NICOLAS HALLIER
PEINTRE DE l’aCADÉMIE ROYALE.
24 mars 1686.
On ne sait presque rien sur cet artiste, et encore les renseignements que nous avons pu rassembler sont-ils en contradiction les uns avec les autres. Les listes des anciens Académiciens donnent deux dates différentes pour sa réception : le 3o juin i663 et le 4 janvier 1664. D’autre part, dans sa notice sur Lowis Testelin, Guillet de Saint-Georges fixe la réception de Hallier au 3 juin 1 663 . D’après les procès-verbaux de l’Académie, Hallier serait mort le i6 mars 1686, tandis que la date de son décès est fixée définitivement par l’acte suivant au 24 mars. Enfin il aurait présenté comme morceau de réception un portrait de Louis Testelin. Ce portrait, la seule œuvre qui lui soit attribuée avec certitude, ne lui appartiendrait même pas complètement. En effet, dans la notice déjà citée, Guillet de Saint-Georges affirme, en homme sûr de son fait, que le portrait de Testelin offert à l’Académie était une copie d’une peinture originale de Le Brun.
D’après tout ce qui précède, Hallier aurait été un assez triste peintre. Les renseignements fournis par le procès-verbal d’apposition et de levée de scellés ne modifieront guère cette opinion. Ils nous apprennent que le peintre mourut sans enfants; les procès-verbaux de l’Académie et son billet de décès lui donnent cinquante-un ans à la date de sa mort. Il laissait une veuve Marguerite Turjon, qu’il semble avoir épousée surtout pour sa fortune, car le document qu’il suffira d’analyser est rempli par les longs débats de la veuve avec les héritiers naturels du défunt au sujet des biens meubles que réclame la veuve comme apportés par elle lors de son mariage.