PIERRE-CONTANT D’IVRY
ARCHITECTE DU ROI ET DU DUC d’orlÉANS,
I®*' octobre 1777.
L’architecte Contant d’Ivry, né à Ivry-sur-Seine en 1698, et admis à l’Académie royale d’architecture en 1728, a dirigé des constructions importantes à Paris et en province. En première ligne, il faut citer l’église de la Madeleine, dont Louis XV posa la première pierre le 3 avril 1764. Contant cCIvry est l’auteur du grand escalier d’honneur au Palais -Royal et des bâtiments de la cour des Fontaines. Il a laissé un recueil, « Œuvres d’architecture, » publié en lySS, in-folio. Le dictionnaire de Lance donne la liste de ses principaux travaux.
Pierre-Contant d’Ivry, architecte du Roi et de M. le duc d’Or-
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léans, meurt de maladie le mercredi, le-- octobre 1777, sur les cinq heures du matin, rue de Harlay, dans une maison prenant vue sur le quai des Orfèvres, et appartenant au président de Menière, en un appartement au deuxième étage. Le défunt avait désigné comme exécuteur de son testament, daté du 9 août 1776, M" François-Romain Brichard, notaire, rue Saint-André-des- Arts, qui, en cette qualité, requiert le commissaire Pierre-Nicolas-Eustache Landelle d’apposer les scellés sur les meubles et effets du défunt.
La seule héritière est Angélique Contant, fille de Contant d’Ivry, mariée à l’architecte André-Philippe Dulin de la Pommeraye, et demeurant avec lui dans l’enceinte de la nouvelle église de la Madeleine. Peut-être le père se défiait-il de ses héritiers, car il avait établi, par un codicille du 2 avril i777j substitution en faveur des enfants nés et à naître de leur mariage.
Dans le mobilier figurent, comme d’habitude, des tableaux, quelques portraits, des estampes sous verre, une pendule d’Etienne Lenoir, sur un pied de cuivre doré d’or moulu, un cabaret verni façon de la Chine, vingt-huit volumes, oeuvre d’architecture du défunt, un étui de mathématiques en laque de Chine, garni de ses outils en or.
L’argenterie consiste en sept couverts, deux cuillers à ragoût et six à café, marqués d’initiales surmontées d’une couronne.
Dans une armoire sont trouvés quatre sacs d’argent et deux autres plus petits ; les deniers comptants montent à la somme de 2,471 livres.
Le seul opposant est le s. Étienne Bergeron-Danguy, bourgeois de Saint-Germain-en-Laye, réclamant le payement d’une rente viagère qui lui était due en vertu du contrat de mariage de sa fille Madeleine-Henriette Bergeron, décédée épouse du s. Contant d’Ivry, ledit contrat passé devant M= Bateste, notaire à Paris, le 21 mars 1741, portant constitution d’une dot de 12,000 livres, à la charge de payer une rente viagère de 45o livres aux parents de ladite dame et 226 livres au dernier survivant.
Les héritiers désignent le s. Charles-Guillaume Leclerc, marchand libraire à Paris, pour donner son avis sur la prisée des livres, et François-Charles Joullain pour les estampes et dessins.
L’inventaire est suivi de la vente des objets mobiliers.
(Arch. nat., Y 14038.)