‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 27 sur 174 · DESSINATEUR · texte numérisé non relu

DESSINATEUR

3i octobre 177 5.

Il est assez difficile de déterminer le genre de travail auquel se livrait le s. Delahaye. L’acte ne fournit sur ce point que des renseignements très vagues. A côté de « vieux papiers de dessins antiques » sans valeur, se rencontrent dans le mobilier « un métier à glacer avec sa perche et son bâton, douze petites boîtes de bois remplies de différents outils et limes, marteaux, vrilles, rabots, compas, etc. » Enfin, un s. Fourdinier réclame aux héritiers les papiers servant de modèles à dessins sur canevas que le défunt exécutait pour lui. Le s. Delahaye aurait donc été, d après cela, ce qu’on appelle aujourd’hui un dessinateur industriel.

Il meurt en son domicile, rue de la Vannerie, le 3i octobre 1775, laissant de son mariage avec Jacqueline-Jeanne Potier trois fils : Philippe -Valentin, dessinateur, rue de la Coutellerie, Pierre-Charles, dessinateur, rue de Marivaux, enfin Jacques- Bernard, encore mineur, et sous la tutelle de sa mere*.

I . Bellier de la Ghavignerie, qui ignore complètement l’existence des dessinateurs nommés ici, a retrouvé un Guillaume-Nicolas Delahaye, graveur en géographie, né en 1725, mort en 1802, qui pourrait bien être parent à un titre quelconque de ceux-ci 5 mais aucun élément ne nous permet de préciser davantage.

64 CHARLES-FRANÇOrS DELAHAYE.

Celle-ci charge de l’inventaire le notaire Philippe-Élie Davier.

Le mobilier renferme une pendule, une montre, vingt-quatre tableaux et reliquaires, un couteau de chasse garni en argent, une épée damasquinée en or; enfin, la garde-robe bien montée se compose de plusieurs habillements en drap, soie et satin, quelques-uns avec galons d’or et d’argent. Notons enfin quelques bijoux, une certaine quantité d’argenterie, des livres et beaucoup de vieux dessins.

(Arch. nat., Y iSqoe.)

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