DON JUAN, SGANARELLE
DON JUAN, adressant encore la parole à son père, quoiqu'il soil sorti. — Hé ! mourez le plus tôt que vous pourrez, c'est le mieux que vous puissiez faire. Il faut que chacun ait son tour, et j'enrage de voir des pères qui vivent autant que leurs fils\
[Don Juan ne veut pas se repentir, malgré les avertissements du ciel. Une étrange statue (d'où le titre de festin de pierre) le convie à un repas : mais, pendant que le tonnerre gronde, la terre s'entr'ouvre, et la statue y entraîne le criminel.]
1. Un chacun, formule qui a vieilli et qui traduit le latin unusquisque = chacun.
-2. Faire état de = faire cas de.
i. Admirable tirade, énergique et d'une belle liauleur morale.
* Comparer dans le Menteur.
comédie de Corneille, la scène où le vieux père apostrophe son lils. — Il y avait quelque hardiesse à exprimer ces idées, qui nous semblent si justes, devant une noblesse très orgueilleuse de ses privilèges.
4. Il semble que don Juan n'ait pas écouté une plainte si indignée, et sa politesse aii'ectée n"est qu'une insolence.
5. Ici, don Juan n'est plus seulement cynique, il est odieux.
Aussi Molière le fera-t-il, à la tin de la pièce, disparaître dans les flammes de l'enfer. Et la pièce tourne ainsi au drame, d'allure fantastique.
* Réfléchir sur cette question :
le même sujet ne peut-il prêter à la l'ois à la comédie et au drame?