JEAN LEMOYNE
et en avons refermé la porte à clef et sur icelle apposé nos scellés. » Dans la cuisine se trouvent deux cuillers, deux fourchettes et une tasse en gondole, le tout d’argent.
Les héritiers et enfants du défunt sont :
1“ Catherine Lemoine, épouse du s. François Delens.
2“ Jean Lemoine, gendarme de la garde du Roi.
3* Nicolas Lemoine, absent, représenté par le s. Collet, substitut du procureur du Roi au Châtelet,
Sont nommés pour faire inventaire les s” Mathieu Janot et Paul Ballin, notaires au Châtelet, et, pour la prisée, Charles Dubul, huissier priseur, de Pavis du s. Vandtne, peintre ordinaire du Roi à Paris.
Les deniers comptants, une montre et une bague d’émeraude inventoriés sont mis entre les mains du s. Lens père.
Les oppositions viennent presque toutes de dettes contractées par Jean Lemoine. Il suffira de rapporter la suivante :
« Opposition d’Antoine La Thuile, capitaine des vivres et « armées du Roi, pour seureté et conservation de la somme de « 200 liv. de principal et dépens, dues aud. La Thuille par Jean « Lemoine, fils dud. défunt, actuellement prisonnier au Fort- « Lévesque, adjugé par sentence des consuls du 25 janvier 1708. » (Arch. nat., Y 14759.)
.TEAN BERTHIER
ING:ÉNIEUR du roi pour l’entretien des plans et RELIEFS,
18 avril 1710.
On trouvera peut-être que nous donnons une extension bien large à la qualité d’artiste en admettant parmi eux, tantôt des barbouilleurs, tantôt des sculpteurs d’ornement, ou, comme dans le cas présent, des ingénieurs. Mais celui-ci a, nous semble-t-il, des titres tout particuliers à notre attention, sinon par son état, du moins par son nom, et aussi à cause de certaines particularités de l’acte que nous allons résumer.
Jean Berthier, qualifié lors de sa mort « ingénieur ordinaire du Roi pour l’entretien des plans et reliefs, » mourut le vendredi 18 avril 1710, sur les dix heures du matin, dans un appartement