‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 38 sur 174 · ANDRÉ COLLET · texte numérisé non relu

ANDRÉ COLLET

MAÎTRE SCULPTEUR

14 mai 1777.

Procès-verbal de mort subite.

Il y a peu de chose à tirer de ce procès-verbal. Souffrant d’un asthme depuis plusieurs années, et âgé d’environ soixante-seize ans, le s, André Collet, maître sculpteur, meurt des suites de

QUENTIN-CLAUDE PITOIN. 7 3

son indisposition, ainsi que le constate le s. Louis Girard, chirurgien du comte d’Artois, le mercredi, 14 mai 1777. Il habitait le premier étage d’une maison de la rue Saint-Jacques, appartenant à la fabrique de l’église de Saint-Severin.

La mort est constatée par le commissaire Noël-Louis Gillet, sur la réquisition des gendres du défunt: 1° Nicolas Marguerit, marchand orfèvre, place des Trois-Maries, veuf de Marie-Julie Collet et tuteur de sa fille Marguerite-Julie; 2“ Charles- Robert Lecoq, maître serrurier, rue Galande, veuf de Anne-Marie Collet, au nom de ses enfants mineurs.

Pas de scellés ni d’inventaire.

(Arch. nat., Y 1410b.)

QUENTIN-CLAUDE PITOIN

MAÎTRE SCULPTEUR ET DOREUR

3 juin 1777.

Qiientin-Claude Pitoin, maître sculpteur, fondeur et doreur, jouissait d’une certaine considération parmi ses confrères, car l’acte que nous analysons le dit ancien directeur de l’Académie de Saint-Luc. Sa situation était aisée, car il est propriétaire de la maison à porte cochère, dont il occupe plusieurs étages, rue du Petit-Carreau. Son mobilier, sans être luxueux, annonce de la fortune.

Enfin, on trouve chez lui, en deniers comptants, d’une part, 1,782 livres, remises à ses héritiers pour les frais funéraires et. les dépenses urgentes, de l’autre, 5,774 livres. Tout ceci annonce un personnage de quelque importance.

Le défunt laissait trois héritiers : un fils, Claude-Jean Pitoin, mineur émancipé d’âge, sous la tutelle d’Antoine Lelièvre, ancien doreur du Roi ; une fille, Germaine-Llisabcth, tnarlce a Jean-Antoine Dangé, maître serrurier, rue Saint-Marc, et un petit-fils mineur, Antoine-Louis Fixon, né du mariage de Louis- Pierre F'ixon , maître sculpteur à Paris , rue Meslée , et de défunte Marie-Élisabeth Pitoin. Ce mariage, d’après le contrat représenté par le s. Fixon et passé devant M® Poultier, notaire.

QUENTIN-CLAUDK PITOIN.

remontait au mois de mai 1771, tandis que le contrat de mariage de Dangé (M® Guillaume, notaire) portait la date du 18 avril 1775.

M® Jean-Baptiste Guillaume, notaire, est chargé de la confection de l’inventaire. Les siems, Louis-Gabriel Feloix, demeurant rue des Boucheries, paroisse Saint-Sulpice, et Nicolas Henry, demeurant rue des Grands-Augustins, tous deux maîtres fondeurs, sont appelés pour donner leur avis sur la prisée des marchandises et ustensiles du commerce du s. Pitoin. Il s’agit donc d’un véritable fondeur-ciseleur et doreur.

Parmi les objets les plus remarquables, il suffira de noter les suivants :

Dans la chambre du défunt : deux estampes des batailles d’Alexandre et Constantin, un buste et deux figures en plâtre, une montre à boîte d’or, une tabatière, un porte-crayon d’argent et un petit sac de sols.

Dans le salon du rez-de-chaussée : une petite pendulle sur son pied doré portaiyt des attributs de musique et de jardinage, deux tableaux-portraits en pastel dans leurs filets dorés et sous verre; un Christ de cuivre, en bronze doré, d’or moulu, sur une croix de bois d’ebenne.

Dans une petite pièce ensuitte dud. sallon, ayant vue sur le jardin : s’est trouvé en évidence une pendulle dorée d’or moulu.

Dans un petit cabinet ensuitte : deux tableaux, deux estampes sous verre.

*Dans un attelier pratiqué dans le jardin (point de description).

12 juin : En procédant^ led. s. Pitoin a déclaré que, depuis le décès de son père et l’apposition de nosd. scellés , le s. Benoist, doreur argenteur, lui a raporté soixante-trois paires de flambeaux à la royalle, dont cinq paires du grand modèle et cinquante-huit paires du moyen modèle, dont led. s. Benoist a répété la façon, à raison de 3 2 livres pour le grand modèle et de 24 livres

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