ANDRÉ COLLET
ouverte par un serrurier, et les scellés sont apposés sur les effets qui s’y trouvent.
Le 28 avril, la veuve d’Étienne Fessard, graveur du Roi, se présente devant le commissaire et expose que son mari, ayant loué, le I" avril, un appartement au quatrième étage, rue des Boucheries, et y ayant fait transporter ses meubles, n’a pu en prendre possession en raison de sa santé et est allé demeurer dans une chambre garnie, rue des Martyrs, à renseigne du duc de Chartres, chez Thomas, marchand de vin et traiteur; c’est là qu’il est mort le mercredi, a3 avril. Il a été enterré le 25, sur la paroisse de Montmartre. A la suite de cette déclaration, la veuve requiert, en son nom et pour la conservation de ses droits, l’apposition des scellés dans l’appartement de la rue des Boucheries, où seront transportés les hardes et effets laissés par le défunt dans sa chambre de la rue des Martyrs; ce qui a lieu.
L’appartement du troisième étage de la rue des Boucheries est occupé par un peintre en éventails, nommé F7'ançois Raymond. Seize opposants se présentent. Parmi eux figurent le sieur Langlade, Roettiers de La Tour, orfèvre ordinaire du Roi, et Denis-Charles Butte, ancien directeur de l’Académie de Saint- Luc, rue de Gesvres.
Le mobilier n’offre aucun intérêt.
Les héritiers sont des neveux et nièces ; parmi eux figure Etienne-Léon Poignant, marchand d’estampes, demeurant rue et hôtel Serpente.
En somme, le graveur Fessard paraît avoir fini ses jours dans une situation des plus embarrassées.
(Arch. nat., Y 12682.)