PEINTRE EN FLEURS
18 octobre 1771 .
Déclaration de mort subite.
Le vendredi, i8 octobre 1771, sur les neuf heures du matin, le s. François Ledoux, maître doreur sur bois, demeurant rue de la Haute-Vannerie, se présente devant le commissaire de Rochebrune pour déclarer que, la nuit précédente, vers les trois heures du matin, le s. Claude-Joseph Brugnon, son gendre, peintre en fleurs, âgé de quarante-deux ans et demi, et qui travaillait la veille de sa profession, a été attaqué d’une toux suivie d un vomissement de sang qui l’a étouffé au bout d’une demi-heure, dans sa chambre, au troisième étage d’une maison, rue des Jardins, dont le bas est occupé par le s. Rémond, maître menuisier.
I. Voyez le scellé de Pierre-Simon Dequoy dans le précédent volume, p. 362, n" GGXV.
12 FRANÇOIS-FRÉDÉRIC Sl’OURNY.
La déclaration est suivie de l’autorisation d’inhumer, donnée après la visite des médecins du Châtelet.
Ce peintre de fleurs est complètement inconnu. On ne sait rien de lui que ce qui est consigné dans l’acte analysé ici.
(Arch. nat., Y iSSqS).
FRANÇOIS-FRÉDÉRIC SPOURNY
PEINTRE
3 1 octobre 1771 .
Le s. François-Frédéric Spourny , peintre étranger, né à Spoucart (est-ce Stuttgard?), meurt le jeudi, 3i octobre 1771, sur les cinq heures et demie du matin, au quatrième étage d’une maison de la rue Jean-de-Lépine, dont est principal locataire le s. de Blois, marchand de vin à la ville de Blois, dans une chambre ayant vue sur la place de Grève, laissant pour héritier un fils mineur, se trouvant en Amérique.
Les scellés sont apposés par le commissaire Agnan-Philippe Miché de Rochebrune, à la requête d’Anne Rousseau, fille majeure, gouvernante du défunt, et sa créancière pour la somme de 1,200 livres.
La reconnaissance et la levée des scellés sont requises par Nicolas Arnould, peintre à Paris, rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie, au nom et comme tuteur de Pierre Spourny, fils mineur du défunt Frédéric Spourny et d’Élisabeth Dufresne, décédée sa femme, âgé de vingt-trois ans, seul héritier du défunt. Le tuteur charge de l’inventaire le notaire François de la Chaise. Le mobilier n’offre rien qui mérite d’être noté.
Onze opposants se présentent. Ce sont pour la plupart des fournisseurs : tailleur, perruquier, boulanger, marchand de vin, médecin et propriétaire. Ce dernier a même fait l’avance des frais d’enterrement. Il faut toutefois relever parmi les opposants les noms suivants ;
Pierre-François Genaud du Carray, maître peintre, rueSaint- Nicaise.
Jean-Pierre Gillet, peintre, rue Baillet.
Charles-Laurent Sorée , peintre, rue Clos - Georgeot , ayant