‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 91 sur 174 · COMPAGNON SCULPTEUR · texte numérisé non relu

COMPAGNON SCULPTEUR

24 avril 1784.

Il meurt dans un état voisin de l’indigence, à l’âge de soixantetreize ans passés, ce compagnon sculpteur qui portait le nom de Germain-Nicolas Tierce. Il habitait au n° 17 du faubourg Saint- Martin, dans une maison appartenant à la fabrique de Saint- Laurent, et n’avait jamais voulu se marier ; aussi ne laissait-il pour héritières que des nièces, en faveur desquelles il avait fait un testament olographe en date du 10 janvier 1781, testament déposé chez Delamotte, notaire.

Le commissaire Delaporte, appelé pour apposer les scellés, se trouve en présence d’un mobilier des plus insignifiants dans lequel il signale une douzaine de tableaux,

(Arch. nat., Y 12207.)

JEAN-BAPTISTE LECHANTRE

CCCXLIII.

JEAN-BAPTISTE LECHANTRE

MAITRE PEINTRE DE l’aCADÉMIE DE SAINT -LUC.

29 avril 1784.

Ce maître peintre a toutes les apparences d’un marchand de couleurs. Cependant, comme il tenait un certain état de maison, comme plusieurs de ses fils faisaient partie avec lui de l’Académie de Saint-Luc, nous présenterons une analyse succincte des détails donnés ici sur cette famille de peintres, doreurs et marchands.

Jean-Baptiste Lechantre, qualifié maître peintre de l’Académie de Saint-Luc, meurt, de maladie, le jeudi, 29 avril 1784, sur les midi, en une maison à lui appartenant, rue du Faubourg-Saint- Martin, maison dont il avait fait l’acquisition par acte passé devant M' Lécuyer, notaire, le i5 mars 1766; il devait encore une partie du prix d’achat de cet immeuble.

Les scellés sont apposés par le commissaire Pierre-Nicolas- Eustache Landelle, à la requête de Marguerite- Louise Chevillon, veuve du défunt et tutrice de ses trois enfants mineurs. Sur la demande de la veuve, une perquisition faite dans le cabinet du s. Lechantre amène la découverte de son testament, daté du 12 avril 1780, et d’un sac de deniers contenant 1,140 livres; ce sac est laissé à la veuve.

Les enfants sont au nombre de huit ; 1° Jean - Baptiste Lechantre l’aîné, peintre à Paris, demeurant avec sa mère; 2° Madeleine-Charlotte, veuve du s. Duponchel, maître limonadier, habitant aussi la maison paternelle avec sa sœur et son frère dont les noms suivent ; 3“ Marie-Louise-Charlotte, épouse du s. Pierre Petit, peintre de l’Académie de Saint-Luc, absent ; 4° Jean-Baptiste Lechantre, cadet, sculpteur de l’Académie de Saint-Luc ; 5“ Marie-Eulalie, femme de Jean-Baptiste Bolard, maître marbrier à Paris, rue Buffault. Ces cinq enfants étaient nés des deux premières femmes du défunt, nommées Bolard et Charlotte Sizeau. La troisième, Marguerite-Louise Chevillon, avait, comme on l’a dit, trois enfants encore mineurs (la majorité étant fixée à vingt-cinq ans); c’était : 6° Jacques-Louis, soldat au NOUV. AttCH. DE l’aRT FR. l885 U

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