‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 94 sur 174 · NÉGOCIANT A AUBUSSON · texte numérisé non relu

NÉGOCIANT A AUBUSSON

19 octobre 1784.

Les renseignements sur les tapissiers et les ateliers d’Aubusson sont rares, aussi avons-nous cru devoir recueillir tous ceux qui se présentaient. C’est à ce titre que nous analysons l’acte relatif au s. Annet Delaporte.

Le mardi, 19 octobre 1784, vers une heure, Gabriel Picon, marchand de tapisseries à Paris, demeurant rue de la Huchette, requiert, en qualité d’exécuteur testamentaire, le commissaire Pierre-Jean Duchauffour d’apposer les scellés au domicile d' Annet Delaporte, négociant à Aubusson, qui vient de décéder dans une chambre qu’il occupait depuis quinze mois, au premier étage d’une maison garnie, rue Saint-Louis, près le Palais, appartenant au domaine et tenue par le s. Lemaire, perruquier.

D’abord, perquisition est faite pour retrouver le testament du défunt, et, sur les indications du s. Picon, cette pièce est découverte dans un secrétaire; elle se termine par ces mots : « Ce présent mon testament et dernière volonté a été fait, écrit et signé

MICHEL-JEAN DELAFOND.

de ma main, scellé de mes armes à Paris, y demeurant, rue Saint-Louis, le i5 novembre 1782. » Ce testament, qui institue en effet le s. Picon exécuteur testamentaire, est déposé, de l’ordre du lieutenant particulier au Châtelet, chez M® Menjaud, notaire, qui est chargé de l’inventaire. Dans les tiroirs du défunt sont recueillies différentes sommes formant un total de 1,074 livres.

Les héritiers sont des cousins habitant Aubusson, l’un simple bourgeois, l’autre médecin.

Une opposition mentionne quatre contrats de i5o livres chacun de rente viagère sur la tête du défunt. C’est tout ce que nous voyons à relever dans l’acte.

(Arch. nat., Y 12691.)

CCGXLVI.

MICHEL-JEAN DELAFOND

PEINTRE DE l’aCADÉMIE DE SAINT - LUC.

16 novembre 1784.

Les détails de ce procès-verbal offrent un médiocre intérêt. Le mobilier est sans valeur. Le s. Michel-Jean Delafond, peintre de l’Académie de Saint-Luc, décédé le i6 novembre 1784, rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prez , laisse en mourant une veuve, Jeanne Chaillot, et une fille unique, nommée Marie, épouse de Léonard-André Cujas, seigneur de Ribbe et de Duchiroux, demeurant à La Souterraine et venu à Paris pour recueillir l’héritage.

Plusieurs créanciers se présentent réclamant diverses sommes dues par le défunt. On trouve chez lui en deniers comptants 633 livres 8 sols; la vaisselle d’argent pèse 7 marcs 4 onces.

Le notaire Claude-Nicolas Ballet est chargé de l’inventaire.

(Arch. nat., Y i3573.)

GCCXLVII.

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