PEINTRE ORDINAIRE DU ROI
28 janvier 1780.
On a vu, dans le précédent volume, à la date du 3 mai ij55, le scellé de Jean-Baptiste Oudry (n“ CLX, p. 2o3). Il semblait, d’après cet acte, y avoir, sinon mésintelligence ouverte, du moins quelques nuages entre le peintre du roi et sa femme. La pièce actuelle n’efface pas cette impression. Mais procédons par ordre.
Marie- Marguerite Froissé meurt de maladie, dans la matinée du vendredi, 28 janvier 1780, en son domicile, au second étage d’une maison du cul-de-sac Saint-Thomas du Louvre, appartenant au s. Dupont.
Ses héritiers sont au nombre de cinq : Marguerite-Thérèse Oudry, épouse de Nicolas Nollot ou Nolleau, peintre, demeurant rue de la Tixeranderie; Marie-Anne Oudry, fille majeure, sœur de la précédente, demeurant avec sa mère; Jacques-Charles Oudry, bourgeois de Paris, ancien sous-ingénieur des Ponts-et- Chaussées, demeurant rue Moufiètard, fils; Marie-Charlotte de la Groue, fille majeure, par représentation de sa mère Nicolle Oudry, fille de la défunte, décédée femme de Pierre-Paul Delagroue, marchand épicier à Paris; enfin François-Marie-Antoine Boizot, lieutenant dans le corps du génie au service du roi d’Espagne, résidant à Carthagène, par représentation de Marie Oudry, sa mère, aussi fille de la défunte, décédée épouse du s. Antoine Boii^ot, peintre ordinaire du Roi et de son Académie.
Le s. Antoine Boizot, demeurant aux Gobelins, institué par la défunte exécuteur du testament fait par elle devant M® Deherain, le 24 septembre 1776, et de son codicille du 25 janvier 1780, déclare se désister purement et simplement de la qualité qui lui est attribuée par ce testament contre lequel il fait toutes réserves.
GABRIEL-JACQUES DE SAINT- AUBIN. Io5
Peu de chose à noter dans le mobilier. Dans la chambre de la défunte : onze tableaux dans leurs cadres de bois sculpté, la plupart portraits de famille; quatre autres portraits dans une autre pièce, et deux figures en plâtre bronzé ; dans l’antichambre : un grand tableau représentant David, sur la cheminée, un violon, de la musique. L’argenterie, assez insignifiante, consiste en deux couverts d’argent, deux cuillers à café, une cuiller à ragoût, une soucoupe et un pied à gobelet d’argent.
Les oppositions ne méritent pas d’être signalées.
M'= Le Pot d’Auteuil est chargé par les parties de la confection de l’inventaire.
La dame Oudry avait vendu, par contrat passé le i3 mai 1766 devant Hocque de Cerville, à Antoine Oudry, écuyer, une maison sise à Paris, quartier Saint-Germain-des-Prés, contre une rente viagère de 5oo livres.
Le surplus de l’acte contient des règlements de compte n’offrant aucun détail susceptible d’être noté.
(Arch. nat., Y ii5o5.)