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ORFÈVRE DU ROI

1 5 avril 171 3.

Il paraît singulier au premier abord qu’un orfèvre, fût-il orfèvre du Roi, ait été admis à l’Académie royale de peinture, et soit même parvenu aux dignités dans cette Compagnie. On voit ici qu’à la date de sa mort. Loir avait le titre de Conseiller de l’Académie. Le procès-verbal de son admission’ prévoit l’objection et y répond : « Ce mesme jour (26 mars 1678), le sieur Alexis Loire a fait connoître qu’outre le talent d’exellant orfebvre dont il faict profession, il a encore seluy de la graveure, montrant un bel ouvrage qu’il a gravé d’après un tableau de M. Poussain, dont il a lessay une espreuvre à l’Académie, tesmoignant qu’il tiendroy à grand honneur si elle le vouloit recevoir en icelle. La Compagnie considérant le mérite et la capacité qu’il a en plusieurs talans, l’a resçeu en la qualité d’ Académicien amateur pour avoir séance et jouir des prérogatives attribuez à lad. qualité. »

Le Manuel de Ch. Le Blanc cite en effet vingt-huit planches d'Alexis Loir, la plupart d'après les peintures de son frère Nicolas. Deux d’entre elles reproduisent des œuvres du Poussin : Moïse sauvé des eaux et Vénus montrant à Enée les armes qu'elle lui donne. C’est à la première sans doute que fait allusion le procès-verbal de l’Académie.

Jal n’a pu retrouver la date précise du décès ou plutôt l’acte mortuaire de Loir. La date du décès, on la connaît par les procès-verbaux de l’Académie^. En effet, on lit, dans le compte-rendu de la séance du 29 Avril lyiS, les lignes suivantes ; « L’Académie a esté avertie que M. Alexis Loyr, reçeu en qualité de graveur et l’un des Conseillers de la Compagnie, est décédé le quinze de ce mois, âgé de soixante-treize ans. » D’après ce passage l’artiste serait né en 1 640. Or, Jal a publié l’acte de mariage de Jean- Alexis Loir, le plus jeune fils de notre orfèvre, avec Marguerite-

1. Voyez Procès-verbaux de l’Académie royale de peinture et de sculpture, publiés par M. A. de Montaiglon, tome II, p. i3i.

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