PREMIER PEINTRE DU ROI
4 juin 1737.
Les Nouvelles Archives de l’art français ont fait connaître, il y a quelques années, le dramatique procès-verbal de l’information sur le suicide de François Lemoyne^. A ce récit se trouvaient jointes différentes pièces concernant la succession et la fortune du premier peintre du Roi, notamment l’inventaire des toiles et objets mobiliers trouvés dans son appartement, publiées d’après la copie conservée à la Bibliothèque nationale.
Le scellé que nous imprimons aujourd’hui renferme un certain nombre de détails qu’on chercherait vainement dans l’inventaire. Toutefois, pour ne pas faire double emploi avec la précédente publication, nous avons retranché les parties suffisamment élucidées dans notre premier article. Ainsi, parmi les nombreux opposants qui surviennent dans le cours des opérations, figurent de nombreux cousins domiciliés en basse Normandie aux environs de Coutances. Comme nous en avons déjà dressé la liste, nous ne reviendrons pas sur leurs démarches pour établir leurs droits et nous passerons sous silence leurs oppositions.
Par la comparaison du scellé et de l’inventaire, on verra que ces deux documents apportent chacun leur contingent de renseignements, et, s’ils se répètent sur bien des points, ils se complètent aussi sur d’autres. Ainsi l’inventaire reste muet sur certaines oppositions contenant des détails curieux sur la vie et l’œuvre de l’artiste. C’est ce qui nous a décidé à donner ici l’analyse suivante.
Procès-verbal <T apposition de scellés après le décès de François Lemoyne, Premier Peintre du roi^.
L’an 1737, le mardy quatre juin, entre ii heures et