‹ Scellés et inventaires d'artistesChapitre 2 sur 154 · I. Le chiffre exact est 5,022 liasses · texte numérisé non relu

I. Le chiffre exact est 5,022 liasses

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midable de cinq millions d’articles. S’il avait fallu dépouiller cette effroyable masse de paperasses poudreuses uniquement pour en tirer les actes concernant les artistes, la publication actuelle n’aurait probablement jamais vu le jour.

Des recherches patiemment poursuivies et secondées par le hasard auraient pu mettre en lumière un certain nombre de pièces ; mais personne n’eût songé à entreprendre le dépouillement méthodique et complet de ces volumineuses archives. Songez donc ! des milliers d’actes à examiner, à lire en partie, sans parler des copies! C’était un labeur de plusieurs années, et un labeur des plus ingrats, des plus rebutants !

Il a fallu un concours de circonstances particulières pour nous permettre de réunir cette série de documents, la plus importante et la plus neuve qui ait été mise au jour depuis longtemps, pour épuiser du même coup tout un fonds presque inconnu de nos archives. Il n’est que juste de rendre à deux collaborateurs précieux la part qui leur revient dans la préparation du présent travail.

Dès le mois de juin 1 867, notre collègue aux Archives nationales, M. Emile Campardon, que nulle tâche, si longue et si ardue soit-elle, ne rebute, avait entrepris le dépouillement et la table des papiers des Commissaires au Châtelet de Paris. 11 avait calculé que ce labeur demanderait sept ou huit années, en y consacrant, sans relâche, sans interruption, trois ou quatre heures par jour. Survinrent la guerre de 1870, puis la Commune et l’incendie de l’état-civil parisien. Le fonds des Commissaires au Châtelet prenait, par suite des événements, une importance singulière. En effet, il contient la date exacte du décès de cinquante ou

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soixante mille individus, morts à Paris au siècle dernier, et placés à tous les degrés de l’échelle sociale, depuis le modeste gagne-deniers jusqu’aux personnages les plus considérables de la Cour. 11 présente ainsi un élément des plus utiles pour aider à la reconstitution de l’état-civil parisien anéanti dans les flammes de l’Hôtel-de-ville. M. Campardon n’hésita pas à reprendre à nouveau son travail déjà fort avancé, et mit sur fiches les noms de tous les individus dont les procès-verbaux des Commissaires constataient le décès. Cette nouvelle opération exigea six années certes bien employées ; elle aboutit à une table de cinquante mille noms au moins, table du plus haut intérêt pour l’histoire des Parisiens au siècle dernier. 11 serait à souhaiter qu’un pareil document ne restât pas enfoui dans les cartons des Archives. 11 appartiendrait à la ville de Paris de le garantir contre toutes les chances de destruction en le faisant imprimer. Peutêtre rendrait-on justice alors à l’infatigable travailleur si mal récompensé jusqu’ici de ses peines, et reconnaîtrait-on enfin que, depuis quinze ou vingt ans, les archivistes, quoi qu’on dise ou qu’on pense, n’ont pas démérité de leurs prédécesseurs.

La table monumentale, due aux soins persévérants de M. Campardon, recélait tous les éléments de notre publication. Encore fallait-il les en extraire. Nous n’avons confié à personne la tâche de relever les noms des artistes ou artisans dont les scellés ont été conservés. Ce dépouillement demanda plusieurs semaines d’application suivie; mais enfin nous tenions le fil indispensable pour nous guider à travers les détours infinis de ce labyrinthe. Combien de noms, pendant ce travail, nous ont passé sous les yeux, que nous eussions été

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heureux de signaler à la curiosité des historiens ! Mais la besogne pressait, et il nous était interdit de nous attarder aux surprises de toutes sortes qui s’offraient à nous h

Un gros travail restait à faire. Il fallait, muni des renvois à la table générale, aller rechercher chaque pièce dans sa liasse pour en tirer la substance, sans tenir compte des formules oiseuses, des détails superflus. Ce travail exigeait beaucoup de tact, de discernement et aussi de bons yeux, car les greffiers des Commissaires ne se piquaient guère de belle écriture. Obligés d’aller vite, d’écrire sous la dictée de leurs patrons, ils nous ont laissé un grimoire souvent fort malaisé à déchiffrer.

M. Alexandre Tuetey voulut bien, avec l’abnégation et la modestie que lui connaissent tous ceux qui ont eu recours à lui, entreprendre cette besogne ingrate. Il y employa tous ses loisirs pendant deux années. Il ne lui fallut pas moins de ce temps pour copier tous les procèsverbaux concernant les artistes ou pour en extraire, si cela suffisait, les passages essentiels. Sans ces deux collaborateurs, je le reconnais hautement, je n’eusse jamais songé à commencer la publication actuelle, car, sans cette double préparation, elle eût exigé cinq ou six

I. M. Campardon a tiré des trouvailles faites par lui, au cours de son classement, les matériaux d’une histoire anecdotique du théâtre au xviii® siècle qui ne compte pas moins de neuf volumes : 1° deux volumes de pièces sur Molière, sa troupe et sa famille; 2° un volume sur la Comédie française qui a pris place dans la collection de la Société de l’Histoire de Paris et de l’Ile-de-France; 3" deux volumes sur les Théâtres de la foire; 4“ deux volumes sur le théâtre Italien, précurseur de notre Opéra Comique ; 5° enfin deux volumes parus récemment sur l’Académie royale de musique. Ces trois derniers ouvrages pleins de recherches curieuses et de documents piquants, publiés par la maison Berger-Levrault, sont édités avec un luxe du meilleur goût et ont leur place marquée dans toutes les collections de bibliophiles.

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années au moins de travail continu, et je n’avais pas ce temps à lui consacrer. Voyez ce qu’elle a coûté de peines à MM. Gampardon et Tuetey que je ne saurais assez remercier de leur inappréciable concours.

Tout n’était pas fini : la partie, sinon la plus longue, du moins la plus délicate de la tâche, m’incombait désormais.

Il s^agissaitde choisir dans cette masse de matériaux, encore imparfaitement dégrossis, les éléments dignes d’entrer dans la publication projetée. Ici, il fallait abréger en supprimant des développements inutiles; là, il suffisait de résumer, en quelques lignes, des extraits occupant encore plusieurs pages. Et tout cela en ayant grand soin de ne négliger aucun détail biographique ou artistique, si insignifiant qu’il semblât au premier abord. Qui peut prévoir à 1 avance toutes les déductions qu’un travailleur, s’occupant d’un point spécial, tirera du renseignement le plus futile en apparence? Nous ne nous sommes pas dissimulé les difficultés de cette dernière partie de la besogne. Le lecteur dira si nous sommes parvenu à les surmonter.

Ces explications nous ont paru indispensables, non pour exalter l’importance des résultats obtenus, mais pour bien établir que désormais le fonds des Commissaires au Châtelet a fourni tout ce qu’il renfermait de renseignements sur l’art et les artistes.

Le dépouillement de la table des scellés du xviii® siècle avait donné environ un millier d’artistes ou d’artisans se rattachant de près ou de loin à la peinture et à la sculpture. Les artistes proprement dits, sur lesquels avait exclusivement porté le travail de M. Tuetey, étaient au nombre de trois cent cinquante à peu près. Venaient ensuite les femmes de peintres ou de sculp-

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teurs plus ou moins obscurs, dont il suffira de publier ultérieurement le nom avec une date, et une cote renvoyant à la pièce originale, puis toute une série d’individus appartenant à des professions plus modestes, tenant cependant encore à l’art par quelque côté. Aussi, avonsnous cru devoir recueillir ces noms ; si nous n’y attachons pas grande importance, quelqu’un de nos lecteurs saura peut-être tirer parti de nos indications. Nous les donnerons en tête d’un des prochains volumes de la publication des scellés. Contentons-nous pour le moment de présenter un aperçu des diverses catégories de métiers qui paraîtront dans cette récapitulation sommaire.

Les peintres et sculpteurs sont au nombre de 3 1 1 ; tous, ils figureront dans la publication des scellés.

Nous avons relevé en outre :

145 actes concernant des architectes ou leurs femmes ; 2 1 scellés appartenant à cette classe ont été compris dans notre travail et seront publiés en tout ou en partie.

' 35 brodeurs, dont un a paru dans ce volume.

12 émailleurs.

29 éventaillistes.

159 femmes d’artistes, dont sept ou huit prendront place dans nos extraits.

1 14 fondeurs.

84 graveurs, dont 12 portent des noms célèbres et figureront ici.

94 potiers de terre ou directeurs de manufactures de porcelaine ou de faïence.

34 relieurs.

20 tapissiers, compris pour la plupart dans notre travail.

Enfin, 39 individus appartenant à diverses catégories,

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ébénistes, verriers, ciseleurs, doreurs, parmi lesquels quatre ou cinq méritent d’être relevés.

Soit un total de plus de mille noms, ou, pour plus de précision, de 1,075 artistes, artisans ou femmes d’artistes, dont trois cent cinquante environ composeront le recueil dont la première partie paraît aujourd’hui. Avions-nous tort d’annoncer que rarement collection aussi considérable et aussi neuve de pièces sur les artistes avait vu le jour ?

Les scellés des femmes d’artistes sont, en règle générale, laissés de côté ; cependant, on trouvera dans ce volume des articles relatifs à la femme Alexis- Simon Belle, aux veuves de Bon Boulogne, de For est, de Coysevox, enfin à la femme du sieur de Noinville, directeur de la manufacture de la Savonnerie L Nous les avons admises par exception, à cause du nom célébré qu’elles portent. Il était impossible d’appliquer à tous une règle invariable, inflexible. Quand un nom est fameux, les détails qui se rapportent à celui ou à celle qui le portait prennent par là même de l’intérêt. D’autre part, certains artisans fort humbles du xvii® siècle figurent au début du présent livre, parce que cette époque reculée offre peu de matériaux ; il y avait donc peu d’inconvénient à accueillir des brodeurs, un fondeur et même un patenôtrier en émail, industriels que nous avons dû laisser de côté quand ils appartenaient au siècle suivant.

Ajoutons qu’on a admis, sans en excepter aucun,

I. La femme du sieur de Noinville se recommandait par un titre particulier à notre attention. Elle était la derniere descendante de Pierre Dupont, le créateur de la Savonnerie et l’auteur de la Stromatourgie. Pouvions-nous en bonne conscience la négliger ?

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tous les noms qui pouvaient rentrer dans la classe des peintres ou sculpteurs. Sous ce rapport, la présente publication sera complète et définitive.

Peut-être s’étonnera-t-on de voir paraître dans nos volumes certains métiers qui n’ont que bien peu de droits à figurer dans la compagnie des artistes. Mais, en présence de certaines professions suspectes, nous avons préféré pécher par excès d’indulgence que par trop de rigueur. Il y a sans doute bien des maîtres peintres de la vieille communauté de Saint-Luc qui ne sont, à tout prendre, que de simples brocanteurs ou d’infimes barbouilleurs; certains sculpteurs-marbriers parviendront difficilement, malgré leur titre pompeux, à donner le change sur leur véritable profession. Mais presque tous ces procès-verbaux des Commissaires fournissent des détails de mœurs curieux à plusieurs égards. Enfin, quand on aura vu quels médiocres personnages nous accueillons, on ne craindra plus qu’un seul artiste vraiment digne de ce nom ait été oublié.

Dans beaucoup de circonstances, il était absolument inutile de reproduire l’acte en entier ou seulement par extraits. Il fallait même condenser le plus possible la matière, sous peine de ne pas arriver au bout delà publication en cinq ou six volumes. Voici le parti auquel nous nous sommes arrêté :

Les pièces concernant les peintres, et les sculpteurs peuvent se répartir, suivant leur importance et leur intérêt, en trois catégories. A la première appartiennent tous les artistes d’une notoriété indiscutable, ainsi que ceux dont le scellé offre des détails curieux. A ceux-là, nous avons fait large mesure; nous avons copié presque intégralement le document qui les concerne, en retran-

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chant seulement les formules inutiles et les répétitions oiseuses.

Dans la deuxième catégorie sont rangés les individus moins connus; il suffisait alors de tirer de leurs scellés et de reproduire textuellement quelques extraits en analysant le surplus de l’acte.

Enfin, pour un certain nombre de noms obscurs ou tout à fait inconnus, un résumé de quelques lignes contenait largement tous les détails biographiques utiles à conserver .

A mesure que la publication avancera dans le xvm® siècle, le nombre des analyses sommaires augmentera nécessairement ; aussi avons-nous tout lieu d’espérer que l'ensemble complet ne comprendra pas plus de trois volumes.

La première partie qui paraît aujourd’hui embrasse la période qui va de 1643 à 1741; presque tous les documents qu’elle renferme proviennent des archives des Commissaires au Châtelet. Trois seulement ont une origine différente; ils concernent le peintre en émail Jean-Baptiste Oudry (lyBi), les peintres Sauveur Le Conte (i6g5) et Charles Le Brun (1690). Les inventaires des tableaux trouvés après le décès de Le Conte et de Le Brun ont été conservés dans les cartons de la Maison du Roi, comme le catalogue déjà publié des tableaux trouvés chez Van der Meulen. Nous avons d’autant moins hésité à les réunir aux papiers des Commissaires au Châtelet que l’inventaire après le décès de Le Brun offre une grande importance pour l’histoire des collections royales. On y voit figurer bon nombre de toiles célèbres qui sont encore la gloire de notre musée du Louvre. C’est incontestablement le morceau capital de ce volume.

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Presque toutes les pièces provenant du fonds des Commissaires sont des procès-verbaux d’apposition et de levée de scellés, renfermant, ainsi qu’on Ta déjà observé, un inventaire plus ou moins sommaire du mobilier et de la fortune du défunt, Quelques pièces n’appartenant pas à cette catégorie ont été admises par exception dans le présent recueil. Tels sont, à part les inventaires de Le Brun et de Le Conte déjà signalés, le procès-verbal et information sur la mort subite de l’architecte Pierre Grand guillaume, tué en cherchant à s’évader de la prison du petit Châtelet (1700); le procès-verbal constatant le décès du peintre Jacques Quesnel (1729) ; l’information sur la mort subite du graveur Frédéric Hortemels (1738); enfin le procès-verbal et l’information sur la mort violente de Joseph- Ferdinand Godefroy, maître peintre et marchand de tableaux. Ces actes apportent leur contingent de renseignements sur l’étatcivil et les mœurs des artistes au siècle dernier ; ils font en même temps diversion à l’aridité des procès-verbaux de scellés ; aussi n’a-t-on pas cru devoir les éliminer en raison de leur caractère.

Si quelques-uns des individus qui figurent dans cette galerie se recommandent par leur nom seul à l’attention du lecteur, il faut bien convenir que nombre de peintres et de sculpteurs cités ici sont à peine connus. Beaucoup d’entre eux tenaient boutique et vivaient plutôt du commerce des tableaux que de la pratique de la peinture ou de la sculpture.

Dans les inventaires de ces vulgaires brocanteurs^ il se rencontre parfois des énumérations bien curieuses. Ainsi, le magasin (L Etienne Desrais (1740) ne renferme pas moins d’un millier de tableaux de toute nature et de tous prix, avec un assortiment d’objets des plus

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variés constituant le principal élément du commerce des maîtres de l’Académie de Saint-Luc.

Certaines pièces tirent leur intérêt d’un autre ordre d’idées. Le procès-verbal tient note très exactement des créanciers venant faire opposition à la levée des scellés pour la conservation de leurs droits, sauf à se désister après payement. Le plus souvent, ces sommes dues à des fournisseurs, bouchers, boulangers, tailleurs, marchands de vin, etc. , etc. , ne méritent guère une mention. Mais, quelquefois aussi, parmi les créanciers du défunt, se présentent des artistes plus ou moins connus, ou bien des marchands ayant fourni au de cujus les couleurs, marbres et autres matières premières nécessaires à l’exercice de sa profession. Dans ce cas, les oppositions donnent lieu à des remarques curieuses. Aussi devionsnous tenir compte de cette nature de renseignements. 11 est tel scellé, celui d."' Antoine Barroy (1678), par exemple, qui contient sur les artistes contemporains en relations avec le défunt des détails fort étendus. Ne dédaignons donc pas trop les noms obscurs ; tandis que parfois les pièces concernant les maîtres célèbres sont d’une insignifiance absolue, comme le scellé de Jean- Baptiste Pater (lySô), nous devons aux successions de simples membres de la corporation de Saint-Luc des notions d’un très réel intérêt.

En dépouillant les inventaires des objets trouvés en évidence au domicile des individus décédés, nous nous sommes attaché à n’omettre aucun objet d’art ; nous avons conservé de plus la liste des meubles intéressants à un titre quelconque. Peut-être avons-nous poussé un peu loin le respect du document, et bien des objets rapportés ici ne valaient-ils guère la peine d’être cités; mais la mesure exacte est bien difficile, en pareille

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matière, à fixer et à garder, et, on l’a déjà fait observer, nous aimions mieux pécher par abus de détails que par excès de concision.

Il arrive parfois que ces multiples inventaires, ainsi rapprochés, jettent unelumière nouvelle sur une branche intéressante de l’industrie nationale. N’est-il pas surprenant, par exemple, de trouver jusque dans les intérieurs les plus modestes d’artistes une ou deux chambres tendues en tapisserie d’Auvergne? On a ici une preuve inattendue et bien catégorique du nombre prodigieux de tentures de haute ou de basse lisse sorties des ateliers français dans le cours des siècles derniers. Cette extrême vulgarisation d’un genre de décoration si dispendieux aujourd’hui montre son extrême bon marché au siècle dernier.

Signalons encore les renseignements qu’un certain nombre d’inventaires fournissent sur l’orfèvrerie, sur le costume, etc., etc. Nous avons cherché à rendre la tâche du lecteur aussi peu rebutante que possible en lui épargnant tous les développements superflus; encore faut-il qu’il veuille bien prendre la peine de lire chaque pièce ainsi réduite pour y chercher les éléments divers qui peuvent l’intéresser.

Une publication comme celle-ci ne saurait se passer de tables détaillées. Mais, pour ne pas compliquer le travail du chercheur, il nous a paru préférable de placer à la fin du dernier volume seulement la liste alphabétique générale comprenant et les artistes dont nous donnons le scellé ou l’inventaire, et ceux qui paraissent dans les énumérations de parents, d’opposants, qui figurent enfin dans les documents à un titre quelconque, et enfin les personnages d’une certaine notoriété. Jusqu’à l’impression de cette table générale, le lecteur aura

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pour guides le relevé des documents publiés dans chaque volume et les listes alphabétiques des peintres, sculpteurs ou autres artistes.

Un peu plus tard, paraîtra le tableau des architectes, brodeurs, graveurs, femmes d'artistes, etc., etc., dont on a présenté plus haut l’état numérique.

Ainsi rien ne sera négligé, et la mine précieuse conservée aux historiens de Tart dans les archives des Commissaires au Châtelet se trouvera définitivement épuisée.

J. J. Guiffrey.

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