‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 40 sur 174 · SCULPTEUR ET DESSINATEUR · texte numérisé non relu

SCULPTEUR ET DESSINATEUR

3 août 1777.

D’après la déclaration du s. Ghalle, maître menuisier, machiniste des Menus- Plaisirs du Roi, le sieur Pierreux, qualifié de sculpteur et dessinateur, serait mort dans une extrême indigence. Agé de cinquante-cinq ans au jour de sa mort, il ne vivait depuis deux ans que des secours du s. Ghalle et du curé de Saint-Laurent; transporté depuis deux jours à l’Hôtel-Dieu, il y décède le dimanche, i“‘' août 1777, à quatre heures du matin, n’ayant pour héritiers que des parents habitant la province, notamment un frère, entreposeur de tabac à Rue, près Abbeville.

Le commissaire Jean-François Hugues dresse un état sommaire des nippes sans valeur laissées par le défunt chez le sieur Ghalle, rue du Faubourg-Saint-Dcnis , et parmi lesquelles se trouvent trente-deux rouleaux de dessins et plans de différentes grandeurs que le s. Ghalle croit être l’œuvre du s. Pierreux. Aucun indice ne met sur la trace de la véritable profession du pauvre diable.

(Arch. nat., Y 1 1018.)

JEAN-LOUIS BOURIANNR.

JEAN-LOUIS BOURIANNE

PEINTRE

4 août 1777.

Jean-Louis Bourianne, peintre, meurt en son domicile, rue de Bourbon, dans une maison appartenant aux Filles- Dieu, le 4 août 1777. Sa veuve, Michelle-Charlotte Breton, qui avait e'pousé en premières noces le s. Jean Gilles, maître pâtissier, requiert l’apposition des scellés.

Le défunt laissait un mobilier insignifiant, quelque peu d’argenterie, une montre d’argent et des bijoux sans valeur.

Cette modeste succession se divise entre le frère du peintre, parti vingt-sept ans auparavant comme soldat de la marine, sans qu’on ait jamais reçu de ses nouvelles, et les trois enfants de Louis- Antoine Hérault, maître peintre à Paris, rue Basse porte Saint-Denis, et de feue Anne-Jeanne-Madeleine Bourianne, sœur du défunt.

M» Guillaume Angot, notaire au Châtelet, est chargé de procéder à l’inventaire.

(Arch. nat., Y 12066.)

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