PEINTRE DE ACADEMIE DE SAINT-LUC
9 février 1780.
MM. de Goncourt terminent ainsi le vivant portrait qu’ils consacrent à Gabriel de Saint- Aubin : « Au bout de ce vagabondage... il arrivait que Gabriel n’avait plus souci de sa personne, et s’habillait et se laissait vivre à l’aventure, et mourait en 1780 de l’abandonnement qu’il faisait de lui-même. » Peut-être nos deux historiens ne croyaient-ils pas dire si juste et si vrai. En effet, l’artiste fatigué, malade, sentant la mort approcher, ne peut plus rester dans un appartement aussi en désordre que le sien, et se fait transporter chez un de ses frères pour y rendre le dernier soupir. Notre procès-verbal de scellés répond à tout ce qu’on savait d’ailleurs de la vie et des habitudes de l’artiste.
Né à Paris en 1724, fils d’un brodeur du Roi, Germain de Saint-Aubin, qui n’avait pas eu moins de quatorze enfants, Gabriel-J acques reçut les leçons de Jeaurat, de Colin de Vermont, de Boucher, obtint même un second prix au concours de