MAITRE PEINTRE ET DOREUR
17 septembre 1734.
Simple marchand de tableaux, Nicolas A lard n’a pour nous qu’un médiocre intérêt. Il suffira de rappeler, en les résumant, les détails biographiques dont le procès-verbal du commissaire au Châtelet a gardé le souvenir.
Nicolas Alard, maître peintre et doreur à Paris, meurt le vendredi 17 septembre 1734, sur les deux heures du matin, en une maison, rue du Marché-Pallu, faisant face à la chapelle de l’Hôtel- Dieu, ayant pour enseigne la Tête-Noire, où il occupait un appartement au quatrième étage. Sa veuve en secondes noces, Marie- Hortense Martin, réclame du commissaire Abraham Desnoyers l’apposition des scellés pour sûreté des droits des héritiers. Le
I. Charles-Joachim Colbert de Croissy occupa le siège épiscopal de Montpellier de 1696 à 1738.
NICOLAS ALARD
défunt laisse sept enfants : trois de sa première femme, Anne de Lorme, dont l’inventaire avait été commencé, le 4 février 1722, par Maignen et son confrère, notaires à Paris, et quatre de son second mariage. Les enfants du premier lit sont : Pierre-Nicolas Alard, peintre à Paris, tuteur de ses frère et sœur mineurs qui se nomment François-Nicolas et Marie. De sa seconde femme, le s. Alard a eu : Marie-Hortense, Jacques, Magdeleine et Charles, placés, suivant l’usage, sous la tutelle de leur mère. Celle-ci désigne Philippe Linacier et son confrère, notaires à Paris, pour l’inventaire, le s. de Beauves, huissier-priseur, pour la prisée des meubles, et le s. Etienne Desrais, maître peintre à Paris, pour donner son avis sur la valeur des marchandises. Le s. Christophle Guerrier, maître sculpteur et peintre à Paris, demeurant rue et paroisse Saint-Germain de l’Auxerrois, est désigné comme expert par Pierre-Nicolas Alard.
Les opérations de levée descellés et d’inventaire occupent quatre vacations, du 28 septembre au 4 octobre. Opposition de Charles Saussay, maître peintre doreur, rue Gervais Laurent, réclamant 162 livres pour ouvrages faits et argent prêté, et de Jean-Bernard Laporte, maître batteur d’or, réclamant i,5ig liv. 4 s. pour fourniture de marchandises.
Parmi les objets trouvés dans la boutique par le commissaire au Châtelet, les tableaux suivants méritent d’être notés :
Un tableau peint sur toille, représentant le Combat des Centaures et des Lapides; un autre, représentant des Flamands ; un autre, représentant Louis Quinze; deux autres moyens, peints sur bois, représentant des paysages; un autre, peint sur toille, représentant la Sainte Famille; un grand tableau représentant Louis Quinze en pied, plus grand que celuy susd. ; vingt-six tableaux peints sur toilles et de différentes grandeurs, représentant portraits, sujets de dévotion, paysages et autres sujets, le tout commun et servant d’étalage.
Dans une petite salle derrière la boutique : deux tableaux sans bordure, peints sur toille, représentant l’un Jerome et l’autre une Magdeleine., que lad. veuve
NICOLAS ALARD
Alard et led. s. Alard (fils du deffunt) ont déclaré appartenir à M. le duc de Bouillon. Et, dans un passage conduisant de la boutique à l’escalier ; un grand tableau dans sa bordure de bois doré représentant Hercules et Omphale, et, dans la boutique : un autre tableau peint sur toile, dans sa bordure de bois doré, représentant Prométhée qui dérobe le feu du ciel, tous deux appartenant au s. Guerrier, sculpteur,
(Arch, nat., Y i6i63.)
NOEL-NICOLAS COYPEL
PEINTRE ORDINAIRE DU ROI
14 décembre 1734.
Noël Coypel, le chef de l’illustre dynastie de peintres qui occupe une place distinguée dans l’histoire de l’art français pendant près d’un siècle, n’eut pas moins de seize enfants, comme Jal l’a prouvé. Tandis qu’.(4nfozne Coypel (1661-1722), le père de Charles-Antoine (1694-1752), qui eut le titre de premier peintre du roi Louis XV, était né d’un premier mariage et avait pour mère Madeleine Hérault, son frère consanguin, Noël-Nicolas Coypel, dont il est ici question, et qu’on appelle quelquefois l’oncle, naquit du second mariage de son père avec Anne-Françoise Perin. De tous les membres de la famille qui se sont fait un nom dans la peinture, il est certainement le moins célèbre. Il n’entra même à l’Académie que cinq ans après son neveu ; car il ne fut admis qu’en 1720, alors que Charles-Antoine était Académicien depuis 1715.
Noël-Nicolas s’appliqua surtout à la peinture religieuse, sans attacher son nom à quelque ouvrage saillant.. D’après Jal, il aurait épousé, à une époque restée inconnue, Marie-Françoise Legendre, et serait mort sans enfants, ce qui s’accorde avec les renseignements fournis par l’acte suivant. En effet, les héritiers appelés à la succession de Noël-Nicolas sont les sœurs du défunt et les enfants de son frère Antoine.
NOËL-NICOLAS COYPEL
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Procès-verbal cV apposition de scellés après le décès de Noël-Nicolas peintre ordinaire du Roi.
L’an 1734, le mardy 14 décembre, 8 heures du matin, nous Charles -François Cleret, commissaire au Châtelet, nous sommes transporté cloître et paroisse S‘ Germain de l’Auxerrois, et étant entré en une maison à droit, au fond dud. cloître, nous sommes monté au troisième étage en l’apartement qu’occupoit et où est décédé s. Noël-Nicolas Coypel , peintre ordinaire du Roy en ses académies de peinture et sculpture et professeur en l’Académie ; où étant, par devant nous est comparue dame Marie- Françoise Le Gendre, actuellement sa veuve, et auparavant veuve du s. Mathieu de la Porte, bourgeois de Paris ; laquelle nous a dit que le sieur Coypel est décédé ce matin, sur les cinq heures du matin, et, comme il est de son intérest de veiller à la conservation des effets de sa succession, elle a requis notre transport pour à la conservation des droits de la comparante et de qui il apartiendra aposer nos scellés, etc.
Sur quoy, nous avons à lad. dame veuve Coypel, donné acte de sa comparution, dire et réquisition et, en conséquence, après qu’il nous est aparu du corps mort dud. défunt s. Coypel., gisant sur son lit, dans une chambre ayant veue sur le quay, nous avons pris le serment de lad. veuve Coypel, etc.
Ensuite nous avons procédé à l’aposition de nos scellés et fait description de l’évidence ainsy qu’il suit :
Premièrement, dans la chambre où led. défunt est décédé ne s’est rien trouvé à sceller, attendu qu’il n’y a rien dans les tiroirs ny dans le guichet d’un petit bureau antique de marquetterie et écaille ; mais en évi-
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dence une couchette à bas piliers, la housse dud. lit de serge rouge, ornée de galons de soye blanche ; un grand tableau représentant un Crucifix ; un BMlTtxxne, Sainte Marguerite ; un petit carré, représentant la Samaritaine; un autre, sans bordure, éboché, représentant une Madelaine; deux testes en pastelle, une représentant le Christ et l’autre la Vierge; trois estampes ; une table de toilette; un tabouret; une petite tablette en bibliothèque sur laquelle s’est trouvée une garniture de six tasses à caffé.
Dans une chambre ensuite ayant pareillement veue
sur le quay de l’Ecolle : un lit ; une petite table
de marbre sur son pied en consolle; un trumeau de trois glaces entre les fenestres ; un d’une seule glace sur la cheminée ; un autre de deux glaces au fond, dans sa bordure dorée ; deux fauteuils de bois de noyer couverts de damas vert ; une petite table de bois noircy et sur icelle une garniture de tasse à caffé ; un tabouret couvert de moquette rouge ; un tableau représentant une Vierge dans sa bordure dorée ; un tabouret couvert de tapisserie ; deux petits bustes de terre.
Dans une autre chambre près celle oü led. défunt est décédé, ayant aussy vue sur led. quay ; une table de bois noircy, et sur icelle six pots souscoupe, teyère et sucrier de terre d’Angleterre; un vieu sofa; une table de quadrille ; un fauteuil couvert de tapisserie ; une tèse dans sa bordure dorée; trois tableaux, copiés, sans bordure, un représentant Notre Seigneur au jardin des Oliviers.
Dans une petite armoire dans le passage de la chambre à costé s’est trouvé des bosses de piastre d’enfant.
Dans un grand cabinet ensuite, ayant même veue, la tenture de lad. chambre de satinade verte : trois tableaux de diférentes grandeurs; un trumeau sur la cheminée.
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deux bras aux deux côtés ; plusieurs bustes ; plusieurs bordeures et petits tableaux commencés sur trois armoires remplies de livres et sur une autre remplie de desseins ; une boiste à couleurs garnie ; deux portraits représentant l’un M® Portail la jeune, en pastel, et l’autre un Quos ego ; deux boetes à pastelle ; dix tableaux dont deux finis, que lad. dame nous a déclaré apartenir au s. de Vilette, maître des postes de Lyon, qui les a payé ; les huit autres sont testes et esquices commencé ; une bordure unie dans laquelle il n’y a qu’une toille; deux vases de fayence; deux testes de terre à modelle; un Prométée de plâtre bronzé.
Dans une antichambre du costé du grand escalier : quatre petites pièces de tapisserie verdure; deux banquettes de brocatelle de fil.
Dans l’atelier ayant veue sur le cloître : dix-huit milles dont six ne sont point peintes ; vingt-deux esquices et une bordure dorée; un manequin que lad. veuve a déclaré apartenir au s. Samson.
Dans une petite chambre près la salle à manger ; une petite tapisserie de brocatelle de fil; un tableau sans bordure, représentant Saint Jérosme.
Dans la salle à manger : une table avec un pied brisé, etc. ; une grande toile imprimée.
Dans la cuisine (nous passons sous silence les casserolles, marmittes, poêles, etc.), s’est trouvé six cuillers et six fourchettes d’argent, une cuiller à potage et six autres cuillers de même façon, sans controllc ny marque.
Suivent de nombreuses oppositions (une trentaine), la plupart de domestiques et de fournisseurs, sans détail du montant des sommes dues.
Le jeudy, z3® dud. mois, neufheures du matin, pardevant nous est comparue lad. dame veuve Coypel, tant
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en son nom à cause de la communauté de biens qui a esté entre elle et led. feu s. son mary, qu’elle se réserve d’accepter ou d’y renoncer suivant qu’elle avisera par conseil, que comme créancière de sa succession, laquelle assistée dud. M« d’Hauteville, son procureur, nous a requis de présentement procéder à la reconnoissance et levée de nosd. scellés pour l’inventaire être fait par M®* Du Tartre et son confrère, notaires aud. Châtelet, et la prisé et estimation par le s. Lamy, huissier-priseur, qu’elle nomme à cet effet.
Sont aussi comparus s. Claude-François Caresme, officier du Roy, demeurant quay de l’Ecole, tant en son nom et qualité de mary et maître des droits et actions de dame Françoise-Edme Coypel, sa femme, avec laquelle il est commun en biens, que comme procureur de Charles Coypel^ escuyer, directeur des desseins et tableaux du cabinet du Roy et de Philippe Coypel, escuyer, valet de chambre du Roy, et de damoiselle Anne- Françoise Coypel, veuve de François Dumont^ sculpteur ordinaire du Roy, fondé de leurs procurations passées par devant M®® Dutartre et son confrère, notaires à Paris, sçavoir celle de lad. damoiselle Dumont, le 7 du présent mois, et celles desd. s''® Coypel ^ le 20 dud. présent mois; les originaux desquelles représentés par led. s. Caresme sont demeurés annexés à la minutte de l’inventaire dont est question ; et demoiselle Catherine-Charlotte Coypel, hile majeure, demeurant cloître et paroisse Saint-Germain de l’Auxerrois. Lesd. dame veuve Dumont, dame Caresme et demoiselle Coypel, de leur chef, habilles à se dire et porter héritières, chacune pour un quart, dud. deffunt s. Noël-Nicolas Coypel^ leur frère, et lesd. s*^® Charles et Philippe Coypel, par représentation de
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défunt s. Antoine Cojrpel, escuyer, premier peintre du Roy, leur père, habiles à se dire et porter héritiers conjointement pour l’autre quart dud. deffunt s. Cojypel^ leur oncle ; et encore lad. demoiselle veuve Dumont, s. Caresme et sa femme, damoiselle Coypel, s” Coypel, créanciers de la succession dud. feu s’’ Noël-Nicolas Coypel; lesquels, esd. noms et qualités, ont pareillement consenti, même requis la reconnoissance et levée de nosd. scellés, etc.
2C- opposition. — En procédant est comparu sieur Pierre Davoust, intéressé dans les affaires du Roy, demeurant à Paris, rue du Sentier, lequel ayant charge et pouvoir de M, de Vilette, receveur général des finances de Flandres, demeurant à Paris, susd. rue du Sentier, et du sieur de Villette, directeur général des postes de Lyon, y demeurant, a dit qu’il s’opose pour eux à la reconnoissance et levée de nosd. scellés affin que led. s. de Villette, receveur général, soit payé de la somme de 200 liv. à luy due par led. défunt, suivant ce qu’il justifiera en temps et lieu, requérant les intérêts de lad. somme à compter de ce jour affin de réclamation de deux tableaux représentant l’un la Naissance de Vénus et l’autre un Bain de Diane, que led. s. de Vilette avoit envoyé aud. deffunt pour la retoucher, suivant ce qu’il est de la connoissance des héritiers et de lad. dame veuve Coypel ; requérant à cet effet que lesd. tableaux luy soient remis pour les renvoyer aud. s. de Villette à Lyon, aux offres qu’il fait d’en donner toutes quittances et décharges.
Est aussy comparu s. Charles-Etienne-Louis Le Camus, de l’Académie royale des Sciences, secrétaire et professeur de mathématiques en l’Académie royalle d’architecture, demeurant dans le vieux Louvre; s’opose
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formellement à la reconiioissance et levée de nosd. scellés pour seureté d’avoir payement de la somme de 72 liv. a luy deue par led. defîunt, pour argent que le comparant luy a presté, requérant les intérêts de lad. somme.
Est pareillement comparu s. Philippe Cayeux, sculpteur à Paris^ y demeurant, rue S‘ Honoré, paroisse S' Roch, au Cheval rouge, où il a esleu son domicile, lequel a dit qu’il requiert qu’il luy soit rendu et remis une bordure de bois doré avec un verre et deux testes d’enfant en pastelle qui ne sont point finies, laquelle bordure et verre il avoit donné aud. feu s. Cojrpel pour y faire un tableau qu’il avoit mesme payé d’avance en marchandise et argent, empeschant à cet effet qu’il en soit fait aucun inventaire ny prisée et que le tout luy soit remis en l’état qu’il est.
Comme aussy est comparu s. Jean-Pierre Boncourt, architecte des bâtimens du Roy, demeurant dans l’enclos du Temple où il a esleu son domicile, lequel a dit qu’il s’oppose formellement à la reconnoissancede nosd. scellés, à l’effet que il luy soit rendu et remis une petite copie de tableau représentant une Liseuse, led. tableau sans bordeure, qu’il avoit donné aud. deffunt pour y retoucher ; plus, affin qu’il luy soit rendu une robe de satin blanc et un mannequin à l’usage des peintres qu’il avoit presté aud. deffunt.
Est aussy comparu M« Pierre Douceur, procureur au Châtelet de Paris et de Jean Thierry, sculpteur ordinaire du Roy, lequel a dit que les causes de l’opposition par lui formée à la levée de nosd. scellés sont affin d’estre payé de la somme de 1,200 liv. , sçavoir : 1,000 livres contenues en un billet du 21 février lySS, et 200 livres en un autre du 27 aoustaud. an, lesd. billets duement controllés par Lacroix le 20 du présent
NOEL-NICOLAS COYPEL
mois, requérant l’intérest desd. deux sommes suivant l’ordonnance.
En procédant est comparu Louis-Bernard Boucher, maître cordonnier à Paris, y demeurant, rue Bétizy, paroisse S. Germain de PAuxerrois, lequel nous a dit qu’il s’oppose à nosd. scellés pour avoir payement delà somme de 5o liv. lo s., restant de celle de io8 liv. lo s. à luy deue par la succession dud. deffunt pour fournitures de souliers par luy faits et fournis pour lad. veuve Coypel, et intérests de lad. somme.
En procédant est comparu s. Claude-Félix Tarlier, controlleur général des marbres de France et marbrier ordinaire des bastiments du Roy, demeurant à Paris palais des Thuilleries, cour des Machines, paroisse S. Germain l’Auxerrois, lequel nous a dit qu’il s’oppose à nosd. scellez pour seureté et affin de réclamation de deux tables de marbre d’Antin, l’une plus grande et l’autre petite, qu’il a fait et fourni aud. deffunt, pour raison desquelles deux tables led. deffunt devoit luy fournir un tableau ayant pour sujet Abigatl et David, lequel tableau est actuellement ébauché par led. deffunt sur une toille de vingt cinq, protestant, etc., et a signé.
Le 24 dud. mois, huit heures du matin, a esté procédé par les officiers cy dessus nommés à l’inventorié, prisé et estimation des tableaux et choses concernant la profession dud. deffunt qui ont esté prisés par led. Lamy, huissier, de l’avis des s"“ Jean-Baptiste Vanloo, peintre de l’Académie royallc de peinture et peintre ordinaire du Roy, demeurant hôtel de Boissons, paroisse S. Eustache, et Ferdinand-Joseph Godefroy, peintre de M. le prince Carignan, demeurant cloître et paroisse S. Germain l’Auxerrois, qui ont promis donner leur avis en leur âme et conscience, eu égard au
NOEL-NICOLAS COYPEL
cours du temps, suivant qu’il est porté par Tinventaire dud. maître Du Tartre, notaire.
(Suit la levée des scellés et la prisée des meubles portés à l’inventaire du notaire.)
En procédant led. s. Godefroy a déclaré qu’il s’oppose à nosd. scellés à fin de réclamation de deux bordures unies à trois ornements chacune grande avec toille de 20 sols qu’il a confié aud. deffunt.
A ensuitte esté procédé à l’inventorié, prisée et estimation des estampes et livres de graveures qui ont esté prisés par led. Lamy, huissier, de l’avis des s''" Gaspard du Change^ graveur du Roy, demeurant rue S. Jacques, paroisse S. Benoist et de Simon-Henry Thomassin^ aussy graveur du Roy, demeurant galerie du Louvre, paroisse S. Germain l’Auxerrois, qui ont promis, etc.
(Suit l’inventaire des livres, puis celui des papiers.)
En procédant lad. veuve Coypel a déclaré qu’il est de sa connoissance que le manequin et son pied, la juppe de satin blanc avec une manche de pareille étoffe et la copie imparfaitte d’un petit tableau représentant une Liseuse appartiennent aud. s. Boncourt; que les deux tables du marbre d’Antin réclamé par led. s, Tarlé ne luy ont point esté payé ; que la bordure et verre et le pastel réclamé par led. s. Cayeux lui appartiennent ; que les deux petittes à bordures appartiennent l’une au s. chevalier de Boncourt et l’autre au s. Lemoine, sculpteur; que le portrait commencé de la dame Martin est payé par les ouvrages bronzées que led. s. Martin a fait pour le deffunt, ainsy que celuy de la dame Pelletier ; que les deux bordures unies à trois ornements chacune réclamé par led. s. Godefroy luy appartiennent pareillement, ainsyqu’ilestdela connoissance dud. s. Caresme,
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de la dame son épouse, et de la demoiselle Goypel et ont signé.
3 9® opposition. — En procédant, led. m® Dutartre, notaire, qui procédoit aud. inventaire, a déclaré qu’il s’oppose à nosd. scellez pour seureté et avoir payement de la somme de 600 livres contenue en l’obligation solidaire desd. sieurs et dame Goypel passé à son profit devant M® Mesnil et son confrère, notaires, le 19 janvier 1732.
Après qu’il ne s’est plus rien trouvé à inventorier, tout le contenu aud. inventaire a esté laissé en la garde et possession de la demoiselle veuve Goypel qui s’en est volontairement chargée, et a promis de tout représenter quant et à qui il appartiendra.
A esté convenu qu’il sera incessamment procédé à la vente des meubles et autres choses inventorié aud. inventaire.
En tout 43 oppositions, la plupart sans intérêt.
(Arch. nat., Y iii53.)