LOUIS-LÉANDRE POULAIN
PEINTRE DE l’aCADÉMIE DE SAINT-LUC.
4 mars lySS.
Membre fort obscur de l’Académie de Saint-Luc, Louis-Léandre Poulain meurt dans l’après-midi, le jeudi, 4 mars 1785; il habitait une chambre au troisième étage de la rue des Prêtres- Saint-Paul, dépendant d’une maison dite l’hôtel de Jassaud. 11 laissait de son mariage avec Marie-Geneviève Couillard une fille nommée Marie-Geneviève, âgée de treize ans, dont la grand’mère et tutrice fait apposer les scellés sur les meubles du défunt par le commissaire Jean-Jacques Grandin.
Le mobilier en évidence comprend une dizaine de tableaux et une statue en terre cuite représentant une Vierge; rien d’ailleurs
l66 FRANÇOIS BERLICOT.
qui puisse nous édifier sur la véritable profession du s. Poulain, puisque le titre de maître peintre s’applique aussi bien à des badigeonneurs qu’à de véritables peintres de portraits ou de paysages.
La rédaction de l’inventaire est confiée au notaire Jean-Nicolas Bontemps.
(Arch.’ nat., Y i33i5.)
FRANÇOIS BERLICOT
PEINTRE DE l’aCADÉMIE DE SAINT-LUC.
8 OU 9 avril lySS.
Peu de détails sur les circonstances assez singulières de la mort de ce peintre. Sa veuve, Marie-Jeanne Rougelin, en venant requérir du commissaire Pierre-François Simonneau, le i2 avril lySS, l’apposition des scellés au domicile de son mari, rue Neuve- Saint-Laurent, au Grand-Monarque, au deuxième étage, raconte qu’ayant été informée que son mari, qui travaillait chez M. le président de Lamoignon, à Basville, était dangereusement malade, elle s’y est rendue en toute hâte et n’est arrivée, le dimanche précédent, que pour apprendre qu’il avait été enterré la veille.
François Berlicot, peintre de l’Académie de Saint-Luc, laissait deux enfants : un fils mineur, nommé François, et une fille, Marie-Jeanne, mariée à Charles-Guillaume Babin, tailleur d’habits à Paris. Le notaire Julien P. de Sacher est chargé de dresser l’inventaire.
(Arch. nat., Y iSqSS.)