PEINTRE ORDINAIRE DU ROI ET DE SON ACADÉMIE
9 mars 1782.
Jal a singulièrement contribué à élucider la généalogie et l’histoire des artistes qui ont porté le nom de Boi^ot. Le procès-verbal de scellé dressé après la mort du peintre Antoine Boi^ot complète sur certains points ses découvertes.
Antoine Boi^ot, peintre ordinaire du Roi et de son Académie royale de peinture et de sculpture, dessinateur de la manufacture des Gobelins (ancien marguillier de Saint-Hippolyte et commissaire des pauvres de cette paroisse, ajoute Jal), meurt le 9 mars 1782, dans son logement des Gobelins, veuf en premières noces de Marie Oudry, fille du peintre de ce nom (voyez ci -'dessus le scellé à'Oiidry et celui de sa femme, n°® CLX et CGGXI), et en secondes noces de Jeanne-Marie Flottes.
Sa première femme n’avait eu qu’un enfant, et cet enfant avait coûté la vie à sa mère. G’est François-Marie- Antoine Boi^ot, architecte et graveur à la manière du lavis, d’après Jal, qui le suppose mort avant son père, ne voyant pas figurer son nom sur l’acte de décès. Jal a raison : François- Marie- Antoine Boi^ot, né le 25 mai lySy, qualifié ici lieutenant d’infanterie et ingénieur extraordinaire du roi d’Espagne à Garthagène, était mort, notre acte le dit positivement, le ii août 1781, à Garthagène, laissant une veuve, Agnès-Geneviève Blanchard, qu’il avait épousée le 29 octobre 1766, et deux filles, Marie-Antoinette-Agnès, âgée de treize ans passés, et Isabelle-Marie-Isidora-Rita-Guiteria, âgée de près de huit ans. Ges deux filles se présentent par représentation de leur père comme héritières de leur aïeul.
Des sept enfants que Boi:çot avait eus de son second mariage entre les années 1742 et 1758, il n’en restait que trois vivants en 1782 : Louis-Simon Boi^ot, le sculpteur, né le 9 octobre 1743 (Jal). C’est lui qui dirige toutes les opérations d’apposition et de levée des scellés; Marie-Louise-Adélaïde, née le i5 août 1744, et Marie-Marguerite, née le 22 décembre 1750; ces deux dernières filles majeures. Les scellés sont apposés par Claude-Joseph Clos, lieutenant général de la Prévôté de l’Hôtel du roi, le lendemain du
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décès, 10 mars, dès huit heures du matin. Parmi les objets décrits sur son procès-verbal figurent, dans la chambre du défunt, ayant vue sur le jardin : un grand tableau dans un cadre doré, représentant les Grâces ; un autre, aussi dans un cadre doré, représentant Apollon; dans une autre chambre : un tableau en dessus de porte encadré, représentant un chien de chasse (peutêtre une œuvre à'Oudry), enfin, dans l’antichambre : deux grands tableaux sur toile représentant des fruits.
Louis-Simon Boi:^ot désigne, pour donner son avis sur l’arrangement, prisée et valeur de tout ce qui compose l’atelier du défunt, le s. Clément-Louis-Marie-Anne Le Belle (lisez Belle), peintre ordinaire du Roi et inspecteur des Gobelins, où il demeure. (Arch. nat., V® 91.)
MARIE-FRANÇOISE ANSIAUME Veuve de PIERRE ALLAIS, maître peintre.