Scellés et inventaires d'artistes
Burbure de Wezembeech (le chevalier Léon de), à Gand. Capetter (Gustave), à Angoulême.
Castagnary, conseiller d’État, à Paris.
Chabouillet, conservateur du Cabinet des Médailles, à Paris. Champion (Honoré), libraire, à Paris.
Charavay (Etienne), à Paris.
Charvet, architecte, à Lyon.
Chennevières (le marquis de), membre de l’Institut, à Paris. Chéron (Paul), à Paris.
Chevrier (Maurice), à Paris.
Corroyer (Edouard), architecte du gouvernement, à Paris. Courajod (Louis), à Paris.
Darcel (Alfred), administrateur de la manufacture des Gobelins. Dassy (Léon), architecte, à Paris.
David (Jules), peintre, à Paris.
Decaux (G.), à Paris.
Delaborde (le vicomte Henri), membre de l’Institut, à Paris. Delagrave, à Paris.
Delaherche, à Beauvais.
Delisle (Léopold), membre de l’Institut, à Paris.
Destailleur, architecte, à Paris.
Devrez (Désiré), architecte du gouvernement, à Paris.
Didot, à Paris.
Doucet, à Paris.
Dreyfus (Gustave), à Paris.
Dubost (R.), à Paris.
Dumoulin, libraire, à Paris.
Duplessis (Georges), conservateur-adjoint du Cabinet des Estampes. Dupont-Auberville, à Paris.
Duval (A.), à Lyon.
Fabre, à Paris.
Fayet, à Paris.
Fidière des Prinveaux (O.), à Paris.
Fournier (Charles), à Paris.
Gautier, à Paris.
Gérard, à Paris.
Gérardin (Alfred), à Paris.
Giacomelli, à Versailles.
Gonse (Louis), à Paris.
Grandmaison (Charles de), à Tours.
Guiffrey (Jules), à Paris.
Havard (Henry), à Paris.
Hédou (Jules), à Rouen.
Heiss (A.), à Paris.
Herbet, à Paris.
Herluison (H.), libraire, à Orléans.
Jacob, notaire, à Angerville.
Jamain (Joseph), conseiller référendaire à la Cour des Comptes. Jarry (Louis), à Orléans.
Jeancourt (Charles), à Paris.
Jouin (Henry), à Paris.
Laborde (le marquis de), à Paris.
Lafenestre (Georges), inspecteur général des expositions, à Paris. Laisné (Charles), architecte du gouvernement, à Paris.
La Pommeraye (Édouard de), à Paris.
Le Breton (Gaston), à Rouen.
Le Chevallier- Chevignard, peintre, à Paris.
Lemarié, à Paris.
Letrône, à Paris.
Liepmannssohn (Léon), libraire, à Berlin.
Liesville (de), à Paris.
Lisch (Just), architecte du gouvernement, à Paris.
Lopinot (Amédée), à Paris.
Louvrier de Lajolais, directeur de l’École des arts décoratifs. Lucas (Charles), architecte, à Paris.
Maciet, à Paris.
Magnabal, à Bellevue.
Mantz (Paul), à Paris.
Marcille (Eudoxe), à Paris.
Mareuse (Edgar), à Paris.
Mauban (Georges), à Paris.
Maze (Alphonse), à Paris.
Meaume (Édouard), à Paris.
Menu (Henri), libraire, à Paris.
Mercier (Charles), à Paris.
Merson (Olivier), à Paris.
Molinier (Émile), attaché à la conservation du Louvre. Montaiglon (Anatole de), professeur à l’École des Chartes, à Paris. Müntz (Eugène), à Paris.
Naples (Paul), architecte du gouvernement, à Paris.
Nicard (Pol), à Paris.
Normand (Jacques), à Paris.
Pallier, à Viroflay.
Paris (Gaston), membre de l’Institut, à Paris.
Patenotte (M“®), à Paris.
Pécoul (Auguste), à Paris.
Périn, architecte, à Paris.
Petit (F.), à Paris.
Pinchai't (Alexandre), à Bruxelles.
Popelin (Claudius), à Paris.
Port (Gélestin), correspondant de l’Institut, à Angers.
Portalis (le baron Roger), à Paris.
Pouy (F.), à Amiens.
Raynal (E. de), conseiller référendaire à la Cour des Comptes. Reiset (Frédéric), directeur honoraire des Musées nationaux. Revilliod de Watteville, à Genève.
Richard, archiviste du département de la Vienne, à Poitiers. Rondot (Natalis), au château de Chamblon (Suisse).
Sabine, architecte, à Paris.
Sardou (Victorien), de l’Académie française, à Paris.
Schefl'er, directeur de l’École des langues orientales, à Paris. Sénemaud (Ed.), archiviste des Ardennes, à Mézières.
Sichel (Auguste), à Paris.
Siret (A.), commissaire d’arrondissement, à S.-Nicolas (Belgique). Sourdois, au château de Vaux, à Creil.
Stein (Henri), à Paris.
Sully Prudhomme, de l’Académie française, à Paris.
Tamizey de Larroque, à Gontaud (Lot-et-Garonne).
Tempier (D.), archiviste des Côtes-du-Nord, à Saint-Brieuc. Thibaudeau (A.-W.), à Londres.
Vachon (Marins), à Paris.
Vaillant (V.-J.), à Boulogne-sur-Mer.
Valabrègue (Antony), à Paris.
Vandeuvre (Gabriel de), à Paris.
Varennes (le marquis de), à Paris.
Vasselot (Marquet de), statuaire, à Paris.
INTRODUCTION
A plusieurs reprises déjà, la Société de VHistoire de
V Art français a donné des pièces de la nature de celles qui font l’objet de la présente publication. Toutefois, si certaines considérations permettaient de publier isolément les inventaires de Mignard ' , de Claudine Bou- \onnet Stella de Gaignières de François Le Moyne et de Van der Meulen^ ^ les documents groupés dans ce volume ne sauraient, sans inconvénient, être séparés. Ils ont une origine commune; ils présentent de nombreuses analogies; leur réunion double en quelque sorte leur valeur. Cet ensemble de pièces inédites jettera un jour nouveau sur la vie et l’œuvre de nombreux artistes
1. Inventaire des tableaux et dessins appartenant au Roi trouvés sous le scellé de Pierre Mignard, etc. {Nouvelles Archives de
V Art français , 1873-4, p. 41-9 et
2. Inventaire fait par Claudine Bouzonnet Stella de ses tableaux, dessins et estampes, livres, planches gravées, meubles, etc. (Nouvelles Archives, 1877, p. zS-iog).
3. Scellé mis sur les collections de Roger de Gaignières après sa mort (Nouvelles Archives, 1873-4, p. 266-93).
4. Inventaire des biens meubles et papiers de François Le Moyne (Nouvelles Archives, 1877, p, 198- 2 19).
6. Inventaire des tableaux et dessins trouvés sous le scellé de Van der Meulen aux Gobelins (Nouvelles Archives, 1879, p. i3i-45).
INTRODUCTION
déjà connus et fournira des renseignements précis sur quantité de modestes peintres ou sculpteurs tombés dans un profond oubli.
Les documents qui composent ce volume, à très peu d’exceptions près, proviennent des archives des Commissaires au Châtelet.
Le Commissaire au Châtelet, sous Tancien régime, exerce des fonctions analogues à celles de notre commissaire de police. Il reçoit les plaintes des personnes battues ou volées * ; il dresse procès-verbal des flagrants délits ; il procède aux informations ou perquisitions ; ses attributions s’étendent plus loin encore et empiètent sur le domaine de nos j'ustices de paix. Le Commissaire au Châtelet est investi du soin d’apposer les scellés sur les meubles et appartements des individus récemment décédés, puis de lever ces scellés sur l’ordre du Lieutenant de police.
Ces dernières attributions sont les seules dont nous ayons à nous occuper. A part deux ou trois constatations de mort subite ou de mort violente, la présente publication est exclusivement réservée aux procès-verbaux d’apposition et de levée des scellés chez les artistes parisiens du xvri® et surtout du xviii® siècle, car ce qui reste des archives des Commissaires avant l’année 1700 est bien peu de chose.
Le procès-verbal d’apposition de scellés contient toujours les renseignements suivants : le jour, souvent 1 heure du décès, l’état de la famille du défunt, un aperçu
I. Nous avons publié dans le Courrier de l’Art, en 1882 et i883, toute une série de pièces appartenant à cette catégorie sous le titre : Anecdotes inédites sur la vie et les mœurs des artistes français au siècle dernier. Voir la table du Courrier de l’Art.
INTRODUCTION
de sa situation de fortune, une énumération sommaire du mobilier trouvé dans son logement, et, s’il a été dressé un inventaire de la succession, le nom du notaire qui l’a reçu et dans l’étude duquel il se trouve encore. Aces éléments constitutifs du procès-verbal, l’acte joint souvent d^autres indications utiles à recueillir sur la profession du défunt, ses relations, ses clients, etc., etc. 11 donne quelquefois la date de son contrat de mariage ou mentionne d’autres pièces non moins précieuses pour la biographie du personnage.
Cette énumération donne une idée de l’intérêt de nos procès-verbaux au point de vue historique ou biographique. Ils suggéreraient aussi bien des remarques piquantes sur les coutumes et les mœurs de l’ancienne société. Il faut reconnaître toutefois qu’on n’arrive à dégager le côté attrayant de ces pièces qu’à la condition de supprimer quantité de formules interminables et insipides que le magistrat a grand soin de multiplier à l’infini. N’oublions pas que ses émoluments dépendent de la quantité de rôles ou de pages qu’il a noircies.
Bien que, comme on le disait tout à l’heure, la plus grande partie des procès-verbaux et papiers du xvii^ siècle n’existe plus, le fonds des Commissaires au Châtelet ne constitue pas moins encore une masse considérable de documents. Il se compose d’environ cinq mille liasses \ renfermant chacune une quantité énorme de minutes, procès-verbaux ou dossiers, dont il est impossible de donner exactement le total ; il n’y a pas d’exagération à évaluer à un millier le nombre des pièces de chaque liasse ; nous arrivons ainsi au chiffre for-