Endroits = cas
et le trait final encadre vigou- 8. Il y a des hommes vicieux
reusement la tirade. ! ou simplement malhonnêtes qui
3. Le monde, c.-à-d. ta haute ne méritent pas les sourires société. que Philinte prodigue, sans dis-
4. Dehors civils, c.-à-d. 7?!nr- tinction, à tous. Il est trop qiies extérieures de civilité. Phi- complaisant et trop politique, linte entend bien que les manié- alors qu'Alceste est trop tranres polies n'engagent pas les j chant. Mais Molière na-t-il pas sentiments. C'est ce qu'Alceste | voulu peindre les deux extrêne veut point accepter. [ mes ?
LE MISANTHROPE
Sans doute ^.
PIIILINTE
A Dorilas, qu'il est trop importun; Et qu'il n'est, à la cour, oreille qu'il ne lasse A conter sa bravoure et l'éclat de sa race?
Fort bien. •
PIIILINTE
Vous vous moquez.
ALCESTE
* Je ne me moque point,
Et je vais n'épMpgner personne sur ce point-. Mes yeux ^n'Wrop blessés, et la cour et la ville Ne m'ollVent rien qu'gbjets à m'échauffer la bile ; 00
J'entre en une humeur noire, en un chagrin profond, Quand je vois vivre entre eux les hemmes comme ils font; Je ne trouve partout que lâche llatlorie, Qu'injustice, intérêt, trahison, fourberie; Je n'y puis plus tenir, j'enrage ; et mon dessein 95
Est de rompre en visière * à tout le genre humain.
PIIILINTE
Ce chagrin philosophe * est un peu trop sauvage.
Je ris^ des noirs accès où^ je vous envisage,
Et crois voir en nous deux, sous mêmes soins nourris <■,
Ces deux frères que peint l'Ecole des Maris^, 100
Dont...
1. Alceste a tort. Emilie est ridiculement coquette, mais elle est vieille ; son travers n'est pas un vice I Et puis de quel droit lui faire de la peine ? Il y a, dans la vraie politesse, une part de bonté.