbre et trois autres morceaux de marbre à broyer de la couleur... »
Dans une petite échoppe sur le quai du Louvre, près de la