‹ Scellés et inventaires d'artistesChapitre 84 sur 154 · JEAN ANCELIN · texte numérisé non relu

JEAN ANCELIN

« plis de couleur, des brosses et pinceaux, cinquante perches de « bois servant à tendre lesd, drapeaux... » Ainsi Ancelin était tout simplement peintre de drapeaux.

Il meurt le samedi ii août 1714, sur les deux heures. Les scellés sont apposés dans son appartement, situé dans une maison rue Saint-Honoré, attenant le Grand Conseil, par le commissaire Daminois, à la requête de la veuve Guillemette Lemaistre. C’était au moins la troisième femme d' Ancelin, car, dans la récapitulation des papiers, est cité l’inventaire fait après le décès de Marie-Geneviève Daval, sa deuxième femme.

Son unique héritière est Marie-Aymée Ancelin, femme de Nicolas-Jacques Colin, bourgeois de Versailles. L’inventaire est fait parle notaire Charles Thouvenot; la prisée confiée à Hubert Le Moyne, huissier-priseur, par la veuve, et à François Duret, aussi huissier-priseur, par la fille.

L’inventaire signale quelques dessins de nulle valeur. Dans le mobilier il n’y a de remarquable que quatre portraits, un tableau représentant un enfant, trois médailles en buste de plâtre argenté dans leurs bordures de bois doré, un Christ d’ivoire sur fond de velours noir dans une bordure de bois doré, enfin l’argenterie consistant en six cuillers, six fourchettes et deux tasses en gondoles.

(Arch. nat., Y iiôqS.)

MICHEL-JOSEPH DUCREUX

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