ROBERT HUSSARD
outre que celui-ci est décédé dans la religion réformée comme citoyen et bourgeois de Genève 1, ville dans laquelle il est né, qu’il avait été chargé par lui de toucher les arrérages de deux contrats de rente viagère sur la tête de sa fille, et que le compte courant que le défunt avait chez lui est débiteur de 800 livres.
Mobilier de peu d’importance : trois tableaux, trois cuillers et trois fourchettes d’argent, soixante jetons d’argent et 366 livres 6 sols en numéraire.
M= Arnoult, notaire, est chargé de la confection de l’inventaire. François-Bernardin Frey, maître peintre, demeurant rue de Surenne, faubourg Saint-Honoré, est appelé pour donner son avis sur la prisée des tableaux, estampes et ustensiles de peinture. (Arch. nat., Y i5388.)
FRANÇOIS JOLICORPS
COMPAGNON PEINTRE
Procès-verbal de mort subite.
21 février 1777.
Le vendredi, 21 février 1777, un homme tombe subitement au milieu de la rue; on le transporte dans une maison du voisinage. Le commissaire Marie-Joseph Chenon fils est appelé et cherche vainement à établir l’identité de la victime. Force lui est de se borner à dresser une description exacte de son costume, en signalant tous les objets trouvés dans ses poches, et de faire transporter le cadavre à la basse geôle. Là, il est reconnu le lendemain par son frère, le s. Nicolas- Philippe Jolicorps, peintre, rue Guérin-Boisseau, qui déclare que le corps trouvé dans la rue est celui de François Jolicorps, compagnon peintre, âgé de quarantequatre ans, souffrant depuis six mois d’une maladie qui l’avait empêche de sortir durant les quinze derniers jours.
(Arch. nat., Y 1 1499.)
I. Dans la deuxième partie des Beaux-Arts à Genève, J.-J. Rigaud cite un Pierre Hussard, graveur de paysages et joaillier, issu d’une vieille famille génevoise, mais il ne parle pas de Robert Hussard, qui, au moins d’après les dates, pourrait bien être le frère de Pierre.